8 juillet 2010
Limogeage de Armand Zinzindohoué: Yayi perd un propagandiste
Le fauteuil que vient de laisser Armand Zinzindohoué ne restera pas inoccupé. Candide Azanaï a été choisi par le chef de l’Etat pour assumer l’intérim cumulativement avec l’Industrie en attendant une nouvelle nomination. Mais sur le terrain politique où la propagande fait partie des moyens les plus utilisés pour faire passer une idée ou une opinion, c’est un grand vide qui s’installe autour du chef de l’Etat.
Car, Armand Zinzindohoué est passé maître dans l’art d’user de la propagande et des mimiques pour vanter son chef, chanter sa gloire. Un rôle qu’il a du plaisir à incarner à chaque apparition publique en solo ou aux côtés du chef de l’Etat. Mis de côté cela, Armand Zinzindohoué est devenu par la force des choses un homme de réseaux qui sait tisser sa toile jusqu’à dans les couvents, les temples des religions traditionnelles et les chapelles des églises évangélistes dont il est un haut dignitaire. C’est aussi un homme qui sait mobiliser des marcheurs pour contrecarrer les actions des adversaires du régime au pouvoir. C’est un homme de cette trempe que Yayi Boni vient d’écarter de son sérail. Car, avec tout ce qui a été dit sur l’homme il sera moins entreprenant s’il doit continuer à travailler pour la réélection de Yayi Boni. De même, pour quelqu’un qui a de la facilité à mobiliser les ressources financières du haut de sa position de ministre de la République pour financer les activités politiques, il lui sera difficile d’entreprendre quoique ce soit après avoir la perte de ses attributions. Par conséquent, son soutien et sa détermination vont manquer au président de la République sur le chemin très tumultueux menant vers 2011. Mais attention ! Il ne faut pas sous-estimer celui qui pourrait être amené à le remplacer pour la fin du mandat de Yayi Boni. Candide Azanaï n’est plus à présenter sur ce plan. Bien rusé, son probable repositionnement ne doit pas faire sourire les responsables de la municipalité de Cotonou.
Le haut commandement à la présidence hier
La présence du haut commandement militaire à la présidence de la République hier était également liée au dossier Icc services. Les généraux de l’armée ont répondu à l’invitation du chef de l’Etat. Selon les indiscrétions Yayi Boni les a sollicités pour lui permettre de retrouver les autres responsables de Icc services qui sont en cavale. De concert avec leurs homologues de la police nationale, ils ont reçu pour mission de retrouver le Directeur général de la structure, Ludovic Dohou.
FN
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