22/03/2011
COMMUNIQUE N° 4
BENIN: Aux armes, citoyens !!!
Le talon d’Achille
Un mythe de la Grèce classique illustre bien la vulnérabilité
des supposés invulnérables. Contre le guerrier
Achille, nul coup ne portait. Nul sabre ne pénétrait sa
peau. Alors qu’il était enfant, la mère d’Achille l’avait
trempé dans les eaux de la rivière magique Styx. Il était de
ce fait protégé de tous les dangers. Il avait toutefois une
faille. L’enfant était tenu par le talon pour ne pas être
emporté par le courant, l’eau magique n’avait pas recou-
vert cette petite partie de son corps. À l’âge adulte,
Achille paraissait aux yeux de tous invulnérable aux armes
de l’ennemi. Néanmoins, dans la bataille contre Troie, un
soldat ennemi, instruit par quelqu’un qui connaissait la
faiblesse d’Achille, visa de sa flèche le talon sans protection,
seul point susceptible d’être blessé. Le coup se révéla
fatal. Ainsi, aujourd’hui, l’expression « talon d’Achille » se
réfère à l’endroit de la personne, du plan ou de l’institution
qui est sans protection en cas d’attaque.
Le même principe s’applique aux dictatures impitoyables.
Elles peuvent ainsi être conquises, plus vite et à
moindres frais si leurs faiblesses peuvent être identifiées
puis attaquées de manière ciblée.
Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Nous n'accepterons jamais
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !
Enfants, que l'Honneur, la Patrie
Fassent l'objet de tous nos vœux !
Ayons toujours l'âme nourrie
Des feux qu'ils inspirent tous deux.
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Béninois cesseront
De chanter ce refrain terrible
Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé,
Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?
Ils viennent jusque dans vos bras,
Égorger vos fils, vos compagnes !
Que veut cette horde d'esclaves,
De traîtres, de rois conjurés ?
Pour qui ces ignobles entraves,
Ces fers dès longtemps préparés ?
Béninois, pour nous, ah ! quel outrage !
Quels transports il doit exciter !
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage !
Quoi ! des cohortes étrangères,
Feraient la loi dans nos foyers !
Quoi ! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers !
Grand Dieu ! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées !
Paroles :
Claude Joseph Rouget de Lisle
— Musique :
(Titre original : Chant de guerre pour l'armée du Rhin)
1792
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