| Oeil du maître Mca-Bénin : Pourquoi détruire ce qui marche !
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| L’AUTRE QUOTIDIEN 10 décembre 2008 La Béninoiserie n’est pas qu’une attitude propre au Béninois en tant qu’individu, un individu jamais content du succès de ses compatriotes et cherchant toujours soit à les dénigrer, soit à rendre leur triomphe douloureux ou le détruire. La Béninoiserie a infiltré aussi les institutions de la république. Détruire. C’est ce qui pourrait arriver au Bénin avec le Programme du Millenium Challenge Account qui marchait si bien avec les normes de rigueur américaine, qu’apparemment il est à l’abri des dysfonctionnements dans lesquels le Bénin se complait. Le premier responsable de cette institution à qui les Américains de l’administration Bush, et très certainement de la nouvelle administration Obama, font confiance pour la rigueur à protéger leur financement des pratiques indélicates des cadres au plus haut niveau et des appétits politiciens, faits de guerre d’intérêts et de népotisme –qu’on soit au pouvoir ou qu’on ambitionne d’y venir-fait les frais depuis la semaine dernière, par voie d’internet et de presse, d’une cabale visant à le déstabiliser. Une telle manoeuvre qu’un quotidien de la place a mis en manchette, sans les précautions d’usage en matière de presse, mêlait le patron du puissant groupe français Bolloré à une affaire rocambolesque, portant sur de prétendues correspondances par net, entre ce Français, qu’on dit ami de Sarkozy et Simon Adovèlande de Mca-Bénin. Correspondances dans lesquelles, les deux hommes, si avisés, se donnaient des gages, le second pour demander le soutien du premier pour d’éventuelles ambitions politiques du premier, et le premier donnant des assurances de son soutien. C’est trop gros ! On a de peine à croire que le patron d’un si grand groupe, ami de plusieurs chefs d’Etat africains, si puissant que son action souterraine peut se faire sans tambour, ni trompette, tombe dans une telle naïveté que celle que recèlent ces correspondances par mail que notre confrère a d’ailleurs qualifiées, à juste titre, de faux grossiers. Qui en est responsable ? Personne ne peut le dire alors que notre confrère et la rumeur tentent d’en attribuer la responsabilité à des personnes béninoises proches du pouvoir. D’autres aussi ont intérêt à jeter ce discrédit sur le coordonnateur du Programme qui, il faut le dire, parcourt le pays profond depuis des mois pour une question à laquelle dont les populations sont fort sensibles : le foncier. Les politiciens de quelque bord que ce soit, vu l’ambiance politique actuelle où tout ce qui touche à 2011 suscite la méfiance, la suspicion et la volonté de contrecarrer par tous les moyens, même les plus sordides, ne devraient pas voir dans les échos de ces sorties, quelque chose de bien rassurant pour leurs propres ambitions pour 2011 ; si tant est que le coordonnateur a de réelles ambitions pour ce terme. Le plus grave serait pourtant que les allégations de notre confrère, attribuant cette manipulation tendant à discréditer le coordonnateur à des personnes proches du pouvoir, soient avérées. Si non le gouvernement doit rapidement démentir toute implication, de qui que ce soit dans l’entourage du chef de l’Etat dans cette affaire, qui risque de coûter gros au Bénin auprès des Américains, et par la même occasion, irriter certains milieux français contre le régime. A l’heure actuelle où le chef de l’Etat a besoin de sérénité et d’appuis de toutes origines et de tous les ressorts pour rétablir le dialogue politique et donner plus de chance à la réalisation des chantiers qui font honneur à son régime , cette affaire est encore une fois mal venue. Car depuis, la parution de ces articles, les Américains qui font confiance à la compétence et à la rigueur du coordonnateur et à la réussite du Bénin sont irrités parce qu’on ait voulu les impliquer dans une affaire politicienne bénino-béninoise, citant même le nom de leur ambassadeur. Ce sont au moins une centaine de milliards qu’il ont investis dans plusieurs volets du programme au Bénin. Ils seraient même déçus que jusque-là malgré les comptes rendus du conseil d’administration dont la présidence est assurée par un collaborateur direct du chef de l’Etat, la rencontre il y a à peine deux mois entre des ministres du gouvernement et les responsables du Programme, les exigences d’assainissement du site du Port autonome de Cotonou qui devrait recevoir des infrastructures de plusieurs milliards financés par les Etats Unis par le biais de ce Programme, rencontre toujours des blocages. Pendant ce temps ils ont l’impression que les Béninois voudraient saborder le Programme, en voulant déstabiliser leur propre compatriote. A quelques semaines de l’investiture de la nouvelle administration Obama, un tel écho pernicieux et méchant du Programme n’est pas de nature à rassurer les nouveaux venus à la Maison Blanche. Car, rien pour eux jusque-là, sur le plan de la gestion financière, de la mise en oeuvre des composantes du Programme, de son du suivi-évaluation à l’interne comme à l’externe, selon des méthodes de contrôle très restrictives ne permet de jeter l’oppobre sur le Béninois qui conduit Mca-Bénin, sous la supervision d’une représentante américaine du Programme au Bénin. Par ailleurs, parmi les rares Programmes Mca conçus par des pays africains et financés par les USA, celui du Bénin a reçu la meilleure appréciation de la part des Américains. Alors que voulons-nous ? Casser la baraque pour des béninoiseries et des considérations politiciennes et rendre le pays définitivement peu crédible sur des aspects sur lesquels l’évaluation par les pairs nous a déjà avertis ? Sachons raison gardée pour l’intérêt national. Gardons la tête froide. 2011, ne se fera pas sans Dieu et le peuple ! Léon BRATHIER |
Oeil du maître Mca-Bénin : Pourquoi détruire ce qui marche !
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