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Gestion catastrophique du changement: Le roi Boni 1er a affamé les Béninois
 
 

mardi 7 juillet 2009, par DP Le Grand Journal

 


Gestion catastrophique du changement

 

Boni Yayi a affamé les Béninois

Il a rêvé beau et grand pour le Bénin en 2006. Mais dès sa prise de pouvoir, Boni Yayi n’a pas su limiter les objectifs du fait de l’improvisation et de la gabegie qui sont devenues les principes de sa gouvernance. Aujourd’hui, c’est un sauve qui peut qui condamne au supplice les Béninois.

 

L’eau, l’électricité, les produits pétroliers ont été relevés la semaine dernière. Cette panoplie s’ajoute à divers produits de première nécessité qui ont connu une flambée des prix, flambée qui continue d’ailleurs du fait du cycle inflationniste que le gouvernement du changement n’arrive pas à endiguer.

 

Cette situation fait que le peuple paie et payera davantage un lourd tribut. La situation économique et sociale pour les couches socioprofessionnelles les plus vulnérables, les classes moyennes et les travailleurs s’annonce infernale. Si les Béninois étaient confrontés à la précarité au début du changement, ils doivent désormais faire face à une paupérisation. Ainsi, ils ne mangent pas bien, ne se soignent pas bien, et seront privés de lumière et d’eau du fait du coût des prestations de ces deux sociétés d’Etat.

 

Mais depuis que ces mesures impopulaires d’augmentation de prix d’électricité, d’eau et de carburant sont annoncées, le gouvernement de Yayi est à court d’idées, parle de « vérité des prix ».

 

Cette dernière doit-elle justifier son incapacité à concevoir une politique sociale d’accompagnement permettant aux plus pauvres, d’être soulagés et de pouvoir supporter la cherté sans cesse galopante de la vie ?

On n’a pas besoin d’un constat d’huissier où d’une enquête de l’Organisation internationale du travail pour se rendre à l’évidence que les Béninois sont englués dans la misère depuis l’avènement de Boni Yayi qui a lamentablement échoué. Mais tout porte à croire que ce n’est que le début du psychodrame. Surtout que les caisses de l’Etat sont vides, l’inflation de plus en plus inquiétante, le pouvoir d’achat des travailleurs érodé par la vie chère…

 

Après l’alerte donnée par certains spécialistes et experts financiers sur la situation économique du Bénin du fait de l’improvisation, l’amateurisme et la précipitation, il a fallu attendre un an avant que le 15 juin 2009, le gouvernement ne réagisse à la pédale douce. Mais là encore, la déception a été grande.

Un peuple floué

Au lieu de reconnaître sa grande part de responsabilité dans la situation actuelle, Boni Yayi a donné dans le panneau de l’identification des boucs émissaires aussi bien au niveau de la Douane que dans les autres régies financières. C’est le défaut de ce pouvoir qui sait recourir au mystère du corps inventé pour cacher les défauts de son esprit.

 

Le peuple impuissant contemple les faits et gestes du régime, mais redoute une imminente cessation de paiement. Le gouvernement de Yayi au regard des difficultés de trésorerie pourra t-il payer les salaires du personnel civil et militaire, les allocations des étudiants et les pensions des retraités ?

 

On avait pourtant rêvé car, devant l’esplanade du Palais des gouverneurs à Porto Novo, Boni Yayi, le 6 avril 2006, en prêtant serment avait martelé que l’un de ses axes essentiels de gouvernance sera le développement de l’esprit d’entreprise avec l’élargissement des opportunités de création de richesses et d’emplois pour stimuler le rythme de la croissance et soutenir la production susceptible d’impulser une dynamique au processus du développement de l’économie nationale.

 

Mais après plus de trois ans de règne, cette promesse n’a malheureusement été qu’un message veule. Maintenant comment peut-il sortir de cette impasse ? En effet, face à la crise, le gouvernement doit changer son mode de gouvernance afin de ne pas hypothéquer les projets d’investissement susceptibles d’accroître les richesses nationales.

Cela passe par la fin du gaspillage des ressources publiques et des initiatives démagogiques. Il va falloir mettre un terme à l’odeur de l’ail avec lequel le régime du changement étouffe les Béninois qui ne mangent plus à leur faim. Les Béninois sont entrain de comprendre que le changement n’était qu’une création fantastique, mais inutile.

« malversations dans l’organisation de Cen-Sad » Yayi à la recherche d’une porte de sortie

 

(Les populations attendent toujours les résultats des audits) En agitant le dossier relatif à l’organisation du 10e sommet de la Cen-Sad, Boni Yayi veut montrer aux populations et aux bailleurs de fonds sa crédibilité qui est entachée depuis fort longtemps.

 

A quelle fin Boni Yayi a agité le dossier relatif à l’organisation du 10e sommet de la Cen-Sad ? Tout porte à croire que c’est pour sauver la face. En effet, dans sa quête pour avoir à nouveau un bon capital confiance, il a fini par sortir de son tiroir le dossier poussiéreux relatif à l’organisation du 10e sommet de la Cen-Sad.

Il veut montrer aux populations qu’il demeure encore attaché à la lutte contre la corruption. Voyant la manière peu orthodoxe avec laquelle ce sommet a été géré, les opposants avaient très tôt interpellé le gouvernement qui a clamé son innocence. Mais voilà aujourd’hui, on a l’impression qu’il leur a donné raison en reconnaissant que cette rencontre a été mal organisée avec un grand scandale financier. Pourquoi en son temps n’avait-il pas reconnu le forfait de son régime ?

 

C’est ce que les populations attendent de lui surtout en ces temps où le Bénin traverse actuellement une période de mal gouvernance. Les populations ont compris qu’en réalité Boni Yayi n’est pas l’homme qu’elles croyaient porter au sommet de l’Etat. Promesses non-tenues par-ci, gestion scabreuse des entreprises de l’Etat par-là, plus loin, c’est l’échec cuisant dans la lutte contre la corruption et la liste est longue.

Autant de choses qui ont terni le blason de l’actuel locataire du Palais de la Marina.

 

Aujourd’hui le chantre de changement ne sait plus à quel saint se vouer à cause des pressions tant du côté des populations au niveau interne que de la part des bailleurs de fonds et de la communauté internationale à l’extérieur. En tout cas, pour être sincère envers lui-même, Yayi doit publier les résultats des autres audits. Car, c’est ce que les populations attendent le plus de lui.

Dans les méandres de l’affaire CEN/SAD

Ce qu’il faut savoir encore du départ de Lawani

Comme dans les moments exceptionnels, les rencontres sont extraordinaires, le gouvernement du changement a réuni ses ministres le vendredi 3 juillet dernier pour disséquer le compte rendu de vérification de l’exécution des commandes publiques d’équipements et de réalisation d’infrastructures passées dans le cadre de l’organisation du dixième sommet de la Communauté des Etats sahélo sahariens (Cen -Sad) tenue à Cotonou en juin de l’an dernier.

Dans le cadre de ce sommet, plusieurs chantiers ont été ouverts et des financements ont été aussi accordés. Au nombre de ces opérations, nous avons la construction de 14 villas, le réaménagement des sites, l’acquisition d’équipements de sécurité et bien d’autres choses qui devraient donner à ce sommet ses lettres de noblesse.

 

Dans le cadre de la tenue de ce sommet, le ministère des Finances a contacté le ministère de l’Urbanisme pour son expertise sur les travaux de réfection et d’aménagement du Centre international des conférences (CIC) et le Palais des congrès de Cotonou. On était en Août 2007.

 

Après un premier compte rendu des experts du ministère de l’Urbanisme, le ministre des Finances est revenu à la charge en novembre 2007 et a voulu que le point soit fait par rapport aux dispositions à prendre dans le cadre de la tenue du dixième sommet de la CEN-SAD.

Le processus suivait son cours et la directrice en charge de la gestion du Centre international des conférences devait lancer le DAO (Dossier d’appel d’offre). Pour modifier les règles en cours de jeu, le ministre des Finances à faire arrêter le processus d’appel d’offres ; ainsi donc il s’est chargé lui-même de suivre cette opération.

 

Il faut néanmoins signaler que le code de passation des marchés lui confère ce droit. La finalité est le rapport que l’IGE nous a sorti et les multiples interprétations que nous observons. Ces déclarations reprises sous une forme plus compréhensive sont celles du ministre de l’Urbanisme François Noudégbèssi.

L’ex ministre Soulé Mana Lawani est le principal inculpé et comme ce fut le cas la dernière fois lors de l’affaure des primes du secteur de la santé, il a été jeté en pâture dans un environnement hostile aux faibles. Le dossier vient-il officialiser le limogeage de Mana Lawani puisqu’on nous parlait de remplacement et la faute commise n’était pas à la hauteur d’un limogeage. Que reste-il réellement à connaître de ce dossier ? Les prochains jours nous le dirons.

Point de presse au sujet de l’affaire Cen –Sad

 

Le ministre Topanou fait du dilatoire

Noudégbèssi hanté par la peur

Un point de presse qui était celui de « cadrage » aux dires des conférenciers a porté sur la ténébreuse affaire Cen Sad. C’était dans la salle de conférence du ministère de la Justice hier lundi 6 juillet 2009.

Deux ministres accompagnés du directeur national des marchés publics et de l’inspecteur général d’Etat à entretenir les hommes des médias sur ce que d’aucun aurait appelé le « Cen-Sad GATE ». Le ministre de la Justice et porte parole du gouvernement, Victor Topanou était le maître de cérémonie et il était accompagné pour la circonstance du ministre de l’Urbanisme, François Noudégbèssi et de deux autres orateurs circonstanciels à savoir le directeur national des marchés publics, Isidore Tossou et l’inspecteur général d’Etat, Alidou Koussé.

 

Dans son style habituel qui lui permet de tourner la situation en dérision, le maître de cérémonie porte parole du gouvernement, Prudent Topanou a essayé vaille que vaille d’expliquer le contexte dans lequel le présent point de presse se tenait.

Il s’agit d’un point de presse de « cadrage » pour permettre aux hommes des médias de comprendre le compte rendu du conseil des ministres qui a trempé l’ex argentier national, Soulé Mana Lawani et du coup blanchi l’urbaniste François Noudégbèssi.

Que veux-t-on réellement « cadré » ? En dépit des opinions des hommes des médias qui étaient claires et aussi limpides que les différentes questions administrées aux conférenciers, le conférencier principal, Victor Topanou qui pensait servi de bouclier au ministre François Noudégbèssi cité dans cette affaire, s’est mépris sur la capacité des journalistes qui savent lire les comportements et écouter les propos.

Après la présentation liminaire du patron des lieux et qui était pleine comme une coquille vide pour utiliser la métaphore de la nullité, les éveilleurs de conscience que sont les journalistes ont eu des questions détachées les unes des autres. Tout cela a davantage dérouté la position étrange et calquée sur la défensive qu’était celle de ces autorités.

La première qui devait s’aventurer dans cette logique en essayant de répondre aux questions, est l’Inspecteur général d’Etat, Alidou Koussé. Dans un balbutiement total, le fameux inspecteur a cru devoir se dédouaner en nous expliquant l’existence de son institution rattachée à la présidence. Rien de concret ne peut être retenu du long développement auquel on a été abreuvé. Fuyant d’autres questions, le conférencier secondaire Alidou Koussé est resté l’ombre de lui-même dans ses explications dépourvues d’éléments convaincants.

Comme on ne loupe aucune occasion pour déifier le chef de l’Etat, le directeur national des marchés publics a su réciter sa leçon en nous jurant que le président Boni Yayi est blanc comme neige dans la passation des marchés et que qu’il n’a jamais été contacté par l’autorité suprême pour une quelconque demande de faveur. Bravo diriez vous mais puisque rien de si bien ne reste caché sous ce soleil du changement, nous saurons si le bon enfant du père a raison ou pas.

 

Ce que nous pouvons louer dans le comportement de ce cadre est de nous avoir dit que le nouveau code de passation des marchés n’est pas l’assurance tout risque et n’a pas souvent été consulté.

Le ministre de l’Urbanisme, François Noudégbèssi a à son tour déçu l’assistance ; marchant son chewing –gum pour dissimuler de façon maladroite son stress, il est passé à côté de son sujet. Des dates sont citées dans une chronologie mal maîtrisée avec à la clé une conclusion mal fichue.

Dans son rôle de maître de cérémonie, Victor Topanou, le ministre porte parole du gouvernement a clôturé le point de presse de « cadrage » sur une note de déception de ceux qui devraient refaire l’opinion publique.

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Tag(s) : #Politique Béninoise
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