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SUITE À LA DÉCLARATION DE ADRIEN AHANHANZO-GLÈLÈ
Les députés se prononcent

12 février 2008

par Charles YANSUNNU

Zéphirin Kindjanhoundé

J’étais tombé des nues quand j’ai entendu un intellectuel comme lui parler de cette manière là. Il se permet de citer nommément un ancien chef de l’Etat, je veux nommer le président Nicéphore Soglo. Pas pour dire que c’est cela seul qui me tient à cœur mais que c’est important. Il va se permettre d’insulter ouvertement tous les députés, il nous piétine de cette façon. Moi je propose qu’on mette sur pied maintenant même, une commission et je propose d’être membre de cette commission qui va étudier l’affaire et proposer à la plénière des résolutions, des mesures à prendre. Pour une fois de bon, mettre fin à ce genre de dérapage.

Rosine Soglo

Je n’ai pas grand-chose à dire parce que je ne l’ai pas écouté. Et c’est des gens qui nous ont téléphoné. Nommément, il a mis la famille Soglo en cause. Je ris parce que je crois que Adrien a perdu les pédales. Il a disjoncté. Il a totalement oublié ce qu’il doit à la famille Soglo et ce qu’il me doit à moi personnellement. Je n’ai pas pour habitude de dire aux gens ce que j’ai fait. Les dix ans de prison, ce n’est pas moi qui l’y ai envoyé. C’est le président Kérékou. S’il était un homme, s’il avait des couilles, il s’attaquerait au président Kérékou, pas à Soglo. A sa sortie de prison, il a trouvé sa famille. Je lui ferai casser les mâchoires et je le ferai bastonner pour lui apprendre à respecter les vieux, à respecter les Soglo et les députés.

Lodjou Jules

Notre démocratie est jeune. Nous avons le devoir de consolider ses pas franchis. La société civile est une chose trop sérieuse qui devait normalement participer à la consolidation de notre démocratie. Mais quand au nom de cette société civile, des personnes tiennent de pareils propos, on jette du discrédit sur la démocratie elle-même. Je crois qu’il est temps que notre représentation fasse quelque chose. Je suis tenté de dire que nous députés, nous sommes pour beaucoup dans ce qui se dit et se fait parce qu’en réalité, nous n’avons pas souci de notre image, parce que nous ne travaillons pas suffisamment pour garantir l’image de marque de l’Assemblée nationale puisque nous nous comportons souvent comme des gens qui sont là et qui n’ont pas le pouvoir que le peuple leur a donné. De vils individus peuvent dire ce qu’ils racontent là. De pareils discours, nous interpellent, pas seulement en tant que citoyens mais en tant qu’élus du peuple. Il est allé loin car pour lui, il n’existe pas d’autres institutions en dehors de l’exécutif. Nous sommes en démocratie et si aujourd’hui il peut parler, c’est parce qu’il y a cette démocratie. Nous avons un devoir historique d’arrêter cela sinon demain Kigali n’est pas loin. Je souhaite que très tôt, nous prenions nos responsabilités et sur tous les points. Je souhaiterais qu’une commission siège pour déterminer les conditions de riposte de l’Assemblée nationale.

Isidore Gnonlonfoun

Quelqu’un qui ne cesse de professer les principes républicains sur les diverses antennes de télévision et radio de notre pays, sortir des énormités de ce genre, je me suis posé la question de savoir au prix de quelle distorsion intellectuelle, il a pu dire ces énormités. Je me suis rendu compte qu’il a des objectifs à atteindre. Malheureusement, il s’est mal pris. Il s’est transformé en apprenti griot pour dire ce qu’il ne devait pas dire parce qu’à sa place, j’aurais dû me taire ou tourner ma langue plusieurs fois avant de parler de cette façon. Je ne sais pas si en dehors de sa maison, il peut aller ailleurs parler. Parce que, ce n’est pas facile d’être député ici. Nous représentons des franges importantes de la population.

Sacca Fikara

Peut être que les gens ne font pas attention à certaines choses dans notre pays.

Il y a quelque chose qui s’est passé et personne n’a réagi à cela. Déjà, entre nous, on se la chuchote et nous l’avons déjà posé au chef de l’Etat. Il a dit, je ne sais rien. Quand le ministre de la justice a formé une preuve pour arrêter un des nôtres qui plus est vice président de l’Assemblée nationale, personne n’a réagi. Alors là, c’est très grave parce que cela n’arrive pas qu’aux autres. C’est dommage que la question que nous avons posée au gouvernement ait été supprimée. Moi, je demande qu’on revoie cette suppression. La deuxième chose, je ne sais pas si les collègues ont suivi. Le haut commandement militaire a été reçu par le président de la république. A la sortie ils ont fait une déclaration très grave sur la démocratie, sur nos libertés ; quelqu’un a déclaré que nous sommes suivi. M. le président, ça c’est grave. Je veux qu’en voulant résoudre le problème d’Ahanhanzo Glèlè, les députés visualisent la cassette pour se prononcer, car les questions des libertés me sont plus importantes que les histoires de mouvance et d’opposition. C’est supérieur quand il faut fabriquer des preuves toutes faites pour arrêter des citoyens qui de plus sont des députés. Il faut que le ministre de la justice vienne s’expliquer sur la question.

Lazare Sèhouéto

Il y a quelques semaines, des gens se sont prévalus de leur fonction pour dire des choses graves qui ne sont pas permises en démocratie. Ne nous amusons pas avec la démocratie. Cela aussi, c’est le président de l’Assemblée nationale personnellement qui doit se donner le rôle de défendre l’institution qu’il dirige.

Qu’est-ce qu’on appelle outrage. Je demande qu’indépendamment de ce que les collègues ont dit, nos interventions soient relayées. S’il faut que l’Ortb y consacre un temps. Parce que si nous ne prenions pas les dispositions qui s’imposent, ça va continuer.

Léon Comlan Ahossi

J’avais toujours pensé que les gens venaient ici pour une balade de santé et c’est certainement la même opinion que M. Adrien se fait de nous. Mais la réalité que j’ai découverte ici est tout autre. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous passons des nuits sans sommeil. Nous le faisons parce que c’est notre peuple qui nous le demande et je pense que par rapport à cela, nous ne méritons pas le traitement qu’on nous fait et ce traitement constitue une insulte à la république parce que c’est sur un plateau de la télévision que M. Ahanhanzo s’est permis de tenir ces propos. A voir l’agressivité de ce Monsieur depuis que moi je l’ai connu, on peut se dire que son séjour carcéral a entamé son mental. Mais honnêtement, ce n’est pas une cause d’excuse et je voudrais nous inviter à réagir fermement pour arrêter la dérive.

Edgar Charlemagne Alia

Juste après sa déclaration, ce monsieur devait aller en prison. Par rapport à ce que nous avons entendu, il s’agit d’une dérive et je pense qu’il y a plusieurs manières de la corriger. On doit l’obliger à aller dans un hôpital psychiatrique. Si nous étions en période révolutionnaire, je crois qu’il serait allé à Jacquot. Malheureusement et heureusement, les choses évoluent. Ceci dit, quels que soient les résultats de ces examens psychiatriques, il faut engager une procédure. Si nous ne faisons rien, d’autres, même de niveau inférieur à celui de monsieur Adrien Ahanhanzo-Glèlè diront également les mêmes choses. Je pense que la commission qui est demandée par les collègues s’impose et il faut que cela se fasse le plus rapidement possible pour contraindre ces gens à se ranger.

Tidjani Serpos

Je voudrais distinguer deux choses. J’ai écouté moi-même sur Golfe les déclarations ahurissantes de M Ahanhanzo pour lequel j’ai beaucoup d’estime parce que j’étais encore en terminale quand il était ministre du développement rural et il était là où il y a l’annexe de notre parlement. Moi j’ai 60 ans maintenant, ça veut dire qu’il a peut-être 70 ans là où il est. Alors de la part d’une personnalité qui a cet âge, j’étais abasourdi. J’avais dans mon salon un ami El Hadj. Dès qu’il a commencé, le El hadj a dit, celui-là il quémande un poste ministériel et lui-même l’a dit. Mais j’étais malheureux à sa place. Je me sens mal d’être compatriote d’un homme de cet âge qui a eu ce parcours et qui se croit obligé de faire ce " samalec "pour quémander un poste ministériel. Le président Boni Yayi n’a qu’à lui donner ce poste ; sinon peut être il en mourrait. Et lorsqu’on suit ses propos, ceux qui ont dit que ça ne va pas, ont raison. Je considère pour ma part que nous sommes en démocratie et qu’il ne faut pas en abuser. Et le bureau de l’Assemblée nationale doit réagir parce que vous êtes le porte flambeau de l’institution. On lui dit que c’est la loi et il dit quelle loi. Où allons nous ? Cela veut dire qu’on n’a plus de respect pour les lois de ce pays.

Mathurin Nago

Je pense qu’il y a un problème et il va falloir prendre les dispositions qui s’imposent. Il aurait dit qu’un dossier a été transmis à l’Assemblée nationale et que le parlement aurait bloqué cela. Une loi relative à la nouvelle configuration de la Cena. je voudrais de façon solennelle dire qu’il n’y a pas un projet de loi sur la configuration. Il y a eu un dossier qui a été transmis par le président de la république sur le rapport des juristes indépendants. Ce rapport avait été transmis à mon prédécesseur. Nous l’avons fait étudier par les structures de cette institution. Donc je voudrais dire qu’il y a confusion au niveau du compatriote. J’ai donné des instructions pour que la cassette soit le plus rapidement transmise afin que la conférence des présidents visualise cela. Parallèlement à l’action que nous devons mener vis-à-vis de ceux-là qui disent des choses qui ne sont pas justes, nous devons également faire en sorte que l’Assemblée retrouve son image.

Charles YANSUNNU

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Tag(s) : #Politique Béninoise
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