L’événement phare de la cérémonie de réception de l’hôpital chinois de Parakou jeudi dernier a été le coup de gueule de l’ambassadeur de Chine près le Bénin. Le diplomate chinois accrédité au Bénin, Geng Wenbing a exprimé toute sa colère face à un certain nombre de maux qui gangrènent l’administration béninoise. Ce dernier s’est insurgé contre l’absence de l’énergie électrique dans l’hôpital. En effet, le projet de construction de ce centre hospitalier prévoit son électrification par le gouvernement béninois. Mais des mois après l’achèvement des travaux par les entreprises chinoises, le gouvernement béninois n’a toujours pas exécuté son obligation. Un comportement qui a surpris l’ambassadeur de Chine qui dit avoir été déjà sollicité à plusieurs reprises pour procéder à la remise des clés du centre au gouvernement béninois.
Une fois à la cérémonie de réception, le diplomate a dénoncé les défaillances du système béninois. Il a parlé d’improvisation, de négligence et même de laxisme. Malgré les explications de la directrice de cabinet du ministère de la Santé Dorothée Yèvidé, la colère n’est pas retombée. L’ambassadeur de Chine a quitté les lieux juste après avoir respecté son engagement partenarial en remettant les clés au gouvernement béninois. A la suite de cet incident, les ouvriers chinois présents encore sur le chantier sont repartis sur Cotonou. Et aux populations de se demander pourquoi le gouvernement n’a pas respecté ses obligations en dépit des descentes répétées sur le chantier de Boni Yayi à chaque fois qu’il se retrouvait à Parakou. Pourquoi n’a-t-il pas assisté à la cérémonie ? Savait-il que l’hôpital est toujours sans électricité ? Autant de questions que se posent les populations de cette municipalité. En attendant d’y trouver des réponses, elles s’inquiètent déjà pour l’effectivité du démarrage des travaux de bitumage de la route N’Dali- Nikki- Tchikandou-frontière du Nigéria confiés à une entreprise chinoise. Toutefois, la Chine vient de découvrir les carences du gouvernement béninois. Et cet événement malheureux qui s’est produit à Parakou risque de déboucher sur un incident diplomatique entre les deux pays.
Jean HOUESSOU
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