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Yayi Boni sort ses TONTONS MACOUTTES à Avrankou

 

 

LE MATINAL  - - 11 juin 2008

 

 


Affrontement entre militants Fcbe et Prd à Avrankou:Une dizaine de blessés et la mairie fermée

 

La commune d’Avrankou a basculé hier mardi 10 juin, dans la violence. L’affrontement entre manifestants du Parti du Renouveau Démocratique (Prd) et leurs homologues de la liste Force Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe) s’est soldé par une dizaine de blessés, des dégâts matériels et la fermetaire des locaux de la mairie.

 

Une dizaine de blessés dont cinq très graves, d’importants matériels de bureau endommagés et les éléments des forces de l’ordre qui sont restés pendant tout le temps, inactifs ont fini par fermer les locaux la mairie. Ainsi, pendant toute la soirée, l’arrondissement central d’Avrankou et les abords immédiats de la commune ont été en état de siège. C’est le point des échauffourées d’hier à Avrankou. Tout a commencé très tôt dans la matinée d’hier. Des manifestants Fcbe, armés jusqu’aux dents, ont envahi la cour de la mairie. Selon des informations glanées sur place, c’est quand ils ont appris que le groupe Prd se préparait à forcer la cérémonie de passation de service qu’ils se seraient organisés pour s’y opposer. La réaction des autres ne s’est pas fait attendre. Déjà vers 08 heures 30 minutes, de petits groupes d’éléments du vingt Prd ont commencé par pointer leurs nez dehors. En moins de vingt minutes, ils sont déjà plusieurs dizaines en face des militants Fcbe. Et les éléments des forces de l’ordre qui semblaient être prêts pour contrer le mal, ont observé, presque rien dire, deux camps se lancer des injures. La situation a vite dégénéré. Pour les éléments Prd qui étaient prêts à tout, la cérémonie de passation de service entre le maire sortant Georges Nounagnon et celui élu le 04 juin dernier sans l’autorité de tutelle, Alexis Tchévoédé, devait se tenir hier ou jamais. Ils estiment que le maire sortant n’a plus le droit d’entrer dans son bureau au motif que son mandat est, dans un premier temps, terminé et que de l’autre, il n’a aucune raison pour représenter les populations d’Avrankou en tant que maire de la localité. Pour les autres de la Fcbe, l’installation du nouveau conseil communal et l’élection du maire Alexis Tchévoédé qui a suivi, sont illégales et ne s’imposent à personne. Les éléments Fcbe estiment, de leur côté, que force doit rester à la loi et il faut attendre une décision de l’autorité avant tout. Pendant ce temps, ils considèrent que le maire sortant, Georges Nounagnon, peut toujours être à son poste pour gérer les affaires en cours. C’est en raison de ce dialogue de sourds que les échauffourées ont atteint leur comble. On se donnait des coups de poings, de machettes, de gourdins. Certains qui n’en pouvaient plus, après s’être vu arracher leurs armes, jetaient des cailloux. Au nez et à la barbe des éléments des forces de l’ordre pourtant bien armés.

 

Les Fcbe mis en déroute

 

Les éléments Fcbe ont été vite vaincus. A cause de leur nombre et de leur faiblesse. Quand ils n’en pouvaient plus face à la violence des autres, ils ont pris leurs jambes à leur cou. C’est en ce moment qu’a commencé la chasse à l’homme. Dans la fuite, on a marché sur ceux qui tombaient. C’est en ce moment que les éléments des forces de l’ordre sont entrés dans la danse. Un fort contingent de gendarmes est venu à point nommé. Déjà, les blessés avoisinaient une dizaine. Au moment où les éléments des forces de l’ordre tentaient de ramener la paix, personne ne s’est occupé des blessés qui perdaient assez de sang et gisaient sur la chaussée. Quand le calme est revenu plus de 30 minutes après, la situation de cinq des blessés s’est aggravée. Quand la vague des blessés a été finalement convoyée au centre de santé d’Avrankou, les hommes en blanche ont estimé que ces cinq doivent être conduits sur le Centre hospitalier départemental de l’Ouémé à Porto-Novo. Vers 19 heures, l’un d’entre eux dont le cas était moins alarmant, a été libéré. Il n’y a aucun mort contrairement à ce qui a été divulgué dans l’opinion publique. Cependant, la tension reste vive à Avrankou et les protagonistes semblent désormais plus préoccupés par le drame d’hier et on dit qu’il serait bien difficile de panser les plaies.

 

Jean-Christophe Houngbo (Br. Ouémé/Plateau)

 


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Tag(s) : #Politique Béninoise
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