MARCHÉ GRÉ À GRÉ DE 1.640.990.366
Les sociétés soumissionnaires accusent, le ministre de la santé explique
25 juillet 2008
par Léandre ADOMOU
Kessilé Tchalla Ministre de la santé |
Après la Sbee, c’est le Cnhu Hubert Koutoukou Maga qui s’illustre par un marché de gré à gré dont est accusé le ministre de la santé publique Kessilé Tchalla. Il s’agit donc d’un dossier d’appel d’offres pour l’équipement du service médical d’accueil des urgences du Cnhu Hkm. Après consultations des sociétés ont soumissionné et par deux fois, l’appel d’offres a été infructueux. Ainsi donc, la Cellule de passation des marchés publics (Cpmp) du ministère des finances décide conformément au code des marchés publics de ce ministère, de conclure des marchés de gré à gré avec deux entreprises les mieux-disant, Berec pour les lots 1 et 2, Setrec pour le lot 3. Contre toute attente, le processus a été interrompu et c’est à une société française dénommée Centre d’affaire médical (Cam) que les marchés ont été confiés alors qu’elle n’a pris part à aucune consultation comme le prescrit le code des marchés publics. C’est donc suite à cela que le ministre de l’économie et des finances délivre l’autorisation de passation de marché par procédure de gré à gré dont les références sont 1204 /Mef/Dc/Sgmicpmp. De source proche du ministère des finances, après cette autorisation, le ministre Kessilé Tchalla a signé le marché de gré à gré comme maître d’ouvrage alors que la Cpmp de son ministère n’a été à aucun moment associée ni de près, ni de loin à ce dossier. Pour l’exécution du marché, une avance spéciale de 50% a été accordée à Cam au lieu de 30% comme le prévoit le code.
Version du ministre Kessilé Tchalla
Hier à la télévision nationale, le ministre de la santé Kessilé Tchalla s’est justifié par le fait qu’au Bénin, trop d’irrégularités entourent la passation des marchés. Pour lui, la santé des populations est trop chère pour qu’un groupe de fournisseurs s’en foute. Il dit avoir fait gagner à l’Etat plus d’un milliard de nos francs. Il rejette les allégations selon lesquelles l’entreprise appartiendrait à l’un de ses amis. A en croire les déclarations du ministre, des fournisseurs ont livré des appareils qui n’ont jamais fonctionné ou du moins pour une courte durée. « Il faut mettre donc fin à tout cela », a ajouté le ministre de la santé hier sur le plateau de la télévision nationale.
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