Assassinat raté du fils de Bio Tchané: le roi Boni 1er se mouche
Par Ilarion KINGNON - DP DEFI-INFO
13 octobre 2009
Il y a quelques semaines, plus précisément le lundi 05 Octobre 2009, le peuple béninois a assisté avec grand étonnement à l’information relative à l’assassinat raté de Salim, le fils de Bio Tchané, un challenger sérieux à Yayi Boni en 2011. Informée, la police a diligenté une enquête dont le résultat n’est toujours pas encore tombé. Mais déjà certaines personnes au service du pouvoir, veulent faire croire au peuple béninois que ce qui s’est passé n’est qu’un montage. C’est dommage que de pareils actes aussi graves se passent, et qu’on pense les noyer aussi facilement. Que cachent de pareilles supputations ? Que cache ce dilatoire ? À qui profite la confusion dans ce dossier ? Dans un passé récent, ce sont les honorables Lazare SEHOUETO, et Issa Saley qui ont été l’objet de toutes les menaces. Des éléments cagoulés avaient même nuitamment voulu attenter à la vie de l’Honorable Lazare Sehoueto ; beaucoup d’autres hommes politiques avaient fait l’objet des menaces de toutes sortes. Certaines personnes continuent d’être la cible de ces pyromanes non encore identifiés. Notre confrère Sulpice Oscar Gbaguidi a été nuitamment agressé par des éléments non encore identifiés, pendant qu’il rentrait chez lui après une journée de travail. Là encore, on a dit que c’était un montage.
Quand est-ce qu’on finira par prendre au sérieux les multiples attaques et menaces dont font l'objet les opposants au système des change-menteurs? Moi je pense qu’au lieu de se moucher ou de banaliser ces faits, le mieux aurait été d’ouvrir une véritable enquête à cet effet si l’on n’en est pas en aval ni en amont. Sous d’autres cieux, c’est par de pareilles pratiques que des soulèvements naissent. Qu’il vous souvienne que le juge Coovi, de son vivant, avait maintes fois saisi ses supérieurs hiérarchiques par rapport aux multiples menaces dont il faisait objet. Mais il n’avait pas été pris au sérieux. Résultat: il a été tué dans des conditions qu’il n’importe plus de rappeler aujourd’hui. Au lieu de verser dans le dilatoire, mode de fonctionnement des ouvriers change-menteurs, il urge de prendre au sérieux cette nouvelle pratique d’intimidation qu’on observe malheureusement aujourd’hui à l’ère du change-ment.
Ilarion KINGNON
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