| Le vrai visage des ministres du 3ème gouvernement des change-menteurs
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| Le 3ème gouvernement du roi Boni 1er a fermé ses 100 premiers jours depuis quelques semaines. 100 jours au cours desquels chaque ministre a eu le temps de s'acclimater, de poser des actes à travers lesquels les citoyens béninois commencent par découvrir la personnalité des nouveaux appelés au Gouvernement, confirmer la valeur ou constater l'inefficacité des anciens. (Photo gouvernement) Le souci du président est de s'entourer d'une équipe qui gagne. Est-ce le cas avec l'actuelle équipe ? La fougue républicaine et patriotique qui a animé les ministres à leurs prises de fonctions a connu des fortunes diverses. Quelques ministres ont su manager leur portefeuille avec brio malgré les difficultés en amont et en aval. Certains peinent à s'adapter au rythme infernal impulsé par la dynamique du changement sous la houlette du président de la République. D'autres sont essoufflés et accumulent des contres-performances. Cette incapacité managériale lézarde l'édifice gouvernemental et fragilise la cote du premier magistrat. Ces deux dernières catégories de ministres ont conscience de l'épée de Damoclès qui plane sur leurs têtes, connaissant l'impartialité du Dr Boni Yayi en matière de rendement. Cette appréciation notée, fruit d'une enquête auprès de nos compatriotes qui, certes, n'est pas exhaustive, donne néanmoins une certaine idée de ce que le Béninois lambda attend de son président et de ses ministres. Les ministres qui managent leur portefeuille avec brio 1er : Irénée Pascal Koupaki ((13,5/20) Ministre d'Etat chargé du Développement, de la Prospective et de l'Action publique est demeuré égal à lui-même. Inamovible et inchangeable jusqu'à présent, Koupaki est l'un des piliers du Gouvernement. En poste depuis la composition de la première équipe, l'homme s'impose par son efficacité reconnue de tous. Technocrate bon teint, son credo n'a pas changé : mettre son expérience au service de son pays. Il ne s'embarrasse pas des débats politico-politiciens. Depuis son arrivée au département du développement et de la prospective, il donne une meilleure visibilité de l'environnement macroéconomique et des réformes structurelles. Ce cadre est néanmoins conscient que beaucoup reste à faire. 2ème : Issifou Kogui N'douro (13 /20) Ministre d'Etat chargé de la Défense nationale, il est toujours au même poste. Ceci traduit la confiance qu'a placée en lui le chef de l'Etat. En effet, il est à un poste très sensible qui nécessite beaucoup de discrétion mais une grande efficacité pour accomplir le travail de fourmis qui est le sien. C'est un homme de principe qui a su jusqu'à présent maintenir l'harmonie et la cohésion au sein des différents corps de l'armée. Avec lui, on a noté une volonté réelle de modernisation de la Grande muette qui se traduit par l'excellence des relations interarmées (béninoise, française, belge et des pays de la sous-région). Depuis qu'il est là, l'armée béninoise n'a jamais connu de bruit de bottes. Bien au contraire, elle est de plus en plus sollicitée pour des missions de paix à l'étranger. 3ème : Soulé Mana Lawani (12, 85/20) Ministre de l'Economie et des Finances reconduit au même poste, il fait partie des inamovibles. L'allègement progressif constaté dans la fixation des taxes et impôts lui ont valu un satisfecit de la part des opérateurs économiques et de nombreux Béninois. Après le vote du budget général de l'Etat exercice 2009, il n'a pas manqué d'instruire les services compétents de tous les ministères à œuvrer pour la consommation effective des budgets qui leur sont alloués. Malgré toutes les critiques que certains n'ont pas manqué de formuler à son égard, il faut lui reconnaître un rôle prépondérant dans l'amélioration des finances publiques. 3ème ex : Galiou Soglo (12,85/20) Ministre de la Culture, de l'Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, il a en peu de temps, réussi à convaincre les plus sceptiques qui ne croyaient pas en sa capacité de diriger efficacement ce département ministériel. Sa détermination et son aisance à s'adapter à toutes les circonstances de la vie lui ont permis de cerner en toute objectivité les dossiers de son département. Pour réussir à donner plus de visibilité et lisibilité à son ministère, l'homme développe une stratégie d'approche, d'actions sur le terrain et de large concertation. Car, il s'agit avant tout de fédérer toutes les composantes de la culture béninoise, une culture qui ne manque pas d'écrire au plan international, de belles pages. " Je parlerai correctement le fon d'ici quelques mois " traduit la détermination de ce ministre qui a compris l'importance de la langue nationale dans le développement d'un pays. Les exemples du Japon, de la Chine,…en disent long. Il a confirmé la confiance que le chef de l'Etat a placée en lui, et on ne manque pas de le regretter au ministère des sports. 5ème : Nicaise Fagnon (12,50/20) Ministre délégué auprès de la Présidence de la République chargé des Transports et des Travaux publics, il fait un travail excellent. Sa nomination avait soulevé un vent d'incertitude puisque beaucoup ne donnaient pas cher de lui. Mais, à travers ses actes sur les différents chantiers de construction de voies, il a démontré au chef de l'Etat et au peuple béninois qu'il n'est pas venu aux affaires juste pour étoffer son CV. Il n'a pas hésité entre autres à appliquer la loi aux entreprises qui traînaient le pas et qui faisaient du non respect des cahiers des charges, leurs hobbies. De même, il a mis au pas les cadres laxistes de son ministère. Avec lui, la récréation est terminée. Désormais, les grands travaux ont de beaux jours devant eux. 6ème : Jean-Marie Ehuzu (11,95/20) Le nouveau ministre des Affaires étrangères et de l'Intégration Africaine est à sa première expérience gouvernementale. Ce cadre émérite a réussi très tôt à faire l'unanimité autour de lui. Son expérience onusienne lui permet de forger progressivement au Bénin, une diplomatie agressive et efficace. Faire émerger le Bénin à travers le positionnement de ses cadres dans les instances internationales, est son leitmotiv. Jamais, notre diplomatie n'a été aussi offensive. C'est vraiment l'homme qu'il fallait à la place qu'il faut. 7ème : Victor Prudent Topanou (11, 75/20) Prudent comme l'indique son prénom, l'actuel ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l'Homme est conscient de la tâche qui l'attend. Doué d'une grande sérénité, l'homme entend traiter tous les dossiers qui lui sont soumis dans le calme et la pondération. C'est un homme de parole qui réfléchit, qui ne se lance pas dans des envolées verbales car ne voulant en rien être compromis. Il entend conduire son portefeuille de la manière la plus sereine puisqu'il doit faire face aux ''flèches'' des journalistes lors des points de presse et aux humeurs des professionnels de la justice et assimilés. L'homme commence par convaincre. Mais attention, il ne doit pas oublier que le dossier des professionnels de la justice et assimilés attend d'être mieux géré et que le peuple béninois l'attend toujours au carrefour des actions concrètes faisant du Bénin un pays de justice. 8ème: Christine Ouinsavi (11, 50/20) Nouvellement installée dans son fauteuil de ministre du Commerce, elle occupe actuellement une position stratégique dans la lutte contre le commerce illicite de l'essence au Bénin. Depuis quelques semaines, le prix des produits pétroliers a connu une baisse remarquable qui pourrait être mise à son actif. Toutefois, le regain que connaît la vente de l'essence frelatée vient comme pour lui faire ombrage. Aussi, les velléités de lutte contre ce commerce illicite ont-elles mis à nu la faiblesse des capacités commerciales du pays dans le secteur des hydrocarbures. Christine Ouinsavi doit donc commencer par porter et proposer au Gouvernement un projet adéquat de couverture du territoire national en stations-service. 9ème : Bernard Lani Davo (11, 25/20) Le nouveau ministre de l'Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle sait combien son portefeuille est difficile à gérer. Il est conscient que les professionnels de la craie sont des virtuoses des grèves perlées qui peuvent facilement emporter un ministre. C'est pourquoi avec minutie, il entreprend une politique de concertation avec toutes les composantes de son département, pour apporter les solutions appropriées aux problèmes posés. Il mérite qu'on le laisse travailler en toute quiétude. Fin stratège et homme de dialogue avéré, Bernard Lani Davo pourra peut-être sauver l'école béninoise des débrayages cycliques. 10ème : François Abiola (10,50/20) Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Ce ministre essaie un tant soit peu de soigner l'image de ce grand département d'où sortent les hauts cadres du pays. Professeur Agrégé et ancien Directeur de l'Ecole Inter-états des Sciences et Médecine vétérinaire de Dakar, François Abiola répond également parfaitement à la boutade : " L'homme qu'il faut à la place qu'il faut ". Les actes qu'il a posés jusqu'à présent montrent sa détermination à débarrasser les universités et grandes écoles de formation, des pratiques malsaines qui y ont cours. Cependant, il doit faire de son mieux pour maintenir l'équilibre entre la population estudiantine souvent révoltée et les différents corps de l'administration et de l'enseignement. 10ème ex : Barthélémy Kassa (10, 50/20) Ministre de la Recherche minière et pétrolière, ce jeune dynamique a la manie de communiquer avec les populations. Après s'être égosillé d'être ''le plus important des ministres'' parce que ayant sous sa gérance tout ce que le sous-sol béninois comporte de richesses, il vient de donner espoir à tout un peuple. En effet, avec la présentation à la haute autorité d'un litre de pétrole brut, Barthélémy Kassa doit retrousser les manches pour présenter dans les meilleurs délais des résultats plus exhaustifs des recherches minières effectuées. Faute de quoi, il aura largement contribué à apporter de l'eau au moulin des sceptiques qui n'accordent pas la moindre importance aux potentialités minières du Bénin et qui pensent qu'il amuse la galerie. Ceux qui peinent à s'adapter au rythme infernal impulsé par la dynamique du changement Armand Zinzindohoué Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique précédemment en charge du département des Transport et des Travaux publics, Armand Zinzindohoué est connu du public comme étant l'un des ''griots'' du chef de l'Etat. Depuis son avènement au ministère de l'Intérieur et de la Sécurité publique, il ne donne malheureusement pas l'impression de bien s'occuper de la sécurité de ses compatriotes. Malgré tous les effets d'annonce, les braqueurs n'ont de cesse de le défier. Il ferait mieux de redéfinir sa stratégie de lutte contre le grand banditisme. Même s'il est vrai que les moyens en équipements performants ne suivent pas toujours, toutes les promesses faites aux hommes en uniforme et au peuple tardent à se matérialiser. Désiré Adadja Ministre de la Communication et des Technologies de l'Information, il fait son chemin. Plusieurs actions ont été menées dans le cadre de l'amélioration et de l'extension du réseau de télécommunication dans quelques grands centres urbains du pays. Le coût des communications téléphoniques est en nette diminution. Du côté des Tic, le ministre traîne encore quelques casseroles puisque la cybercriminalité est monnaie courante aujourd'hui. Une situation qui met en index le Bénin comme faisant partie des grands centres de cybercriminalité en Afrique. Par ailleurs, les dysfonctionnements, de plus en plus nombreux, constatés au niveau de la connexion Internet, alors que le pays dispose d'une fibre optique, ne sont pas de nature à contribuer à faire du Bénin le quartier numérique de l'Afrique à l'horizon 2025. Le ministre Adadja devient méconnaissable et doit donc revoir sa copie. Pour la plupart des Béninois, c'est lui qui serait en train de compliquer et de bloquer l'attribution des fréquences aux promoteurs... François Noudégbéssi Le contrôle d'un département ministériel aussi important que celui de l'Urbanisme, de l'Habitat, de la Réforme foncière et de la Lutte contre l'érosion côtière, ne devrait pas être confié à n'importe qui. Les tergiversations du Gouvernement dans le brûlant dossier de fermeture des carrières de sable marin ont présenté François Noudégbéssi aux yeux de l'opinion comme le protecteur de Mathias Gbèdan. D'autres part, les litiges domaniaux qui ont cours un peu partout dans le pays et les chantiers délaissés de la Cen-Sad sont autant des facteurs qui semblent le discréditer. Et le dossier de construction des villas économiques qu'attendent les couches socioprofessionnelles intermédiaires de notre pays ? Baba Bodi Ministre chargé des Relations avec les Institutions et des Béninois de l'extérieur, ce jeune ministre a beaucoup fait parler de lui dans le ''bras de fer'' du dossier Lépi qui l'a momentanément opposé au Sap/Cena. Il serait mieux pour lui de régler ce différend relatif à la Lépi qui alimente la presse béninoise. Puisque ce département a pour rôle d'entretenir de bonnes relations avec les institutions. Pour un bilan de 100 jours, il a du pain sur la planche. Sacca Lafia Il fait figure des intouchables proches collaborateurs du Président de la République. Ministre de l'Energie et de l'Eau, Sacca Lafia a toujours été perçu par le public béninois comme l'une des personnes les mieux indiquées pour gérer le portefeuille de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche. En effet, vétérinaire de formation, il n'est pas évident qu'il soit vraiment prédisposé à gérer avec efficacité le département de l'énergie et de l'eau. Les grognes successives des populations qui, à travers tout le pays, réclament un service de qualité en matière de fourniture d'eau et d'électricité à coût abordable, sont la preuve que Sacca Lafia a du pain sur la planche. Roger Dovonou Il a été contre toute attente confirmé ministre de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche. Il a les compétences pour faire un travail considérable. Malheureusement, les actions engagées par le ministère pour lutter contre les affres de la crise alimentaire ne semblent pas donner des résultats satisfaisants. D'autre part, malgré les ressources financières investies dans la relance du coton béninois, cette filière bât toujours de l'aile. Même les descentes répétées du chef de l'Etat n'ont pu booster l'or blanc. Aussi, faut-il signaler que la mécanisation de l'agriculture tarde à démarrer au point où, des coopératives agricoles privées prennent le peuple à témoin dans leurs revendications d'outils agricoles modernes. Enfin, le piétinement observé dans la réorganisation de la filière palmier à huile et qui se traduit par le blocage du dossier CAR et URCAR, montre que le ministre Dovonou n'a pas suffisamment convaincu. Issa Badarou Nouveau ministre à qui Boni Yayi a conçu spécifiquement un ministère, celui des Transports maritimes et de la Réforme portuaire, Issa Badarou connaît mieux que quiconque son département. Ancien Directeur général du Port autonome de Cotonou, il peine cependant à assainir l'enceinte portuaire et à faire décoller le port de Cotonou. Les innombrables grognes qui gangrènent le secteur des véhicules d'occasion montrent combien le ministre de tutelle doit s'investir pour que règne la sérénité. Beaucoup de choses sont promises. On verra bien. Issifou Takpara Ministre entrant de la Santé, sa politique n'est pas encore suffisamment visible. A part sa dernière tournée dans la commune d'Athiémé (département du Mono) à l'occasion des cas de choléra, il semble plus s'investir dans la mobilisation politique anti-Tchané que de s'occuper de la santé des populations. Le désir des Béninois est de le voir sur les traces de son prédécesseur Késsilé Tchala qui déclarait souvent : " On ne fait pas de la politique avec la santé des populations ". Est-ce cet engagement au service de la santé qui lui a valu son départ du Gouvernement ? Bien malin qui pourrait y répondre. De toutes manières, il faut espérer que le Professeur Issifou Takpara n'aura pas longtemps à tergiverser entre des actions concrètes en faveur d'une couverture sanitaire de qualité et la mobilisation politique. Réckya Madougou Mais que diantre est-elle allée chercher dans la cour de l'ex président de la République Mathieu Kérékou ! La jeune ministre de la Micro finance et de l'emploi des jeunes avait pourtant une certaine expérience de son ministère pour avoir piloté une structure similaire aux côtés de Christian Lagnidé, ancien ministre des sports et " fils adoptif " de Kérékou. C'est donc en personne avisée qu'elle a pris fonction. Depuis sa prise de service, elle n'arrête pas de faire parler d'elle. Par ses actions visant à contrôler le dossier micro finance, mais aussi à faciliter l'obtention des crédits aux vrais nécessiteux. Ce n'est pas pour rien que tout récemment encore, elle a parlé de l'introduction du système biométrique pour mieux contrôler cet épineux dossier de près. Elle n'a pas hésité à reconnaître qu'il y a avait de la magouille sous son prédécesseur. Seulement, son livre " Mon combat pour la parole " a tout gâté ! Beaucoup de Béninois exigent qu'elle apporte des preuves sur les accusations et autres écrits contre Kérékou dans son fameux livre. Des Béninois ne comprennent toujours pas ce qui a bien pu pousser une " gamine " à aller provoquer le " caméléon ", " son grand-père ", qui jouit tranquillement de sa retraite. Ceci a terni l'image de marque de Madougou et baissé sa côte de popularité, si elle en avait. Au point où certains politiciens avancent à tort ou à raison qu'elle est en mission recommandée pour son chef. Joseph Ahanhanzo-Glèlè Bombardé ministre de la Réforme administrative et institutionnelle, il se cherche et ne se retrouve toujours pas encore. Aucun signe annonciateur ne présume de ce que la lourdeur et l'absentéisme qui gangrènent tous les acteurs de l'administration publique s'amoindrissent. Certes, il se penche sur les ateliers pour faire passer le message de la politique à adopter. Mais encore faut-il des actions plus énergiques pour anéantir la mafia de l'absentéisme et des lourdeurs administratives au niveau des services publics. Les essoufflés qui accumulent des contres performances Christophe Kint Aguiar Ministre du Travail et de la Fonction publique, on ne sait comment il mène les négociations entre les travailleurs et son département. Même s'il a annoncé qu'il va engager une large concertation avec les différents syndicats de la fonction publique, les conditions de sa nomination pourraient ne pas lui donner la crédibilité nécessaire dont il a besoin pour se faire écouter. “Il ne ressemble même pas à un ministre”, déclarait l’un de ses détracteurs. Zachari Félicien Chabi Ce ministre de l'Enseignement maternel et primaire semble ne pas bien connaître à fond, les problèmes qui minent ce secteur de l'enseignement. Quel ne fût pas l'étonnement des Béninois de l'entendre dire au chef de l'Etat lors de sa récente tournée à Sèmè-Podji, qu'il n'aurait pris la mesure du déficit de salles de classe s'il n'avait été de la délégation présidentielle. Après 100 jours passés au Gouvernement, il doit normalement avoir déjà établi des statistiques au plan national pour mieux appréhender les besoins induits par la mesure de ''gratuité'' dans l'enseignement maternel et primaire. Il est inconnu au bataillon. Etienne Cossi Le nouveau patron des Sports semble porter la poisse au sport en général et au football en particulier. En effet, depuis sa nomination, les Ecureuils n'ont pu parvenir à faire rêver les amoureux du cuir rond. Plus de résultats positifs. Qui dit le contraire? Que ce soit au niveau des seniors ou des catégories d'âge, le football, baromètre du sport d'un pays, bât de l'aile. En dehors de quelques médailles ramenées par les athlètes béninois (toutes disciplines confondues) lors des premiers Jeux de la Cen-Sad, une compétition non statutaire puisque non reconnue par la Caf et la Fifa; médailles pour lesquelles le ministre a fait son one man show pendant le dîner qu'il leur a offert, Etienne Cossi ne rassure pas grand monde quant à ses qualités de faire décoller le sport béninois. Beaucoup ne connaissent pas le nom du ministre des sports béninois !!! Il ne fait pas l'affaire. Bon spécialiste des Télécoms, nous n'en savons rien, le chef de l'état a intérêt à l'essayer ailleurs, s'il tient à lui. Notre sport se meurt. Le Bénin sportif pleure. Léandre Houaga Ministre chargé des petites et moyennes entreprises et de la promotion du secteur privé, Léandre Houaga est un inconnu au bataillon. Personne ne le connaît. Est-il ministre? Franchement, tout dort dans ce ministère. Il a tout intérêt à bouger et à faire bouger son département. Séidou Alassane Ministre de la Décentralisation. C’est un autre inconnu au bataillon. Les actions de son département sont quasiment inconnues du grand public. Il ne serait pas exagéré d'affirmer que beaucoup de Béninois ne le connaissent pas lui aussi. En effet, c'est un ministre qui est considéré comme étant dans la mêlée, juste pour faire le nombre et justifier le fameux critère d'équilibre régional qui présiderait à la formation du Gouvernement au Bénin. A cela, il faut ajouter la polémique suscitée par le découpage territorial proposé par la Commission Richard Adjaho et qui constitue une équation à plusieurs inconnues pour Séidou Alassane. Comment va-t-il aider le chef de l'Etat à conduire le dossier ? Telle est la question ! Grégoire Akoffodji Ministre de l'Industrie, il fait partie des ministres dont la visibilité laisse à désirer. Aucun point public n'est fait. Apparemment, ce ministre n'a pas grand-chose à faire du fait de la scission de son ancien portefeuille. Mamata Djaouga Ministre de l'Artisanat et du tourisme, l'ex-Dg de la Loterie nationale du Bénin semble aussi tourner les pouces. A part la tournée par voie ferroviaire qu'elle a organisée il y a quelques semaines, nul ne sait exactement ce qui se fait pour que le Bénin devienne très rapidement une destination touristique de référence dans la sous-région. Justin Adanmaï Ministre de l'Environnement et de la Protection de la Nature. Où en est-on avec les changements climatiques ? Voilà la question qu'on est tenté de lui poser. Quasiment absent de la scène politique, on ne sent ni ne voit ce qui se fait par ce département pour relever le défi de la protection environnementale. Et pourtant, sous l'ex-ministre, Mme Juliette Biaou Koudénoukpo, plusieurs axes avaient été explorés. Il ne reste plus qu'à les exploiter. Mamatou Bio Djossou est ministre de la Famille et de la Protection sociale. Pourtant la famille béninoise est de plus en plus dessoudée. Plusieurs enfants abandonnés circulent dans les rues sans que des décisions hardies ne soient prises. Les responsables des centres sociaux se plaignent du manque de moyens à travers le pays. La délinquance juvénile, la prostitution des jeunes filles et l'homosexualité frappent de plus en plus à nos portes, Mme la Ministre. A vous de jouer. La Rédaction (Source - Le Confrère de la matinée) Le 25/02/2009 |
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