Ils sont une dizaine à faire la pluie et le beau temps du régime du Changement. Une dizaine à battre en brèche les aspirations de l’homme de la Marina visiblement fatigué de ses « faux vrais amis ». En effet, il faut se prêter aux agitations de ces dix éléments neutres pour se rendre à l’évidence que le Changement prôné était depuis fort longtemps entaché par les mesquineries et les jeux de coulisses dont font souvent montre ceux-ci. Le régime du Changement a colporté dans sa geôlière certains hommes en passe de détourner le prince égaré dans ses ambitions. Alexandre Hountondji, Candide Azannaï, Maxime Houédjissin, Fred Houenou, Frédéric Béhanzin, Michel Alokpo, Amos Elègbè, Rachidi Gbadamassi et Lucien Médjiko sont entre autres éléments de l’arsenal infernal qui étouffe lamentablement le régime en place. Ce beau monde brille par les ratés dont ils gavent leur mentor. Au cas par cas, il faut recenser les nombreuses failles qu’ils créent au prince du Changement.
Premier sur la liste des vuvuzelas, Alexandre Hountondji est connu pour ses sorties médiatiques qui accouchent d’une souris pour le chef de l’Etat. Habile à répondre aux détracteurs, ce griot dépasse souvent les bornes en se perdant dans la démesure excessive. Démesure qui n’arrange rien dans le camp présidentiel qui nage dans les scandales. En droit de répliquer chaque fois que le besoin se faire sentir, le personnage a plus d’une fois cafouiller en prenant l’effet pour la cause et la cause pour l’effet. On se rappelle sa dernière sortie sur l’une des chaînes de la place. Un fiasco pour tout le régime en place. Un médecin de son état qui a oublié depuis belle lurette le serment d'hypocrate. Il doit se faire interner après la victoire de l'opposition républicaicaine en 2011.
Candide Azannaï : l’agitation est de mise ici. Avec son manque de patience, l’actuel ministre et porte-parole du gouvernement s’est déjà illustré plusieurs fois négativiste pour le régime pour avoir coup sur coup compromis le chef de l’Etat sur des dossiers sensibles tels la nébuleuse Icc/Services où il a nargué tous les épargnants spoliés. Ses discours dissonants ne sont que la preuve d’une perte programmée d’un régime en perte de vitesse. Va t-il retourner sa veste pour rejoindre l'original, la maison RB, quand son maître d'aujourd'hui rejoindra la prison civile de Cotonou ?
Maxime Houédjissin : c’est l’homme qui porte haut le flambeau du Changement dans la démesure. Il est à la limite du comble avec ses prises de positions farouches envers les potentiels ennemis du régime en place. Machiavélique comme acteur du Changement, celui-ci va même jusqu’à autoproclamer victorieux le président de la République pour les prochaines joutes électorales qui s’annoncent fatidiques pour lesquelles certains sondages le mettent en bas de l’échelle. Encore de la démesure n’est-ce pas ? Un comportement qui contraste avec les visions du Changement qui veut à tout prix s’accrocher au pouvoir.
Fred Houénou : la toute nouvelle recrue du Changement. Son nom aurait pu ne pas paraître dans cette liste, mais ses égarements et ses agissements à la limite, immatures lui donnent cet honneur. Ses rares apparitions de plus en plus inquiétantes ne sont que le signe extérieur d’un malaise latent. Pour avoir vendu à vil prix sa peau, ce bonhomme croyait ternir l’image des leaders de l’Union fait la Nation (UN). En faisant des affabulations sur le patrimoine immobilier du candidat de l’UN, celui-ci ébranlé, a fini par préférer le silence à la parole. Ce qu’il aurait dû faire depuis. Car quand on n’a rien à dire, on se tait. Où est donc passé ce griot du changement ? A t-il déjà payé toutes ses dettes à son créancier qui le menace jour et nuit ? Question pour ce canard boiteux qui nuit dangereusement au prince du Changement.
Frédéric Béhanzin : Le créateur du patriotisme zélé. Le fourvoyeur qui a monnayé ses savoirs pour que meurt le Changement avec ses idéaux. Placé à dessein pour attirer la jeunesse qui constitue un réservoir électoral incontestable, ce pire ennemi du régime n’a pas réussi cette noble mission à lui confiée. « Les patriotes » sont désormais en nombre réduit, très réduit. Comment peut-on suivre un homme sans grande ambition, a confié l’un de ces patriotes désillusionnés. Preuve palpable que le ver demeure dans le fruit et que le Changement n’est pas prêt pour décoller avec ce Cauris qui perd au jour le jour sa valeur marchande.
Michel Alokpo : l’homme de Dieu (ou du diable ?) qui marche sur la Bible, c’est certainement l’exemple à ne pas suivre. Il va falloir l’éclatement au grand jour de l’affaire ICC/Services et consorts pour se rendre compte véritablement de la chute libre de cet homme tant sur le plan spirituel que politique. Il est vrai qu’il s’est déjà illustré négativement avec sa Cena de toutes les surprises. Mais c’est encore plus désillusionnant avec cet abcès d’Icc/services où il se cogne la tête avec son autre frère en christ du nom de Zinzin. Approbations et répressions, tout ça !
Amos Elègbè : insatiable de la scène politique, tapis dans l’ombre, c’est lui qui fait et défait le Changement à sa guise. Plus calme et plus serein pour avoir été le mangemil de tous les régimes, cet élément que le prince du Changement croit indispensable pour son système ne pèse malheureusement que le poids du duvet. Il faut compter sur ses points de vue contradictoires et ses analyses quelques biaisées pour comprendre qu’il y a encore beaucoup de chemins à faire pour le chef de l’Etat dont l’écurie est à nettoyer avant les prochaines joutes. Sinon comment comprendre l’échec des régimes qu’il a fait. En 2011, il faudra se résoudre à rapatrier son épouse de diplomate de Bruxelles où elle se la coule douce depuis des années en violation des normes statutaires du coprs auquel elle appartient !!! Ce ne serait que justice pour son griot de mari.
Rachidi Gbadamassi : où va le Durr Barka qui se fonde comme un sucre dans l’eau ? Ce parti politique conçu exprès pour se faire une place sous le soleil du Changement existe-t-il toujours en terme de popularité et d’idéologie ? Gbadamassi n’est qu’un contre poids pour le Changement si on se réfère à sa carte de visite politique qui n’est pas impressionnant. Prenant le devant de la scène, ce griot compromet le Changement de l’Etat avec ses déclarations tendancieuses et à la limite ridicules. Ses déclarations qui débouchent sur des comptes rendus approximatifs.
Lucien Médjico : c’est le président des jeunes Turcs. Un drôle de mouvement politique qui entend œuvrer pour la réélection du chef de l’Etat. Sauf que l’invisibilité de l’homme ne permet pas de jauger les actions qui pourront accompagner ce rêve insoluble. Avec sa dernière sortie à Porto-Novo, Médjico ne s’est que signalé négativement lorsqu’il dit parler au nom des jeunes aguerris pour le Changement. Simplement un gyrophare qui s’allume de lui-même, cette histoire de Médjico.
Marcel NOUMON
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