COMMUNIQUE
Depuis la Conférence des Forces Vives de la Nation de Février 1990, le Bénin mène une expérience démocratique qui suscite l’admiration des grandes démocraties et fait des émules partout en Afrique.
Au nombre des avancées démocratiques qui font actuellement école dans certains pays africains figure en bonne place le regroupement, depuis environ trois ans, des principaux partis politiques du Bénin au sein d’un creuset dénommé « Union fait la Nation ». La naissance de ce creuset constitue un bouclier contre la perversion de la démocratie afin de redonner à la politique ses lettres de noblesse. Ce regroupement, fait exceptionnel en Afrique, a réussi à se donner un candidat unique à l’élection présidentielle de mars 2011.
Malheureusement, depuis la réélection contestée du Président Boni YAYI en mars 2011, le Comité des Cadres et Personnes Ressources pour la Consolidation des Acquis Démocratiques (CCPR-CAD) et le Groupe de Réflexion, d’Initiatives et d’Actions (GRIA) constatent avec regret qu’un parti membre de l’UN, notamment la Renaissance du Bénin (RB) ne cesse de poser des actes qui menacent dangereusement la cohésion du groupe.
C’est ainsi que, sous le prétexte de répondre à la main tendue du Chef de l’Etat, la RB a négocié et obtenu les postes de deuxième vice-président de l’Assemblée Nationale et de Ministre de l’Environnement de l’Habitat et de l’Urbanisme au sein du premier gouvernement de Boni YAYI 2, sans concertation ni discussion avec les autres composantes de l’UN.
Ce comportement politique consistant à prendre des libertés vis-à-vis des textes, de l’esprit et des objectifs de l’Union constitue un acte grave et participe de la perversion de la démocratie. C’est pourquoi le CCPR-GRIA :
Invite la Renaissance du Bénin et particulièrement son Président d’honneur, M. Nicéphore SOGLO, ainsi que sa Présidente fondatrice à prendre leur responsabilité historique. Ils ne peuvent entériner l’assassinat de l’espoir de tout un peuple, car l’Union fait la Nation est désormais un patrimoine collectif que personne n’a le droit de saborder. Ils doivent faire un choix clair entre leur camp naturel et d’origine, qui demeure l’Union fait la Nation, et la Mouvance Présidentielle de M. Boni YAYI ;
Encourage le Président de l’UN, M. Bruno AMOUSSOU, à maintenir ferme le gouvernail et à poursuivre sans désemparer l’œuvre de consolidation de ce regroupement que de nombreux démocrates apprécient, tant au plan national qu’international ;
Assure de tout son soutien moral le candidat unique de l’Union fait la Nation, Me Adrien HOUNGBEDJI, suite aux manœuvres qui l’ont privé de sa victoire à la dernière élection présidentielle. Au-delà de ces événements de mars 2011, il lui incombe plus que jamais la responsabilité politique d’user de toute son aura et de toute sa stature d’homme d’Etat pour assurer viabilité et pérennité à cette Union à laquelle il a si fermement cru et travaillé ;
Demande à tous les autres membres de la Conférence des Présidents de l’UN de rester soudés autour de ce « bébé » qui, quoiqu’on dise, demeure une contribution majeure du Bénin à la démocratie en Afrique.
En tout état de cause, l’Union fait la Nation constitue désormais une plate-forme incontournable de l’échiquier politique béninois. Il est impérieux qu’elle se consolide et qu’elle poursuive sa marche irrésistible vers l’avant contre vents et marées, sans se laisser émouvoir par les velléités de trahison d’où qu’elles proviennent.
Fait à Cotonou, le 13 Juin 2011 Ont signé :
1- DETCHENOU Antoine
2- DASSI Michel
3- AHOYO Jean Roger
4- BONOU Aristide
5- MOUDACHIROU Mansourou
6- FELIHO Edouard
7- ALAVO Auguste
8- ABADASSI Georges
9- GLELE Gbohaïda Lucien
10- AGOLI-AGBO Hyppolite
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