Jeudi 23 septembre 2010
BENIN - Présidentielles de mars 2011: Les 10 prétendants au fauteuil présidentiel
En dehors des trois gros morceaux dont les candidatures ne font plus l’ombre d’aucun doute, sept (07) autres petites candidatures non moins importantes sont maintenant annoncées pour briguer la magistrature suprême. Au nombre de ces dernières on peut citer :
Marie-Elise Gbèdo
Habituée à la course depuis deux élections Marie-Elise Akuavi, représentant la gent féminine ne se fera pas conter l’événement de mars prochain. Elle est bel et bien dans la course. Sa réaction contre l’histoire des 100 millions illustre bien la rage de cette tigresse de la classe politique béninoise de ne rater pour aucune raison cette échéance.
Enock Christian Lagnidé
Recalé pour les législatives de mars 1999 sous la coupole du Map, le jeune ministre Christian Lagnidé pense qu’il est maintenant temps au vu de la taille de ses ailes de prendre sa revanche sur l’histoire. Depuis donc sept (07) mois le milliardaire béninois, patron de Nasuba et LC2 international a déjà pris la mesure de l’aventure même si cela reste encore sous le sceau du secret, compte aller à la conquête du fauteuil que son mentor, Kérékou, laissait à Boni Yayi il y a environ 5 ans.
Pierre Osho
Voilà quelqu’un qui a raté d’un cheveu le fauteuil présidentiel en 2006. Déclaré dauphin du vieux caméléon, Pierre Osho avait toutes les chances si l’ex- chargée de mission, Madame Chantal Idohou n’avait pas versé dans son gari 06 ‘’Adjandjan’’ de sable rendant ainsi impropre à la consommation son business. Aujourd’hui, l’ancien révolutionnaire et fidèle de Kérékou pense que l’heure de son couronnement a sonné. Et comme en témoigne ses dernières tournées et ses propres déclarations, Pierre Osho alias fofo Peter est candidat.
Zul-kiful Salami, l’increvable
L’homme dont l’intelligence est aussi vaste que les limites de la terre, le polyglotte, le titulaire d’un PHD vraie version, ancien ministre de Kérékou et actuel conseiller ministre du général président, Bozizé, pense à juste titre, lui aussi, que 2011 est sa chance pour mettre réellement au service du Bénin ses références internationales. Zul, le pieu, le digne descendant du prophète Mahomet (Paix et Bénédiction sur lui) sera encore le candidat de l’Islam à cette campagne.
Kessila Tchalla
Inconnu au bataillon, mais reconnu bon serviteur de la nation au département de la santé publique, Kessila Tchalla, médecin traitant d’une bonne partie des chefs d’Etat du monde a des raisons pour prendre sa revanche sur Boni Yayi qu’il a aidé à installer à la Marina. En effet , l’homme des réseaux et l’une des fortunes du Bénin veut bien faire appliquer dans la commune qu’il partage avec Abt que c’est le droit d’ainesse qui va peser à la candidature de mars 2011.
Le candidat X
Au nombre des candidatures qui vont surprendre bien des Béninois et qui ont toutes les chances de faire mouche se trouve celle d’un ancien ministre de Kérékou. Il y travaille depuis 4 ans. Sans tambour ni trompette, monsieur X (contacté, il nous a interdit de prononcer son nom) qui connaît bien le Bénin du nord au sud et de l’est à l’ouest et à qui Kérékou a donné la chance de marquer positivement le pays, a la faveur des dieux de la politique pour tirer son épingle du jeu en mars prochain. Après une petite enquête, c’est la surprise de cette prochaine campagne.
Lehady Vinagnon Soglo
Plébiscité à la tête de la Renaissance du Bénin, le jeune maire de la commune de Cotonou, tout en étant membre de l’Un a des raisons et pas des moindres d’être candidat en mars prochain. Son seul blocage pourrait être l’éventualité d’une montée en flèche de l’aura présidentiel du candidat désigné de l’Union, maître Adrien Houngbédji. Mais le fait qu’on soupçonne de gros kilogrammes de plomb dans les ailes du leader tchoco-tchoco pour un vrai décollage, va probablement aiguiser, l’envie et le besoin du tout nouveau patron des renaissants de réaliser son rêve.
Abdoulaye Bio Tchané (Abt)
Il fait partie de ceux qu’on appelait gros morceaux plus haut. Sa candidature est une malédiction qui ronge totalement les chances de Boni Yayi. Ayant trop de sympathisants dans le sud du pays pour avoir su tisser sa toile d’amis à son passage au ministère des finances sous Kérékou, Abdoulaye Bio Tchané a de fortes chances d’être le président à l’issue de la bataille de mars 2011. Des sondages très sérieux le positionnent favori au second tour.
Adrien Houngbédji
Tchocooo-tchocooooo !!! Et il vous répondra en privé que l’heure a sonné, c’est maintenant son tour. De point de vue expérience, c’est le favori qui compte à son compteur le plus d’heures de vol parmi les prétendants pour le fauteuil présidentiel. Ajouté au fait qu’il est le candidat désigné de l’immense majorité de la classe politique béninoise, nul doute que Houngbédji est sur le papier, le prochain président. A condition qu’il sache utiliser les consignes de sa voix intérieure.
Boni Yayi, le milliardaire
Il est le plus musclé financièrement de tous ceux qui sont inscrits dans les starting-blocks. C’est encore lui qui a la faveur des moyens de l’Etat pour faire campagne à l’américaine. Heureusement pour les autres candidats qu’il est vomit de tous les opérateurs économiques et autres grosses fortunes du Bénin surtout celles comme Talon, Aladji Sasif qui avaient joué au fou en brûlant leur fortune à son profit en 2006. Rongé par Icc-services, le mémo de Soulé Mana Lawani, celui de Zinzindohoué, tout ceci pimenté par la foi des travailleurs (syndicalistes Azoua, Issè Iko, Lokossou et les autres) de l’effacer de la Marina, Boni Yayi quoique favori sur papier, a tout d’un bois mort pour cette élection.
Le Béninois Libéré
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