Yayi Boni: Réckya m'a TUER !!!
19 février 2009
Dernière minute: Je cautionne tout ce que tu as écrit dans ton livre, mais je suis obligé de te virer de mon gouvernement. Comme d'ailleurs j'ai viré mon ami Roger Gbégnonvi lorsqu'il a osé dénoncer la corruption dans son ministère. Je dénonce le népotisme et la corruption pour mieux les pratiquer au quotidien. C'est ma méthode à moi pour rendre amnésiques les béninois.
Toi, ma chérie et mon ami Gbégnonvi, vous n'avez pas réussi au gouvernement. Vous aimez trop la télévision et la communication !!! Je vais essayer mon beau-frère Marcel. Surtout, ne va pas faire une crise de jalousie à la télé. Lui, il a au moins plus d'expériences dans les affaires louches. Surtout les fonds de l'escorte tant décriés. Si tu le souhaites, tu pourrais le remplacer à mes côtés comme Conseiller Spécial. Tu sais que je n'abandonne personne en chemin. A moins que tu ne préfères prendre un peu d'air. Je pourrais alors te nommer Ambassadeur chez notre ami Bush qui aime tant notre pays qu'il a visité avant de laisser la clé à OBAMA.
Tiens bon ma chérie. Je t'aime de tout mon coeur.
P.S. J'espère que ton second livre ne sera pas sur nos ébats amoureux et langoureux !!! Laisses-moi au moins le temps de tenter ma chance en 2011.
Lettre d’un Président à Réckya Madougou :
Lundi 31 mars 2008
A propos, tu m’as dit la dernière fois que ton compagnon semble au courant et en souffre. Il doit être très fragile, lui ! Rassure-le autant que tu peux encore mais à l’impossible nul n’est tenu. Ce ne sont pas des hommes qui manquent même si tu me dis souvent que tu l’aimes encore. C’est quoi l’amour ? Doit-on continuer à aimer un homme qui vous accuse de tout et de rien et qui vous pourrit continuellement la vie ? Et pourquoi ne rendrons-nous pas publiques nos relations si au cours de l’un de ces mois j’arrivais à me défaire de mon épouse que je trouve de moins en moins faites pour le travail de Première dame. N’oublie jamais que tu es une femme libre et indépendante. Et c’est d’ailleurs ces qualités qui font que je t’apprécie énormément. Tu es une femme charismatique, une femme à poigne qui serait une formidable Première dame pour le Bénin. Reckya, tu es une femme emblématique qui a su lutter pour la préservation de notre démocratie. En 2006, tu as créé le Front des organisations de la société civile pour la présidentielle et deux ans auparavant, tu as déboulé sur la scène nationale avec le slogan incisif «Touche pas à ma constitution». Ton combat a obligé le Président Matthieu Kérékou à renoncer à la révision de la constitution pour se représenter à la présidentielle de 2006. Ton combat m’a permis de battre la veille classe politique béninoise pour devenir Président de la République. Je te dois beaucoup et l’intimité qu’il y a entre nous ne me suffit pas pour véritablement t’exprimer tout l’intérêt que j’ai pour toi. Tu es aujourd’hui, Reckya, la Présidente de l'ONG Elan. Une ONG qui entend contribuer à la formation d'une jeunesse aguerrie au leadership citoyen pour la promotion des meilleures pratiques démocratiques et la bonne gouvernance. Ton silence permanent et complice me sauve la vie ! Tu aurais déjà pu m’attaquer sur mes dérapages démocratiques mais on est ensemble et on se fait plaisir en catimini. C’est cela qui compte. Je voudrais encore une fois te réaffirmer mon attachement. Tu peux passer au bureau quand tu voudras, c’est chez toi. Mais sois forte.
Reckya, mon amour – Je t’aime
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