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BENIN - Présidentielles de février et mars 2011: KESSILE TCHALLA CANDIDAT POUR CORRIGER LES ERREURS DE BONI YAYI

  

 

21 jan, 2011 | Par Guy QUENUM

 

L’ancien ministre Késsilé Tchalla de la Santé du régime du Changement a enfin rompu le silence après son départ du gouvernement de Boni Yayi. Hier jeudi 20 janvier 2011, il a été l’invité de l’émission « Zone franche » de Canal 3 – Bénin. Occasion pour lui de dire toute sa déception de la gestion du Bénin par le président Boni Yayi et de déclarer sa candidature à la prochaine élection présidentielle de février et mars 2011 afin de corriger ses erreurs.

  

Délocaliser le palais de la Marina et les ministères de la ville de Cotonou pour Porto-Novo, ville reconnue capitale du Bénin depuis mai 1894. Rendre Cotonou une véritable capitale économique du Bénin en faisant d’elle, une ville de service. Redonner confiance aux partenaires et bailleurs de fonds pour redresser le secteur de la santé. Avoir une législation qui permette aux étrangers de s’installer et d’investir au Bénin. Exploiter l’atout géographique du pays pour y développer l’Agriculture. Construire un aéroport international sécurisé capable de desservir les pays frontalier tel le Nigéria. Créer des emplois aux jeunes et développer la politique des infrastructures routières. Déléguer les microcrédits aux privés et augmenter la mise. Développer une politique d’encouragement des universités privées en matière d’enseignement supérieur. Ce sont-là, entre autres éléments constitutifs du projet de société du docteur Késsilé Tchalla, ancien ministre du président Boni Yayi, qui vient de s’ajouter à la liste des candidats à la prochaine élection présidentielle. Il a dévoilé ces perspectives hier au cours de l’émission « Zone franche » de Canal 3 – Bénin. En effet, pendant le débat, il s’est prononcé sur nombre de questions.

  

 

Un humiliant limogeage…

  

 

Le ministre Tchalla considère son départ du gouvernement du président Boni Yayi comme une humiliation. A l’écouter lors de l’émission à propos, c’est dans un couloir du palais de la Marina qu’il a appris son limogeage à la télévision par une bande défilante alors qu’il attendait le chef de l’Etat pour un dossier. Selon le médecin de haut rang natif du département de la Donga, l’actuel locataire du palis de la présidence ne l’a pas consulté avant de l’éjecter du navire du Changement. Et pourtant, il avait obtenu des résultats probants à la tête du ministère de la Santé à l’instar du projet de construction d’un hôpital de référence de prestation de service de santé à vocation sous-régionale d’un coût global de 500 milliards de francs CFA qui devait être construit sur un site dans la zone de Glodjibé. Ce qui l’a amené à indiquer que cette humiliation est sa rédemption. Car, il l’assume si le président Boni Yayi en avait besoin pour le développement du Bénin.

  

De la question du fameux arrêté ministériel relatif aux primes de risque

 

On se souvient comme hier que l’argument avancé par le gouvernement pour justifier le limogeage du ministre Tchalla est la co-signature de l’arrêté ministériel qui a institué la prime de risque des agents du secteur de la santé. En son temps, le ministre Victor Tokpanou, Porte-parole du gouvernement avait même animé un point de presse pour montrer à la face du monde que la décision avait été prise unilatéralement par le ministre de la Santé et son collège de l’Economie et des finances d’antan, Souley Mana Lawani et que le gouvernement encore moins le chef de l’Etat n’était au courant. Hier jeudi, la vérité a jailli avec la version du ministre incriminé. En effet, selon Késsilé Tchalla, une telle décision ne pouvait pas être prise sans l’accord un Conseil des ministres. Pour lui, l’institution de cette prime qui coût 03 milliards de nos francs par an a été bel et bien homologuée en Conseil des ministres et même le chef de l’Etat en était bien informé. A l’entendre, « il s’agit de l’usure » même s’il a précisé que le montant provient des bailleurs et que la vie des Béninois n’est pas comparable à ce montant.

 

Késsilé Tchalla condamne l’assignation du FUOSS par le gouvernement

 

Selon l’invité de Brice Houssou et de Malik Gomina qui a observé une minute de silence en mémoire des filles et fils du Bénin qui ont été sacrifiés sur l’autel du Changement à cause des mouvements de grève sans service minimum, il y a un seul vol que Dieu ne condamne pas: celui commis lorsqu’on a faim. Et c’est ce qu’on observe dans le secteur de la santé aujourd’hui. A l’en croire, une sage femme est à moins de 90.000 fCFA et une infirmière, à moins de 70.000fCFA. Ce qui ne les suffit pas et les amène à voler même des médicaments pour survivre. Pour lui, le gouvernement devrait régler ce problème pour éviter la colère divine. Ce n’est donc pas normal que le gouvernement assigne en Justice ces agents mécontents qui ont faim et qui ne demandent que l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. C’est pour cela qu’il a martelé qu’il leur donne non seulement raison mais les soutient dans leur combat. Il est allé plus loin en indiquant que les 03 milliards par an ne peuvent pas être substitués aux nombreux fils du Bénin qui ont perdu la vie à cause de la politique d’usure du gouvernement.

 

L’affaire acquisition de scanner et Cen-Sad Gates

 

Au cours de l’émission d’hier, l’affaire relative à l’acquisition de scanner pour le secteur de la santé et celle ayant rapport à l’organisation du 10e sommet de Cen-Sad n’ont pas été occultées. En effet, s’agissant de l’acquisition de scanner, l’ancien ministre de la santé a précisé que le marché n’a jamais été attribué en sa présence encore moins sous son autorité. Ce qui lui fait dire qu’il n’en est pas concerné. Selon ses propos, plusieurs commissions d’enquête ont été mises sur pieds et ont vérifié sa gestion sans rien trouver. C’était simplement une manière pour rechercher de pou sur un œuf. Il dira qu’à cause de sa sincérité et honnêteté, ses détracteurs n’ont pu le plonger. C’est aussi le cas dans la scabreuse affaire de Cen-Sad. Selon le ministre Tchalla, le dossier relatif au secteur de la santé a été traité clairement, nettement et honnêtement. Ce qui a fait que le ministère qu’il a géré n’a pas été cité parmi ceux impliqués dans le scandale. Même s’il a évité de se prononcer sur le dossier qui est pendant devant la Justice.

 

Enfin, pour conclure son intervention, le ministre Késsilé Tchalla, candidat à la prochaine élection présidentielle a rendu hommage au président Mathieu Kérékou qui reconnaît la valeur des agents du secteur de la santé et est attaché à l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.

 

 

Hubert DJOGUE



 

 

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Tag(s) : #Politique Béninoise
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