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  Refus de passer service après son limogeage : Nestor Dako (un prince) défie le roi Boni 1er

 

29 juillet 2009

 

Alors qu’il est censé passer le témoin depuis ce lundi 27 juillet à son successeur, Nestor Dako refuse de s’exécuter, défiant par cette attitude le chef de l’Etat qui l’a limogé de son poste de directeur de cabinet civil de la présidence de la République le vendredi 24 juillet 2009. Pendant que son successeur Véronique Brun Hachémé était sur les lieux pour s’installer dans ses nouvelles fonctions, Nestor Dako était en balade dans le Zou. Il s’est déjà illustré à deux reprises dans ce comportement peu catholique. Hier, mardi 28 juillet, il a donné pour la deuxième fois, la preuve de sa mauvaise foi et de son entêtement. En clair, Nestor Dako n’est pas prêt à rendre son tablier, alors qu’il est complètement tombé en disgrâce auprès du locataire de la Marina, à moins que la décision de ce dernier de se séparer de lui soit du leurre. Si ce limogeage continue d’entretenir un imbroglio sans précédent, c’est parce que Nestor Dako s’accroche au poste et c’est surtout parce que l’on tente de toutes les manières de l’imposer à nouveau. C’est ainsi que Yayi Boni subit des pressions venant de son entourage composé de pasteurs et d’évangélistes. Auréolé de ce soutien, Nestor Dako ne fait que manifester sa volonté de ne pas partir à l’Autorité transitoire de régulation des postes et télécommunications, son nouveau poste. Mais se prenant pour un roitelet du palais de la Marina, l’imposteur, défie le chef de l’Etat, refuse de plier ses bagages et continue d’usurper le titre de directeur de cabinet. Il s’invite même dans les tournées du président, à l’image de celle du Zou, alors qu’il est attendu au même moment au palais de la République pour passer service à Véronique Brun Hachémé. Jusque-là, il nourrit l’espoir secret qu’il peut faire reculer le chef de l’Etat. C’est bien son intention et il se donne les moyens pour y arriver. En boycottant la passation de service pour la tournée, il croyait encore à ses chances et a trouvé l’idée de faire suivre le président une horde d’évangélistes lors de ce dernier déplacement auquel lui-même n’était pas le bienvenu. Mais tout ce qui a été mis en œuvre pour que Yayi Boni revienne sur sa décision a échoué. Nestor Dako et ses faux pasteurs n’ont qu’à laisser le chef de l’Etat s’occuper des sujets préoccupants de l’heure. Déjà surchargé par les dossiers de mauvaise gestion de deniers publics, Yayi Boni doit se donner les moyens pour surmonter cette période éprouvante. Nestor Dako ne devrait plus en rajouter à ces problèmes. Il a eu le temps de donner la preuve de son incapacité à gérer un portefeuille aussi important qu’est le cabinet civil du chef de l’Etat, qui est avant tout une marque de confiance entre.

L’homme sait qu’il a perdu cette confiance et n’est plus en odeur de sainteté avec le patron. Par pudeur il faudrait qu’il accepte la décision. Mais s’il est sans pudeur, il peut continuer de suivre le président de la République dans ses déplacements. Il faudra lui souffler que ce n’est pas le rôle d’un directeur de cabinet de se transformer en un wagon que la locomotive, que représente le chef de l’Etat peut traîner en dehors du palais. Il devrait rester au poste en l’absence du président. C’est ce qui lui a le plus manqué depuis qu’il a été nommé directeur de cabinet. Tout le monde a su qu’il n’était pas à la hauteur. Sa page est tournée. Pourvu qu’une personne compétente prenne sa place. Le chef de l’Etat a-t-il trouvé cette compétence à travers la personne de Véronique Brun Hachémé, ex-préfet de l’Atlantique et du Littoral ? Toute la question est là aujourd’hui. Déjà en violation de la décision du chef de l’Etat, Nestor Dako met tout en place pour l’empêcher de prendre fonction. Il dit à l’ex-préfet de ne pas s’en faire, ironisant qu’il n’est pas question de rêver. Il a peut-être peur que la nouvelle directrice de cabinet lui face la leçon d’une bonne gestion. Le comble, c’est qui il exige un décret de nomination avant de se plier, espérant que cet acte ne sera jamais disponible. Il revient à partir de ce moment au chef de l’Etat de lui montrer le contraire et de le décourager.

Fidèle NANGA

 

Source: LEMATINAL

 

 

Deux fois programmée de commun accord, la passation de service entre Nestor Dako et Véronique Brun Hachémé n’a pas eu lieu. Soutenu par un lobby d’évangélistes qui tentent de convaincre le président de la République de revenir sur sa décision, l’ex-directeur de cabinet de Yayi Boni se croit au-dessus de la décision du conseil des ministres du vendredi 24 juillet 2009 qui l’a relevé de ses fonctions. Il exige de son successeur un décret de nomination qui, espère-t-il, ne sera pas disponible.

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Tag(s) : #Politique Béninoise
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