(C.S.T.B)
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R E C O N D U I T E
- Considérant que les Nouveaux Programmes d’Etudes constituent un assassinat de l’esprit des apprenants et des cultures des peuples du Bénin ;
- Considérant le rejet par la majorité des acteurs de l’éducation et de toute la population de ces "Nouveaux Programmes d’Enseignement" et l’exigence de l’instruction dans nos langues maternelles;
- Considérant la reconnaissance universelle avec l’ONU et l’UNESCO du droit de chacun et de tous à s’instruire dans sa langue maternelle, reconnaissance à laquelle l’Etat béninois a souscrit ;
- Considérant le refus injustifiable (au regard de ce qui précède) du gouvernement de supprimer ces programmes, malgré les protestations populaires ;
- Considérant que cette attitude de refus de prendre en compte l’expression des travailleurs et du peuple est caractéristique du pouvoir de Boni Yayi ;
- Considérant les graves atteintes aux libertés démocratiques, notamment syndicales avec des actes fascistes de remise en cause du droit de grève et de manifestation ;
- Considérant la mise aux enchères de toutes les entreprises publiques ;
- Considérant l’imposition par le gouvernement de dirigeants contre la volonté des travailleurs ;
- Considérant la cherté du coût de la vie et l’aveu d’échec du pouvoir à y faire face ;
- Considérant que les promesses gouvernementales au sujet du reversement de tous les contractuels d’Etat en Agents Permanents de l’Etat s’avèrent tronquées ;
La Confédération Syndicale des Travailleurs du Bénin (CSTB)
Fustige l’entêtement du gouvernement à maintenir les "Nouveaux Programmes d’Etudes", à poursuivre les dérives attentatoires aux libertés démocratiques, la braderie du patrimoine national, la duperie face aux revendications des travailleurs ;
Dénonce les élans dictatoriaux du chef de l’Etat ;
Décide d’une grève de 72 heures renouvelable du mardi 05 février à zéro heure au jeudi 7 février à minuit pour exiger :
- la suppression immédiate des Nouveaux Programmes d’Etudes et le démarrage du plan d’instruction publique dans nos langues maternelles avec le chronogramme de l’INIREF et de la CSTB ;
- la reconnaissance du droit des travailleurs d’élire leurs responsables ;
- le reversement de tous les agents contractuels dans les corps des agents permanents de l’Etat ;
- l’arrêt des privatisations et le retour dans le patrimoine de l’Etat de toutes les sociétés publiques des secteurs stratégiques privatisées ;
- la mise en œuvre des résultats du comité de réflexion sur la revalorisation de la fonction enseignante, la correction des disparités catégorielles des agents de santé, le reclassement des agents y ayant droit au Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche ainsi que dans les autres ministères, la prise en charge par le budget national des ex-agents des collectivités locales.
La CSTB rend le gouvernement responsable des déconvenues qui adviendraient s’il s’entêtait dans ses options fascistes, liberticides et anti-patriotiques.
Fait à Cotonou, le 16 janvier 2008
Pour la CSTB,
Le Secrétaire Général Confédéral
Gaston K. AZOUA
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