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21 janvier 2010


BENIN: L’Aéroport de Cotonou quadrillé par les services de renseignement



L’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou est désormais mieux sécurisé. La direction générale des services de renseignements y positionne depuis quelques temps ses agents. Ainsi plusieurs passagers en possession des montants astronomiques d’argent liquide butent sur le dispositif mis en place et sont contraints à payer des pénalités. La formule fait recette à l’Etat béninois.


La présence sécuritaire des agents des renseignements généraux à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou est en pleine réussite. Il est aujourd’hui aisé de se rendre à l’évidence que le contrôle a été renforcé depuis qu’ils ont insufflé un nouveau dynamisme au dispositif pour appuyer les professionnels composés des douaniers et par ailleurs, des policiers. En effet, on apprend que suite à des plaintes des agences étrangères de renseignements contre le Bénin, dont l’aéroport a été montré du doigt comme le maillon faible de la lutte contre le transport frauduleux des sommes astronomiques d’argent liquide et des produits prohibés, les autorités nationales en charge de la sécurité ont mis à contribution les services des renseignements. Ils coopèrent depuis lors avec la douane qui est de plus en plus dépassée par la ruse des passagers indélicats qui arrivent à passer les postes de contrôle, et ce, en possession des billets de banque dont le montant dépasse les 2 millions de fcfa, comme l’impose la réglementation au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Curieusement, force est de constater que la vigilance des agents de renseignements à l’aéroport de Cotonou a mis en lumière une défaillance dans la chaîne de contrôle du cordon douanier. Alors, les passagers transportant des valises contenant de l’argent liquide hors réglementation et qui échappaient au dispositif sécuritaire sont en difficulté. Ils tombent dans les mailles des services de sécurité.

 

Au bout de la chaîne, les agents de renseignements veillent au grain. Une série de coups de filets est à mettre à leur actif depuis qu’ils sont opérationnels. Des saisies successives d’argent liquide ont été annoncées ces derniers temps du côté de l’aéroport. Il y a peu de jours, plus de 2 milliards Fcfa ont été saisis auprès des opérateurs économiques libanais. On apprend qu’entre le week end dernier et le début de cette semaine, les agents de renseignements ont réussi d’autres importantes prises pour des montants qui varient d’un passager à un autre. On ne saurait avancer des chiffres précis, mais au bas mot, on parle de 300 Millions cfa.

 

 Récemment et comme c’est souvent le cas, des coupables d’une telle infraction ont été conduits devant les services spéciaux de l’aéroport pour le constat avant qu’on ne procède à la plastification des valises dont les clefs sont retournées aux propriétaires. En l’absence d’un dispositif à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin pour garder des sommes aussi astronomiques, les valises sont convoyées à la Direction générale des renseignements.

Conformément à la réglementation, celle-ci informe le Ministre de l’Economie et des finances, le cabinet militaire de la présidence de la République et les autorités douanières. En retour, l’argentier national indique la conduite à tenir. Selon nos investigations, après les dernières prises, les services de renseignements, après vérification en présence des coupables, ont transmis les colis saisis à la douane. Elle a sorti ses calculettes et les textes applicables à ses genres d’infraction qui datent depuis l’époque de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Bio Tchané. Conformément à cette disposition, la douane a prélevé une pénalité de 20% de la totalité de l’argent saisi, contre facture qu’elle a délivrée aux coupables. Cette pénalité dont une partie est versée au trésor public, sert également à récompenser les auteurs de ces coups de filet. La douane n’est pas exclue lors du dispatching. Mais la question qu’on se pose est de savoir, si la part qui doit revenir aux agents de renseignement leur parvient ? Selon nos investigations, rien n’est encore tombé dans leurs poches. N’empêche, ils continuent de traquer avec détermination, les trafiquants et parviennent à résister à la tentation devant ces sommes astronomiques. Même s’ils sont vus comme étant actuellement les parents riches de l’institution militaire pour avoir bénéficié de plusieurs mois de paiement d’arriérés de leurs primes, ils méritent un traitement particulier pour que la motivation ne déserte pas les esprits. Ce afin que l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin soit toujours considéré comme un aéroport sûr et sécurisé.

FN

Source: LEMATINAL

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Tag(s) : #Politique Béninoise
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