Aube Nouvelle: 13/10/2010
Nathalie Hounvo -Yékpé de A à Z : « J’ai pensé plusieurs fois à me suicider... »
Nathalie Hounvo -Yékpé est actuellement l’actrice béninoise de cinéma la plus en vue. Jeune, belle et talentueuse, les coordonnées de celle qui aurait aimé être la fille à Mathieu Kérékou figurent dans les carnets d’adresse de tous les réalisateurs béninois et des agences de communication. L’orpheline précoce qui a payé ses études à coups de baby-sitting est devenue une véritable tête d’affiche du cinéma béninois dont elle dénie paradoxalement l’existence. Tous les personnages qu’elle incarne lui vont comme des gangs et elle passe de la planche au plateau de tournage sans transition. C’est autour d’un plateau de chocolat que la femme qui n’est très à l’aise qu’à poil chez elle, s’est dénudée de A à Z pour les lecteurs du quotidien Aube Nouvelle.
A comme Artiste : « Mon travaille consiste donc à jouer »
« Quand on veut parler d’un artiste qui évolue sur scène ou dans un film, on dit qu’il joue. Mon travaille consiste donc à jouer. Je m’amuse donc. Alors, généralement, je n’ai pas besoin de moments de loisirs. Mes moments de travail sont des moments de loisirs. Cependant, c’est que parfois, il y a de la tension et beaucoup de stress. Pour les autres, c’est-à-dire ceux qui ne sont de ma sphère professionnelle, je n’ai pas de travail. Je me souviens qu’un patron d’une grande boîte d’automobile a cru me rendre service en me proposant une fonction de commerciale dans son entreprise. Je ne m’y serais jamais épanouie. J’ai poliment rejeté l’offre. Il a été déconcerté par mon refus catégorique. Il me disait qu’il me proposait du travail, une vie normale. »
B comme Bijoux : « J’aime beaucoup les bijoux »
« Je suis une femme avant tout. J’aime beaucoup les bijoux. Pas trop extravagant, pas trop gros avec beaucoup de pierres. Quand je m’habille, j’aime mettre les petites chaines. Je fais souvent du lèche-vitrine, pas nécessairement pour m’acheter tout ce que je vois ; j’aime regarder les prix des bijoux… Et puis, j’ai beaucoup lu sur les Nathalie, la Rubie devrait me porter chance. J’attends alors que mon époux devienne milliardaire ou que moi-même je sois distribuée dans une série hollywoodienne pour m’offrir cette pierre. Maintenant, quand j’imagine que les métaux précieux sont généralement extraits en Afrique, je suis révoltée par rapport à l’état dans lequel végète le continent. »
C comme Crainte : « Quand il arrive des périodes où je suis très sollicitée, j’ai peur »
« Je crains de ne plus être utile dans quelques années. Ne plus être aussi sollicitée que je le suis en ce moment. Je ne sais pas ce que mon corps et ma voix deviendront. Ce sont les principaux instruments de travail d’un artiste comédien. Autant que je souhaite que beaucoup de jeunes filles embrassent le même métier que moi, autant j’appréhende qu’elles ne viennent me ravir la vedette et que d’ici quelques années, je ne serve plus à rien. Quand il arrive des périodes où je suis très sollicitée, j’ai peur de ce qui adviendrait de ma personne dans quelques années. »
D comme Début : « Puisqu’il me fallait une cabine…Je me suis inscrite à l’Eace »
« J’aime bien raconter mes débuts. Au fait très jeune, je me faisais courtisée par des amis qui sont artistes comédiens. Ils me sollicitaient sans cesse pour que j’intègre leur groupe de théâtre. J’ai finalement voulu tenter l’expérience. Je suis allée suivre les répétitions d’une compagnie de théâtre, j’ai reçu un texte. Dès la séance qui a suivi, je possédais déjà tout le texte du personnage que je devais incarner. Celle qui avait le rôle, une ancienne du milieu ne maitrisait pas son texte. Voilà comment je lui ravi la vedette. Après le Bac, je me suis inscrite en Fac sur le Campus d’Abomey-Calavi. Puisqu’il me fallait une cabine, je me suis inscrite un peu par opportunisme dans l’Ensemble artistique et culturel des étudiants, l’Eace. J’ai fait plusieurs sorties avec le groupe. Euloge Béo Aguiar m’a repérée et il m’a proposé un rôle dans son spectacle Dodaï, l’une des deux productions du Festival international de théâtre du Bénin, le Fitheb 2004. Un an seulement après avoir commencé le théâtre, j’étais déjà dans la cour des grands. Théodore Béhanzin, paix à son âme m’a suggérée à Ignace Yètchénou qui était à la recherche d’une comédienne de mon profil pour l’un de ses films. Celui-ci m’a fait signer un contrat. Après ces deux expériences, j’ai pris goût et naïvement, je me disais aussi que d’autres contrats suivront immédiatement. J’ai dû comprendre plus tard, que les contrats ne s’enchaînent que rarement. »
E comme EITB : « Dine Allougbine, comme j’aime à le dire, c’est mon papa au plan artistique… »
« Je suis allée au théâtre sans avoir vraiment lu entièrement une seule pièce de théâtre. C’est à l’Ecole Internationale de Théâtre du Bénin, l’EITB de Dine Allougbine, que j’ai appris le métier. Les cours sont organisés en stages et en ateliers. J’y ai rencontré aussi des metteurs en scène, des scénographes, des régisseurs, des comédiens de plusieurs nationalités qui m’ont beaucoup appris. Tout ceci m’a mis sur le chemin du professionnalisme. Dine Allougbine, comme j’aime à le dire, c’est mon papa au plan artistique. Il m’a accepté dans son école parce qu’il a cru en moi. Il a été d’ailleurs l’une des premières personnes à croire en moi. Il m’a adoptée. Il me fait confiance et c’est réciproque. La dernière fois où il a été sollicité pour donner une formation à des enfants au Maroc, il m’a envoyé le représenter parce que son agenda ne lui permettait pas de se déplacer.
F comme Folie : « J’ai quitté mon premier petit copain le jour de la Saint valentin… »
« La plus grande folie que j’ai faite et dont je me souviens, c’est d’avoir quitté mon premier petit copain, le jour de la Saint Valentin. Mais il le méritait vraiment. La plus grande que je souhaite faire, c’est d’aller jouer dans un film en Chine. Ils sont très disciplinés les Chinois et leur langue me semble mystérieuse.
G comme Goûts : « J’aime les hommes qui me dominent »
« Je mange tout, je n’ai pas véritablement une préférence. Au plan vestimentaire, l’essentiel pour moi est de me sentir à l’aise, je n’aime pas avoir à contrôler ma démarche. J’aime les tenues traditionnelles où je m’attache la tête. Je me sens plus femme. J’aime voyager. Je ne parle pas nécessairement de long voyage dans de grands pays. Mêmes les petits villages et les lieux sans grande importance pour le grand monde me conviennent bien. Pour ce qui est des hommes, j’aime les hommes qui me dominent, je cherche toujours chez l’homme, une certaine protection, de la sécurité. Cela ne tient pas à la taille même si souvent, je me suis retrouvée avec des hommes de grande taille »
H comme Hounvo-Yékpé : « Je devrais m’appeler Nathalie Dovonou »
« Mon père, tout petit, a été donné au Vaudoun Hêbiosso. Or, à l’époque, il était très apprécié par un missionnaire catholique qui a fini par l’adopter. Celui-ci a demandé et obtenu de mes grands parents d’emmener avec lui mon père à Dakar au Sénégal. Là-bas, il l’a baptisé Emmanuel et l’a inscrit à l’école. Quand on a demandé au petit Emmanuel son nom de famille, il a déclaré Hounvo-Yékpé au lieu de dire Dovonou. Voilà comment mon papa qui devrait s’appeler Emmanuel Dovonou est devenu à l’Etat-civil, Emmanuel Hounvo-Yékpé. Il a étudié l’agronomie, il est revenu travailler au Bénin avant de mourir très jeune à l’âge de 47 ans. Ses enfants sont donc les seuls à porter ce nom de famille unique. Je devrais m’appeler Nathalie Dovonou »
I comme Intérieur de femme : « A la maison, je reste presque toujours à poil »
« Chez moi, il y a beaucoup d’espace. Juste des fleurs, un tableau d’art, un solo sans moquette. Je déteste l’encombrement. Je n’aime pas le bruit. C’est l’endroit où je veux me sentir très relax après une journée de travail. D’ailleurs à la maison, je reste presque toujours à poil. »
J comme Jennifer Lopez : « Jennifer Lopez est pour moi un modèle »
« J’adore Jennifer Lopez. C’est l’actrice la plus naturelle que je connais. Elle est pour moi un modèle parce que c’est une fille qui est partie de presque rien et qui a réussi en travaillant énormément. C’est une grande actrice qui sait voyager entre les émotions. Même en chantant. Il suffit de voir le clip de son duo avec Marc-Angèle pour s’en convaincre. »
K comme Kérékou : « Kérékou, j’aurais voulu l’avoir comme papa »
« Bien que vous ayez souhaité que je choisisse autre mot commençant par K puisque mon prédécesseur dans cette rubrique a déjà parler de Kérékou, j’insiste et vous saurez pourquoi. D’abord, c’est un personnage que j’aime beaucoup. Ce n’est pas une simple personne ce Monsieur. C’est comme s’il avait été créé autrement lui. J’ai toujours dit que j’aimerais passer beaucoup de temps à discuter avec lui. Il sait dire beaucoup de choses en peu de mot. Avec lui, il faut savoir lire entre les lignes. Il n’est pas matérialiste, mais il aime être le leader. Ce n’est pas un sadique, mais c’est un manipulateur. Si ce que je dis paraît insolent, alors je dirais que c’est un marionnettiste. C’est vrai que cette attitude ne permet pas d’avoir la cohésion au sein d’un groupe. Je ne connais pas trop sa vie privée, je ne sais pas combien de fille il a, mais j’aurais voulu l’avoir comme papa. Je ne connais que quelques-uns de ses enfants que je vois à la télé, mais je remarque qu’ils n’ont pas la sagesse affichée par leur papa. Je crois qu’ils ne devraient pas attendre de vieillir avant d’être comme lui. »
L comme Liberté : « Je veux pouvoir toujours dire ce que je pense même si je ne pense pas avoir toujours raison »
« Je tiens beaucoup à ma liberté. Je ne parle pas de libertinage. Je continue d’être l’une des rares artistes à n’être membre d’aucune association ou syndicat. Je veux être libre de travailler avec tout le monde. Aussi, dirais-je que je veux pouvoir toujours dire ce que je pense même si je ne pense pas avoir toujours raison. Maintenant, les avis de mon époux et de ma famille comptent pour beaucoup dans le choix des films ou des spectacles de théâtre dans lesquels j’évolue parce que je veux qu’ils soient fiers de moi. »
M comme Maman
« Ma maman, c’était mon monde. Je croyais qu’en la perdant, que tout s’écroulerait en moi, que je n’allais pas survivre. Je l’ai perdu il y a moins de quatre mois et je suis en voie de devenir moi-même mère. »
N comme nulle
« C’est vrai que je réussis toujours tout ce que j’entreprends, mais au plan professionnelle je dois dire que c’est très difficile pour moi de réussir à pleurer quand il le faut. Je suis presque nulle en la matière. J’ai du mal à maitriser la technique, si bien qu’il me faut me torturer, puiser dans ma vie ce qui s’est mal passé pour obtenir des pleurs. Après, je suis épuisée. »
O comme Ousmane Sembène : « …Il a fait savoir aux africains qu’ils peuvent faire du Cinéma »
« Ousmane Sembène, c’est le réalisateur qui a fait savoir aux africains qu’ils peuvent faire du Cinéma. Dans mes rêves, je me voyais jouer dans l’un de ses films. J’en ai parlé à Joseph Kpobly qui m’a fait la promesse de lui en dire un mot. Mais il est décédé avant de tenir sa promesse et puis, le réalisateur est décédé lui aussi. »
P comme Prisca Pereira : « Prisca Pereira, c’est une véritable amie »
« Prisca, c’est ma meilleure amie. On s’est rencontré par hasard en 2003. Mais c’est comme si nous avions toujours vécu ensemble. Elle me connaît plus que tout le monde. Elle m’a donné beaucoup de joie et ce qui est extraordinaire chez elle, c’est qu’elle ne me juge jamais. C’est une véritable amie. Elle est convaincue que le bébé que j’attends naîtra le jour de son anniversaire. Elle l’appelle d’ores et déjà ‘’Picho’’ comme elle. »
R comme Réussir ma vie : « Réussir ma vie, pour moi, c’est progresser dans ma carrière et d’être une bonne mère »
« Réussir ma vie, pour moi, c’est progresser dans ma carrière, participer à des créations et à des tournages à l’international, être présente sur de grands festivals. Sur un autre plan, réussir ma vie, c’est réussir à inculquer aux enfants que j’aurai, le goût du travail bien fait. Leur apprendre à ne rien attendre des autres, considérer toute main qui leur est tendue comme une faveur et la prendre à sa juste valeur. Si je réussis tout cela, j’aurais réussi à être une bonne mère, j’aurais réussi ma vie. »
S comme Succès : « …J’avais du mal à me faire à l’accent canadien »
« Mon plus grand succès en tant qu’artiste, je l’ai senti quand en 2008, quand j’ai évolué dans un spectacle à Québec au Canada lors du sommet de la Francophonie. La salle où nous avons joué devrais contenir pas mois de 5.000 personnes dont beaucoup de diplomates de différentes nationalités. Le spectacle, c’est en fait un match d’improvisation qui a mis aux prises deux équipes. La première était constituée de comédiens canadiens et la deuxième de comédiens de nationalités diverses. Le match est officié par un arbitre qui sort un thème et chacune des deux équipes dégage un comédien pour le représenter. Moi, j’avais du mal à me faire à l’accent canadien. Si bien que mon interlocuteur, je l’écrasais souvent. J’ai cristallisé toute l’attention du public et, à la fin du spectacle, toute la presse internationale ne voulait que moi, pour les interviews. »
T comme Tuteurs : « J’ai pensé plusieurs fois à me suicider »
« J’ai connu beaucoup de tuteurs. Après le décès de mon père, ma mère s’est remariée. J’avais 3 ans. Ma grand-mère ayant supposé que je serais encombrant pour maman, m’a élevé jusqu’à l’âge de 12 ans. Après le Cep, j’ai rejoint ma maman mais deux ans après, j’ai dû la quitter parce qu’il y avait trop de problème. Je me suis retrouvé avec une cousine. Avec elle je vivais très mal. A un moment donné, j’en ai eu marre, j’ai pensé plusieurs fois à me suicider. Au collège, j’étais très brillante et une camarade qui n’était même pas de ma classe s’est liée d’amitié avec moi. Comme j’allais régulièrement la voir chez elle, ses parents qui ont vu vent de mes déboires se sont rapprochés de ma cousine pour solliciter auprès d’elle, de leur permettre de les prendre avec eux. Voilà comment des inconnus sont devenus mes tuteurs. Mais après, ça s’est mal passé avec la maman de ma copine m’aimait tellement que sa fille en était devenue jalouse. Elle a commencé à inventer plein d’histoires. N’en pouvant plus de jouer aux juges entre nous d’eux, mes tuteurs m’ont demandé de quitter leur maison pour que la paix y revienne. Je me suis une fois encore retrouvée avec maman. Il faut dire cependant que de tout en temps, je me suis payer moi-même mes scolarités avec l’argent que je gagnais avec mes jobs de vacance. Le retour chez ma maman n’était qu’une situation transitoire en fait. Puisqu’on était en vacance, j’ai répondu à une annonce de Radio Tokpa pour prendre un poste de ‘’domestique’’ dans une maison. Dans les locaux de la radio, j’ai vu une dame qui cherchait une domestique. Elle m’a proposé de travailler chez elle et qu’en retour, elle m’achète les fournitures scolaires dont j’ai besoin. Une fois le marché conclu, j’ai effectivement travaillé toute la période des vacances durant. Elle a été très gentille avec moi. Elle m’a même proposé de résider chez elle après les vacances. J’ai accepté l’offre. Seulement, je ne m’attendais pas trop avec son garçon. J’ai alors décidé de quitter cette famille lors des congés de Noël. Je crois que je dois remercier sans exception toutes les personnes qui m’ont reçu dans leur maison. »
U comme Université : « Je rêvais d’être journaliste comme Annick Balley et Jocelyne Alladayè »
« Enfant, je rêvais d’être journaliste comme Annick Balley et Jocelyne Alladayè mais au collège, je me suis intéressé aux sciences. Je voulais finalement devenir médecin surtout chercher pour trouver un remède qui puisse guérir ma maman qui était malade. J’ai fait la série D et j’ai eu 18 en Biologie au Bac. J’ai échoué au concours d’entrée à la FSS. Par contre, j’ai été reçue au test mais faute de moyens pour payer mes scolarités, j’ai dû renoncer à mon rêve et je me suis inscrite en Faculté à l’Université d’Abomey-Calavi. Au fait, je n’avais aucune idée de la filière qu’il me fallait choisir. Mon inscription en géographie s’est faite par tirage au sort. J’ai fait ma licence en géographie, mais je n’ai pas pu soutenir mon mémoire de maitrise.
V comme Vengeance
« Le mot vengeance n’existe pas dans mon vocabulaire. Mais il fallait le faire savoir »
W comme Wagon : « Je continue à préférer le train à l’avion »
Le mot wagon me rappelle un tragique accident de train. C’était en 1992, je voyageais en train avec un de mes oncle qui travaillais à l’Ocbn. Nous étions installés dans l’un des derniers wagons en, compagnie d’un des amis à mon oncle. Celui-ci ne comprenant pas qu’un cheminot puisse occuper les derniers wagons du train nous a invités à rejoindre les premiers wagons. Prié par mon oncle de nous devancer, il n’a pas eu le temps de s’installer quand la voiture a été percutée par un camion. Nous étions à la hauteur de Kilibo. Je n’ai jamais vu autant de blessés et de mort de toute ma vie. Et pourtant, je continue à préférer le train à l’avion dont le bruit au décollage et à l’atterrissage fait souffrir mes pauvres oreilles trop sensible. C’est un calvaire pour moi, toutes les fois que je dois me déplacer en avion.
X (Ras)
Y (Ras)
Z comme Zeynab
: « Beaucoup de chose en elle qui me plaisent chez Zeynab »
« J’étais très jalouse de Zeynab au début. Je trouvais qu’elle avait beaucoup de chance d’avoir tout ce dont elle a certainement rêvé. J’étais au lancement de son album et je suis dit que c’aurait été moi qui lançais mon film. Après, je me suis rendu compte de ce que c’est beaucoup de travail derrière. Elle chante juste. Je ne suis pas spécialiste de la chanson mais je crois qu’elle chante juste et beaucoup de spécialistes sont d’avis qu’elle chante juste. Seulement, ces derniers temps, je la sens silencieuse. Alors si elle me lit, je lui dis Zeynab, ‘’move your body’’ enfin que je puisse être encore plus jalouse de toi. En fait je me suis rendu compte que je suis jalouse d’elle parce qu’il y a beaucoup de chose en elle qui me plaisent. C’est difficile d’assumer sa fonction d’artiste, de s’occuper d’un époux et des enfants puis de rester tout le temps belle et attirante. Je dis chapeau Zeynab. »
Réalisation : Sosthène SEFLIMI
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