Quel est leurs poids électoral ? Ceux-là qui se retrouvent aujourd’hui dans un creuset dénommé : Forces agissantes du changement. Ils veulent agir dans quel sens ? Encourager la violation des principes démocratiques et des lois constitutionnelles érigées en règle d’or sous le régime du changement ? Ou agir pour contribuer à l’effondrement du pays ? Les membres du Fac ont-il fait une analyse approfondie de la situation politique avant de rendre publique leur première déclaration en date du 07 février 2009 ? On peut leur tout concéder.
Puisque en démocratie, les portes sont ouvertes à toutes les agitations. Quels soutiens ceux-là peuvent apporter au régime du changement ? Peut-être un soutien théorique. On parle du Général Martin Dohou Azonhiho, de Maître Lionel Agbo, de Madame Jeanne Fourn, de Ibrahima Idrissou, de Timothée Adanlin et de Ali Houdou. Tous présidents de partis politiques. Des partis politiques qui peinent depuis des années à avoir un poignet d’électorat dans leurs fiefs respectifs. Inutile d’aller les détails. En panne d’inspiration et incapable de donner une orientation à leur idéologie, ils ont trouvé une porte de sortie pour plaire à l’actuel Chef de l’Etat. On parle de soutien aux actions du gouvernement en place. Faire le bilan de l’Exécutif semble être inutile. Puisque, tous les Béninois sont chaque jour informés des prouesses plus ou moins décevantes que réalise le docteur Boni Yayi et son équipe. Les Fac trouvent que le pays se porte bien. Tous ceux qui d’une manière ou d’une autre disent le contraire sont qualifiés de « pagailleurs ». Les députés de l’opposition et les responsables de partis politiques qui ne parlent le même langage que le pouvoir en place sont directement accusés. « Construire avec le Président Boni Yayi la majorité présidentielle plurielle, unies dans l’action concertée sous sa direction… » En clair, les membres du Fac sont prêts à faire la courbette et à s’incliner devant la volonté, même la plus farouche du régime du docteur Boni Yayi. Dans ce contexte, la position de Fac est d’accompagner le parti au pouvoir depuis avril 2006 dans sa logique de la violation des lois de la République et de la mauvaise gestion des ressources publiques que dénoncent depuis plusieurs mois les observateurs nationaux et internationaux.
Spéro ASSEGBE
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