Boni Yayi invite les opérateurs nigériens à ne pas boycotter le port de Cotonou
APA – Niamey (Niger) Le Chef de l’Etat béninois, Yayi Boni, a réitéré son souhait de voir le port de Cotonou « rester le corridor naturel » du Niger et a invité les opérateurs nigériens à surseoir à leur décision de boycotter à compter de ce 1er avril, cette infrastructure portuaire, a déclaré mardi à Niamey, le ministre béninois des Finances, Lawani Soulé Mana.
Porteur d’un message du président Boni Yayi à son homologue nigérien Mamadou Tandja, le ministre béninois des finances, a affirmé avoir apporté des « éclairages sur le contenu de la décision prise par les autorités douanières sur la consignation de certaines marchandises en direction du Niger ».
Début février dernier, la douane béninoise avait décidé d’instaurer une taxe de 5 % sur la valeur de toutes les marchandises déclarées en transit vers le Niger, une décision qui a soulevé une levée de boucliers au niveau des opérateurs nigériens.
« J’ai fait cas au président du Niger de l’engagement de son homologue béninois, de s’investir pour que le port de Cotonou reste le port naturel du Niger » a affirmé le ministre Soulé Mana.
L’émissaire béninois a ajouté que « nous sommes à Niamey pour aplanir les difficultés liées à la prise de cette décision et le président Tandja a souhaité que les engagements soient respectés tout comme l’a souhaité le Chef de l’Etat du Bénin ».
Une rencontre entre les autorités béninoises et les responsables de la chambre de commerce du Niger est prévue mercredi à Niamey, en vue de « trouver des alternatives pour que les choses s’améliorent ».
Le bras de fer entre la douane béninoise et les opérateurs nigériens a été déclenché fin mars dernier, lorsque ces derniers avaient lancé le boycottage du port de Cotonou en réaction à l’augmentation de 5 pour cent et le prélèvement de 4% pour les timbres fiscaux sur tout produit de fret en destination du Niger.
Cette décision des autorités douanières béninoises se justifie aussi par le fait que certains produits qui sont déclarés pour le Niger, prennent une autre destination notamment vers le Nigeria .
Vendredi dernier le vice-président de la chambre de commerce du Niger, Moussa Sidi Mohamed a annoncé que les opérateurs nigériens ont à l’unanimité pris la décision de boycotter à compter du 1er avril prochain le port de Cotonou.
Sidi Mohamed a reconnu que le port de Cotonou est « un port naturel pour le Niger. Il est le plus proche avec seulement 1000 km, mais avec ces nouvelles mesures ce port risque de devenir moins concurrentiel »
Pays enclavé, le Niger bénéficie auprès des pays ayant débouché sur la mer d’un régime de taxes préférentiel qui lui permet d’importer tous les produits destinés à la consommation locale.
DS/of/APA 01-04-2008
APA – Niamey (Niger) Le Chef de l’Etat béninois, Yayi Boni, a réitéré son souhait de voir le port de Cotonou « rester le corridor naturel » du Niger et a invité les opérateurs nigériens à surseoir à leur décision de boycotter à compter de ce 1er avril, cette infrastructure portuaire, a déclaré mardi à Niamey, le ministre béninois des Finances, Lawani Soulé Mana.
Porteur d’un message du président Boni Yayi à son homologue nigérien Mamadou Tandja, le ministre béninois des finances, a affirmé avoir apporté des « éclairages sur le contenu de la décision prise par les autorités douanières sur la consignation de certaines marchandises en direction du Niger ».
Début février dernier, la douane béninoise avait décidé d’instaurer une taxe de 5 % sur la valeur de toutes les marchandises déclarées en transit vers le Niger, une décision qui a soulevé une levée de boucliers au niveau des opérateurs nigériens.
« J’ai fait cas au président du Niger de l’engagement de son homologue béninois, de s’investir pour que le port de Cotonou reste le port naturel du Niger » a affirmé le ministre Soulé Mana.
L’émissaire béninois a ajouté que « nous sommes à Niamey pour aplanir les difficultés liées à la prise de cette décision et le président Tandja a souhaité que les engagements soient respectés tout comme l’a souhaité le Chef de l’Etat du Bénin ».
Une rencontre entre les autorités béninoises et les responsables de la chambre de commerce du Niger est prévue mercredi à Niamey, en vue de « trouver des alternatives pour que les choses s’améliorent ».
Le bras de fer entre la douane béninoise et les opérateurs nigériens a été déclenché fin mars dernier, lorsque ces derniers avaient lancé le boycottage du port de Cotonou en réaction à l’augmentation de 5 pour cent et le prélèvement de 4% pour les timbres fiscaux sur tout produit de fret en destination du Niger.
Cette décision des autorités douanières béninoises se justifie aussi par le fait que certains produits qui sont déclarés pour le Niger, prennent une autre destination notamment vers le Nigeria .
Vendredi dernier le vice-président de la chambre de commerce du Niger, Moussa Sidi Mohamed a annoncé que les opérateurs nigériens ont à l’unanimité pris la décision de boycotter à compter du 1er avril prochain le port de Cotonou.
Sidi Mohamed a reconnu que le port de Cotonou est « un port naturel pour le Niger. Il est le plus proche avec seulement 1000 km, mais avec ces nouvelles mesures ce port risque de devenir moins concurrentiel »
Pays enclavé, le Niger bénéficie auprès des pays ayant débouché sur la mer d’un régime de taxes préférentiel qui lui permet d’importer tous les produits destinés à la consommation locale.
DS/of/APA 01-04-2008
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