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ALERTE À LA MÉNINGITE !
Menaces d’épidémie de méningite au Bénin : Prévenir vaut mieux que guérir

23 janvier 2008

par Reece H ADANWENON

Les cas de méningite défraient de plus en plus la chronique surtout par ces temps d’harmattan. De vastes campagnes de sensibilisation et de vaccination ont même été organisées en urgence dans notre pays pour circonscrire le mal. Mais quel est donc cet ennemi invisible ? Quels sont les différents types de méningites ? Comment reconnaître les formes les plus virulentes ?

Se vacciner, le geste qui sauve - 23 ko
Se vacciner, le geste qui sauve

Quatorze pays d’Afrique, dont le Bénin, sont menacés par une épidémie de méningite « qui pourrait être la pire des dix dernières années », a averti il y quelques semaines la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans un communiqué de presse. Dès le début du mois de février et de mars, les premiers signes cliniques d’une épidémie de méningite pourraient se manifester dans les régions ciblées, selon la Fédération. Les pays menacés sont, outre le Bénin, l’Ethiopie, le Kenya, le Soudan, l’Ouganda, le Burkina-Faso, la République démocratique du Congo, le Niger, le Mali, le Tchad, le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo, précise l’organisation humanitaire basée à Genève. Signalons que la méningite est une maladie difficile à détecter car les premiers symptômes, comme les maux de tête ou la fièvre, sont similaires à ceux d’autres maladies, telles que le paludisme, une infection et autres. Raison pour laquelle, il est important de sensibiliser les populations susceptibles d’être touchées afin qu’elles soient prêtes au cas où une épidémie se déclencherait.

Grâce à une ponction lombaire, on peut procéder à une analyse du Lcr (couleur, nombre et types de cellules trouvées) qui permet de déterminer l’origine de la méningite. Quoi qu’il en soit, l’existence d’une infection des méninges sera étayée en réalisant une ponction lombaire en milieu hospitalier. Cet examen impressionnant et désagréable, mais peu dangereux consiste à prélever un peu de liquide céphalorachidien, le fluide qui entoure les méninges pour voir s’il contient des germes et si sa composition et son niveau de pression sont modifiés. Le plus souvent, on demande au malade de se coucher sur le côté et de remonter les genoux sur la poitrine, bras serrés autour des genoux, puis le médecin insère une aiguille fine et creuse entre deux vertèbres du bas et du dos, souvent après anesthésie locale. Il n’est pas rare que ce geste soit suivi de maux de tête, secondaires à la diminution de pression du liquide céphalorachidien, mais ils disparaîtront rapidement. C’est en fonction des résultats de cette analyse qu’un traitement adapté sera administré au malade.

Devant toute suspicion de méningite chez l’enfant et toute fièvre ou comportement inexpliqué chez le nourrisson, n’hésitez pas à vous rendre à l’hôpital. Le prélèvement du liquide céphalo-rachidien par ponction lombaire permettra de poser le diagnostic. Les méningites bactériennes donneront lieu à des prescriptions d’antibiotiques et à une surveillance étroite, souvent en milieu hospitalier. Ce sont des maladies à déclaration obligatoire et, en fonction du germe en cause, une antibiothérapie sera prescrite en prévention aux personnes ayant eu des contacts proches et répétés avec votre enfant. En ce qui concerne les méningites virales, le traitement s’attachera à calmer les symptômes.

La méningite, une inflammation du cerveau - 5 ko
La méningite, une inflammation du cerveau
 
Maux de tête, vomissements, constipation, raideur de la nuque avec contracture des muscles prévertébraux, attitude en chien de fusil, hypersensibilité cutanée, crainte de la lumière vive et parfois troubles de la conscience. Tels sont entre autres les premiers symptômes qui pourraient déjà vous inquiéter et vous faire penser à une éventuelle infection des méninges. La fièvre peut être importante, notamment en cas d’infection bactérienne, mais peut manquer au début, ce qui peut rendre le diagnostic très délicat. La présence de minuscules taches rouges sur la peau doit faire penser à l’existence d’un purpura, qui correspond au passage du sang au travers des capillaires. Il s’agit là d’un signe de gravité, qui impose une hospitalisation en urgence, car le purpura se rencontre dans les méningites à méningocoques à l’évolution parfois foudroyante. Chez les nourrissons, la méningite peut se manifester par une modification du comportement, des pleurs, un teint gris, une nuque molle (et non raide), des convulsions, une fontanelle tendue (l’espace qui sépare les os du crâne encore non attachés les uns aux autres chez les jeunes enfants). Et, de fait, la maladie est souvent difficile à reconnaître chez eux. En effet, les méningites correspondent à une atteinte inflammatoire des méninges. L`agent responsable est le plus souvent d’origine infectieuse : soit des virus, dans 80 % des cas. Elles sont alors bénignes et le rétablissement est le plus souvent spontané. En ce qui concerne les bactéries, elles interviennent dans 20 à 25 % des cas. Ces infections sont particulièrement graves et peuvent être fatales. Plus rarement, la méningite peut être due à la présence d’un parasite ou d’un champignon.

Pourquoi et comment prévenir les méningites

La méningite fait peur. Cette infection des méninges peut, si elle a une origine bactérienne, avoir des conséquences dramatiques. La vaccination massive reste la meilleure stratégie à adopter face à ces infections des méninges. Attention à ne pas confondre méningites virales et bactériennes.

Méningite virale : aucun traitement nécessaire

Les méningites virales sont majoritairement bénignes. Les entérovirus sont ainsi à l’origine de 80 % des infections de ce type. Les signes cliniques disparaissent spontanément au bout de trois à huit jours.

Si les symptômes peuvent inquiéter, la méningite virale ne nécessite pas de traitement particulier. Contrairement aux méningites bactériennes, l’administration d’antibiotiques ne sert à rien, car ceux-ci n’ont aucun effet sur les virus. Le seul traitement éventuellement nécessaire vise à faire baisser la fièvre chez le nouveau-né, afin d’éviter le risque de convulsions. D’après le Dr Adoko Léon, « chez le bébé, le diagnostic d’une méningite virale est délicat. Dès qu’un médecin rencontre chez un nouveau-né une température de 39°C, il doit envisager une contamination par l’un des virus de cette méningite ». Si les symptômes de cette infection (fièvre, maux de tête, vomissement, raideur de la nuque) sont communs à la plupart les méningites, il ne faut pas confondre celle-ci avec une méningite d’origine bactérienne (en particulier celle à méningocoque qui peut être très grave). Les méningites virales sont majoritairement bénignes. Les signes cliniques disparaissent spontanément au bout de trois à quatre jours. Lorsque les symptômes apparaissent, il ne faut surtout pas hésiter à consulter un médecin qui vous orientera vers un hôpital. L’origine bactérienne ou virale de la méningite sera diagnostiquée grâce à une ponction lombaire.

Les méningites bactériennes

Elles sont très graves et doivent rapidement être traitées par antibiotiques. Elles peuvent être dues à différents germes, principalement les pneumocoques et les méningocoques.

Le pneumocoque est souvent en cause chez les touts petits. Un vaccin existait depuis longtemps mais il était inactif chez les enfants de moins de deux ans. Depuis l’an dernier, est disponible un vaccin que l’on peut administrer dès l’âge de deux mois et associé aux autres vaccinations (diphtérie, tétanos, coqueluche, polio...). Son efficacité est très bonne et il permet également de prévenir certaines otites.

Le méningocoque se présente sous différentes formes, ou « sérogroupes ». Il existe un vaccin contre le méningocoque A et C. En revanche, aucun vaccin n’est disponible contre le méningocoque de type B, le plus souvent en cause. La vaccination contre le méningocoque C a une efficacité de plus de 90 %. Elle se pratique en une seule injection chez les enfants de plus d’un an, les adolescents et les adultes et en trois injections chez les nourrissons de 2 à 12 mois.

Consommation d’alcool Attention à la spirale infernale

 
Trinquer oui, mais avec modération - 11.4 ko
Trinquer oui, mais avec modération
La nuit est douce et les cris fusent de toutes parts « on a gagné », « on a gagné ». Les amis se retrouvent autour d’une table, dans un bar où l’ambiance monte progressivement. D’un geste presque mécanique, vous portez à vos lèvres votre bouteille de bière. Vous entamez la soirée. L’alcool, lui aussi, commence son circuit. Ingéré, il passera d’abord dans le tube digestif, transitera par l’estomac pour traverser la paroi intestinale.

C’est la Coupe africaine des nations (Can Ghana 2008) et c’est le moment des grandes folies footballistiques. Une période au cours de la quelle l’on est prêt à faire toues les folies, à condition que votre équipe favorite gagne le match. On tient des toasts pour la victoire et les boissons alcoolisées coulent à flots. Pendant que certaines personnes modèrent leur consommation, d’autres s’imbibent d’alcool. Mais sachez que votre bière ne serait pas encore finie dans votre verre que dans l’espace de quinze minutes à une heure (si vous êtes à jeûn ou non), l’alcool aura été transporté par le sang dans tout votre corps ; en particulier dans les organes les mieux desservis par vos vaisseaux sanguins : le foie, le cœur et le cerveau. Au bar, excitées, certaines personnes commencent à perdre mémoire et jugement. D’autres ont de plus en plus de mal à parler et à marcher droit. Avachis sur leurs tables, quelques-uns se sont carrément endormis. Heureusement, personne n’a encore atteint les 3 g/l de sang qui entraînerait un coma alcoolique profond... « Au bout de la chaîne, seule une très faible quantité d’alcool sera éliminée par les poumons à travers l’air expiré, les reins par l’urine, la peau à travers la transpiration. Les 90 à 95 % restants seront lentement transformés au niveau du foie. « Il faudra en moyenne 7 heures à votre corps pour éliminer 1g d’alcool », a déclaré le docteur Adoko Léon. Sur le long terme, la consommation répétées d’alcool à fortes ou moyennes doses contribue à plus de 60 maladies et affections dont les cancers, les maladies du foie et du pancréas, les troubles cardiovasculaires, les maladies du système nerveux et les troubles psychiques, a-t-il ajouté. Pour la fête, décidez-vous à limiter les dégâts en consommant avec modération cette spirale infernale qu’est l’alcool. Autrement, si vous baissez de vigilance, cela peut être source de comportements déviants tels qu’une agressivité inhabituelle, la conduite en état d’ivresse, des rapports sexuels à risque sans préservatif, etc. En permanence imbibé, l’organisme n’a plus le temps de transformer la totalité de l’alcool consommé. Ralenti par cette drogue qui agit sur lui comme une substance psycho active au même titre que le cannabis, le cerveau est lui aussi débordé. D’après l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), l’alcoolisme entraînerait chaque année la mort de près de 2 millions de personnes sur notre planète. À méditer, au moment de trinquer pour un dernier verre avec vos amis. Et si, pour une fois, c’était avec un jus de fruits ?

Reece H ADANWENON

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Tag(s) : #Actualités Béninoises
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