dimanche 8 février 2009, par DP Le Grand Journal
Une tempête rappelle à Gbèdan son passé de traitre
Nicaise AZOMAHOU
« Djâ ! Djâ ! Djâ satan » ses propos sont ceux prononcés par le conseiller Mathias Gbèdan porté de force à la tête de la mairie de Sèmè-Podji par le pouvoir des Forces cauris pour un Bénin émergent. Ils font suite à ceux qu’il avait exprimés lors de l’élection du bureau de ladite commune en signe de reconnaissance au seigneur qui a comblé son attente en ce qui concerne l’enjeu. Mais loin d’être une joie, il s’agit d’une peine. Et le signe annonciateur est la situation observée le jour de la cérémonie officielle d’installation, c’est-à-dire le vendredi dernier et qui a permis de débarrasser la victime à savoir l’honorable Timothée Zannou de la quatrième législature de ses vibrations karmiques en rapport à son appartenance par le passé au Parti du renouveau démocratique.
Un fait qui met un terme à la fête concoctée pour la circonstance. Mais avant, il est important de mettre l’accent sur l’indifférence de la curieuse population qui a effectué le déplacement en vue d’en savoir de mieux sur la stratégie peaufinée par le maire et ses complices et dont le but vise à montrer la joie d’une population révoltée par le complot politique et qui n’a point manqué de la manifester le jour de la tenue du semblant de cérémonie dont la fin a été très malheureuse pour les acteurs du pouvoir FCBE présents à savoir : le ministre François Noudégbessi et son ex collègue Alexandre Hountondji. Tout ce beau monde en a eu pour son compte par le déferlement de la tempête qui a soufflé en emportant sur son passage la tente de fortune. De par cet évènement de taille, c’est un mauvais signe qui doit permettre à Mathias Gbèdan de mieux réfléchir sur son passé de traitre.
Une investiture ironique
La vengeance de Dieu
Cynthia CARRENA
L’investiture du maire Gbèdan s’est transformée en supposée prédication par la lecture du livre de Marc chapitre 4 verset 35 à 41. Au cours de cette prédication, s’est produite une scène dont on qualifierait de vengeance divine car Dieu n’aime pas que son nom soit blasphémé. « Ce même jour sur le soir, Jésus leur dit : passons à l’autre bord……..Il s’éleva un grand tourbillon, et des flots se jetaient…. ». C’est au moment où le maire Mathias Gbèdan faisait cette lecture des saintes écritures dans laquelles Jésus a apaisé la tempête que subitement un vent violent s’est emparé du lieu et a fait tomber le fer qui retenait les bâches sur la tête de l’ancien député Timothée Zannou. Comme s’il s’attendait à cet évènement, le maire Gbèdan s’est engagé dans un combat sournois par des phrases comme : « au nom de Jésus tempête tais toi ! ». Pourquoi après ses phrases la tempête n’a telle pas cessée alors que pour le cas du Seigneur Jésus cela a été le contraire ?
La Bible déclare que Dieu déteste que son nom soit outragé, il déteste la trahison et mieux encore, il n’aime pas qu’on lui vole sa gloire car la conséquence c’est la malédiction selon le livre de Malachie chapitre 2 verset 2 qui dit ceci « Si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de donner gloire à mon nom, dit l’Eternel des Armées, j’enverrai parmi vous la malédiction, et je maudirai vos bénédictions ; oui je les maudirai, parce que vous ne l’avez pas à cœur. »
Ce verset signifie clairement qu’il ne suffit pas de dire : « gloire à Dieu » pour tromper la vigilance de quiconque mais faudrait que cette gloire, soit réellement donner à Dieu (car il est celui qui sonde les cœurs et les reins, et personne ne peut le tromper) et non placer son nom devant tout en planifiant un autre plan anti-biblique. C’est dans ces circonstances, qu’il sévit par des actes comme celui de la tempête. Et cette sanction n’est d’ailleurs qu’un avertissement.
/image%2F1217104%2F20191118%2Fob_f52d34_benoit-illassa-et-patrice-talon.jpg)