Certains résultats agités ça et là pourraient ne pas être pris en compte par la Cour Constitutionnelle, seule institution mandatée par la Constitution pour valider le scrutin du 13 mars 2011. Plusieurs bureaux de votes fictifs voire plus de la centaine sont découverts et des contestations parviendront bientôt à la Cour.
La fiabilité du scrutin du dimanche 13 mars 2011 est remise en cause dans plusieurs communes. Selon les discussions en cours dans plusieurs états-majors qui disposent des preuves probantes, plusieurs bureaux de vote fictifs ont été découverts. Et ces états-majors s’activent pour mettre à nu la supercherie du scrutin dont certains qualifient déjà leur résultat de victoire propre. Les résultats de ces bureaux fictifs compilés par certains candidats pourraient leur faire reprendre leurs calculs à la baisse. La surprise pourrait donc être grande pour certains, vu l’ampleur de la multiplication frauduleuse de bureaux de vote que la cour ne saurait tolérer. D’autres précisions seront données sur des localités dans une prochaine parution.
Guy Constant Ehoumi
Appréciation du scrutin présidentiel du 13 mars 2011: Ces observateurs étaient en ballade à Cotonou
Les observateurs dépêchés à Cotonou dans le cadre du premier tour de l’élection présidentielle du 13 mars 2011 ont pour la plupart achevé leur mission hier mardi 15 mars 2011. Avant l’audience que leur a accordée le Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi, ces observateurs, qu’ils soient de l’Union Africaine, de la Cedeao, de l’Oif, de la société civile africaine, du groupe des experts électoraux africains ou internationaux, ont animé des conférences de presse pour faire part de ce qu’ils ont pu observer. A les entendre, le scrutin présidentiel du 13 mars 2011 s’est bien déroulé au Bénin. Et c’est pour eux le lieu de saluer la maturité du peuple béninois qui a participé au scrutin dans le calme. Mais au-delà de ce satisfecit, ces observateurs, toute tendance confondue, n’ont pas été curieux de constater que les Béninois sont allés aux urnes sans qu’on ne connaisse véritablement de quoi retourne le fichier électoral. Au Bénin, le scrutin présidentiel du 13 mars dernier s’est déroulé sans liste électorale. Aucune information officielle et exacte n’a circulé sur le nombre de votants. De la même manière, il n’y avait aucune précision sur le nombre exact de bureaux de vote ouverts. Dans ces conditions, peut-on vraiment dire qu’il y a eu élection au Bénin ? Au-delà de ces irrégularités basiques, d’autres constats sur le terrain révèlent un nombre non négligeable de bulletins nuls, la violation à dessein du caractère secret du scrutin avec des votes en plein air au vu et au su de tout le monde à certains endroits et une insuffisance caractérielle des agents électoraux. Certains observateurs ont eu le courage d’en parler. Mais les autres qui étaient en ballade à Cotonou n’avaient rien vu. Ainsi va l’observation des élections en Afrique hélas !
Affissou Anonrin
Résultats provisoires et partiels: Voici le trio émergent de Tchaourou
Selon la Coordination électorale départementale du Borgou, le candidat Boni Yayi viendrait en tête dans sa commune Tchaourou. Il serait suivi du candidat Abdoulaye Bio Tchané.
Même si les résultats provisoires sont contestés par certains candidats qui dénoncent des bourrages d’urnes et d’autres irrégularités, les résultats partiels et provisoires obtenus auprès de la Ced Borgou pour la commune de Tchaourou se présente comme suit: Boni Yayi 58.136 suffrages, Abdoulaye Bio Tchané 4594, Adrien Houngbédji 507. Ce trio serait suivi des candidats Christian Enock Lagnidé qui totalise 318 suffrages et Cyr Kouagou qui aurait réuni 317. Dans le même temps, on retient avec précision selon cette coordination départementale que les résultats provisoires à Parakou donneraient : Boni Yayi 61.703, Abt 12.126, Adrien Houngbédji 9287 et Issa Salifou 433. A Banikoara, le résultat serait : Boni Yayi 53411, Abt 4057, Adrien Houngbédji 433 et Issa Salifou 1732. Ces résultats partiels et provisoires restent à valider par la Cour Constitutionnelle à qui les cantines sont en train d’être envoyées pour lui permettre d’évaluer le scrutin et de juger de sa validité.
Guy Constant Ehoumi
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