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  Manœuvres politiques:Toléba veut détruire Djougou

 

12 novembre 2008

LE MATINAL


Il y a de ces cadres qui font honte à leur commune. Au lieu d’y travailler pour la sortir des sentiers battus, ils sont à la manœuvre pour la plonger dans les profondeurs du sous-développement. Division, haine et mauvaise foi, constituent les mots clés qui les gouvernent. L’ancien ministre de la culture Soumanou Toléba est de cette espèce de cadres qui ne veut pas du développement de Djougou.

Dans notre parution du lundi 10 novembre 2008, nous écrivions « Soutien des cadres de la Donga au chef de l’Etat : qui veut tromper Yayi Boni » ? Cette interrogation est d’actualité et trouve une partie de sa réponse dans cette publication. Il est temps de montrer à l’opinion publique comment des amis du Président de la République se prennent pour ce qu’ils ne sont pas et passent le clair de leur entretien avec Yayi Boni à lui chanter rien que du mensonge, à lui colporter de fausses informations en lui indiquant le mauvais chemin. C’est de cela qu’il s’agit quand on évoque le nom d’un certain Soumanou Toléba, natif de la commune de Djougou dans le département de la Donga. De même, son nom rappelle qu’il a été ancien ministre de la culture de Yayi Boni. Avec quel bilan ? Cela laisse à désirer. La marche de soutien des artistes à la suite de son départ du gouvernement n’est qu’un montage du bénéficiaire. Que ses amis le portent en triomphe, ce n’est pas de ça que Yayi Boni a besoin, encore moins les populations de la Donga. Demandez à n’importe qui dans ce département qui est Toléba. On vous répondra qu’il n’est que l’ombre de lui-même. Comment un homme qui ne représente que l’ombre de lui-même peut-il parler au nom d’une jeunesse qui n’est pas prête à dire du bien de lui ? Comment peut-il aller parler au nom des gens de la Donga, alors qu’ils ne sont pas forcément de bons amis ? Il se fait passer pour l’interlocuteur de la jeunesse et se régulièrement au Palais de la Présidence pour aller discuter avec Yayi Boni. Ce dernier qui ignore qu’il n’a plus le soutien des populations à la base continue de croire que c’est le vrai interlocuteur de la commune de Djougou et de la Donga. Il n’en est pas digne, parce que c’est un oiseau de mauvais augure. Il est vomi par ses frères et sœurs, les mêmes qui avaient applaudi le chef de l’Etat quand il lui avait fait appel dans son gouvernement. Le voilà sorti de ce gouvernement et il se comporte comme un couteau à double tranchant. On dirait que depuis qu’il a été renvoyé de l’équipe gouvernementale, il fait feu de tout bois pour regagner la confiance du chef de l’Etat, alors qu’il ne représente plus rien. Même pas un « kobo ». Sa crédibilité est entachée. Qu’est-ce que les cadres de la Donga lui ont fait de mal en demandant au président de la République de ne pas épargner leur département dont Djougou est la capitale de son plan de développement ? Qu’est-ce qu’ils lui ont fait de mal en décidant de s’unir pour parler du développement de leur localité ? Qu’ont-ils commis comme péché en réaffirmant leur soutien au chef de l’Etat ? Eux autres sont au moins écoutés à la base. Il aura fallu qu’ils se préoccupent du devenir de la commune de Djougou, pour qu’ils trouvent sur leur chemin l’ennemi qui refuse le développement. S’il n’a pu faire quelque chose de concret pour la jeunesse au moment où il était au gouvernement, ce n’est pas aujourd’hui qu’il va se montrer très attaché à cette couche. Il le fait si mal que ses manœuvres apparaissent anodines et de bas étage. En toute honnêteté, il faut qu’il ait le profil bas quand il va se rendre compte qu’il n’a pas contribué à sortir Djougou de son état actuel. Au lieu de soutenir les autres qui ont eu la bonne inspiration, il les persécute. Mais pour quel intérêt ? Pour le vil dessein de détruire alors qu’il devrait être un conciliateur, si crise y a. En tout cas, rassembleur, bon berger, Soumanou Toléba n’a été ni l’un ni l’autre. Destructeur, c’est aussi sa nature. Si le Président de la République compte rester dans les cœurs des populations de la Donga, il doit se méfier de lui au risque de se foutre le doigt jusqu’à l’hypothalamus. En clair Yayi Boni ne peut plus compter sur lui pour espérer maîtriser Djougou et la Donga. Il risque de le conduire à l’échec. Cet ancien ministre semble plutôt être en mission pour un probable candidat aux élections présidentielles de 2011.Pour montrer qu’il est à la base de la division entre les communauté de la Djougou, il n’y a pas autre formule pour le désigner que de dire qu’il excite à la haine ethnique. A cause de ses agissements, la division entre les communautés Yom, Lokpa et Dendi s’est accentuée. Il a entretenu la haine entre les peuples. Après les avoir divisés, il les a poussés au bord de l’extrémisme ethnique. Qu’il vous souvienne, que c’est son comportement qui explique qu’il n’y a plus aucun membre de sa communauté (Lokpa) dans le conseil communal de Djougou ? Est-il l’homme qu’il faut pour parler au nom des fils et filles de Djougou. L’intéressé lui-même, s’il veut être en harmonie avec son cœur, il n’oserait pas répondre par l’affirmative. Si l’on le laisse prétendre défendre les intérêts des populations, il va détruire Djougou. Il a le temps de changer.

FN


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Tag(s) : #Politique Béninoise
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