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- Boni Yayi
La nouvelle de la mort du ministre Bernadette Sohoundji, actuelle directrice du Conseil national des chargeurs du Bénin a plongé le peuple béninois dans le deuil. Elle a été abattue froidement dans la nuit du lundi dernier à Pahou par des individus sans foi ni loi en quête de gain facile. Depuis l’annonce de ce drame, les commentaires vont bon train. On ne sait quelle mouche a pu piquer des politiciens proches du gouvernement du changement pour qu’ils sortent des radars et projecteurs pour retrouver sans aucune enquête sérieuse les auteurs de l’assassinat de Bernadette Sohoundji. A en croire leurs déclarations, la mort de la directrice générale du Cncb serait commanditée par l’opposition. Les propos tenus par les partisans de Boni Yayi ne sont pas de nature à préserver la paix dans notre pays. Ont-ils les preuves de leurs déclarations ? Ne cherchons pas de bouc émissaire dans ce dossier. Ce qu’ils auraient pu faire, c’est de demander aux autorités en charge de la sécurité dans notre pays est de mettre sur pied une commission d’enquête qui nous éclairera sur cet assassinat. Même si tous les coups sont permis en politique, il faut quand même avoir une petite jugeote au nom de la morale. Il est vrai que les élections s’approchent et qu’il faut trouver des dossiers pour discréditer ses adversaires politiques. On comprend donc que c’est un gros morceau que les partisans de Boni Yayi ont trouvé pour se venger de l’opposition qui les a accusés dans l’affaire de la disparition de Pierre Dangnivo. Mais cette fois-ci, ils sont allés trop vite en besogne puisque les partis de l’opposition ont profité des fausses notes des partisans de Yayi et du flou opaque dont le gouvernement du changement entoure le dossier Dangnivo pour critiquer le président de la République. Le seul conseil qu’on pourrait prodiguer aux politiciens proches de Boni Yayi est de tourner trois fois leur langue avant de parler afin de préserver la paix chèrement acquise à la conférence des forces vives de la nation. Que les partisans du président de la République cessent leurs agitations stériles car les temps ne s’y prêtent pas.
12-01-2011, Léandre ADOMOU
Fraternité
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