Mardi 29 mars 2011
COMMUNIQUE DE PRESSE N°9
BENIN: ROBERT DOSSOU, SENS DESSUS DESSOUS
« TO LIE OR NOT TO LIE, THAT IS THE QUESTION »
(Mentir ou ne pas mentir, telle est la question)
William Shakespeare adapté à Dossou
Les anglais, puis Montesquieu à leur suite, avaient lancé l’idée de la séparation des pouvoirs en pouvoir Exécutif (le gouvernement), pouvoir Législatif (le Parlement) et pouvoir Judiciaire (les Juges).
Au Bénin, voilà qu’après le Parlement, qui a voté à l’unanimité la traduction de YAYI en Haute Cour de Justice, les Juges exercent librement leur pouvoir, et, signe des temps, tous les manifestants arrêtés et emprisonnés jugés après les « Marches de la Liberté » de Cotonou et Porto-Novo ont été INNOCENTES et libérés immédiatement. Le Matinal titre ce mardi 29 mars 2011 :
« Les militants de l’Alliance ‘’Union fait la nation’’ arrêtés samedi dernier lors de la marche de contestation des résultats de la présidentielle passée à Porto-Novo, ont tous recouvré ce mardi 29 mars 2011 leur liberté. En effet, après un procès qui a duré un peu plus de trois heures, ils ont été libérés pour insuffisance de charges ».
Hier, le Matinal titrait :
« Accusés d’incitation à la rébellion le député Akotègnon et consorts libérés par la justice. Alors que le commissaire central de la ville de Cotonou rêvait de voir le député Raphaël Akotègnon menottes aux mains et jeté en prison, la justice a décidé de le laisser tranquille. Le prévenu et trois autres personnes accusés de troubles à l’ordre public, d’incitation à la rébellion en raison de leur présumée participation aux manifestations postélectorales du jeudi 24 mars 2011 à Cotonou ont comparu 24 heures plus tard devant le Tribunal correctionnel saisi, qui a prononcé la relaxe pure et simple ».
C’est extraordinaire, après le Parlement, voilà que la Justice avance sans craindre de déplaire à l’autocrate : BRAVO.
Quel exemple. Quel courage. Oui, quel courage ! Beaucoup de pays tyrannisés auraient aimé avoir le courage de ces Juges Béninois qui libèrent les innocents amenés devant eux par les milices du dictateur. Sans bruit, sans peur, sans complexes, éclairés par les lumières de la Liberté, les Juges de Cotonou et Porto-Novo ont laissé au fourreau le Glaive de la Justice que le tyran leur demandait de lever : « ils ont été libérés pour insuffisance de charges » « la justice a décidé de les laisser tranquille ».
Quel respect pour nos ancêtres, quel exemple pour nos fils et nos filles ! Quelle claque pour les valets malfaisants aux ordres de l’injustice et de la répression. Quelle glissade éhontée et ridicule pour le commissaire central de la ville de Cotonou !
Mais quel jugement sur le fond ! Quelle justification ! Quelle meilleure façon de démontrer que, contrairement à ce que dit la presse aux ordres dont les porte-plumes ont sur le cou la marque du collier estampillé «Yayi », qui écrivent en boucle et à profusion des salissures sur le Président élu Adrien HOUNGBEDJI, alors que le pouvoir judiciaire, en les libérant tous, montre à l’encan qu’il ne s’agissait que de manipulations policières grossières magnifiquement déjouées par les juges libres.
Non ! Minables escribouilleurs de pacotille qui, vautrés dans leur fange, attendent une miette de purin de la gamelle que Yayi, qui les méprise, et, en la leur tendant en se pinçant le nez, heureux d’avoir de telles larves obéissantes, mais marri et furieux de n’avoir que la lie pour le servir quand les plus libres sont en même temps les plus intelligents et les plus courageux.
Non ! Vils pourceaux momifiés, punaises radioactives, déchets de préservatifs, sachez que Gandhi lui-même avait, à l’avance, déjoué vos calomnies, vos médisances, vos injures et vos diffamations, ayant dit : « L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se mutiplie ».
Alors, maintenant, mon Cher Dossou, on s’attaque à toi, oui, bien sûr, on sait que tu es sens dessus dessous, car, voyant après ces jugements de la Liberté, qu’après le Pouvoir Parlementaire, le Pouvoir Judiciaire s’exprime librement - fusse en s’opposant au roi Boni 1er - tu sais que le 3ème pouvoir, le pouvoir exécutif en est à sa phase terminale. Le Conseil Constitutionnel fait partie, à sa manière - bien que tu saches qui t’a fait roi - du pouvoir Judiciaire.
Mais votre rôle, à vous, juges Constitutionnels, ton rôle à toi, mon Cher Dossou , vont être quelque chose de capital.
Mon Cher Dossou, tu as en main les recours, les magnifiques recours, dont tu sais pertinemment qu’ils sont pleinement justifiés.
Nous savons, mon Cher Dossou, car nous ne sommes pas naïfs, et nous avons nos services de renseignement nous aussi, que TU SAIS TRES BIEN QUE CES RECOURS SONT PARFAITEMENT JUSTIFIES. Tu le sais aussi, Yayi est un Has been, ce n’est plus le bon cheval, il est lâché de partout.
Alors, Dossou, fais ton boulot, fais du droit, reconnais et fais triompher la Vérité et la nullité de ces élections maffieuses. Que le Conseil Constitutionnel dont tu es le Chef, s’honore par l’application du droit et la reconnaissance de l’évidence.
ANNULATION ! ANNULATION ! ANNULATION !
Tu auras la réputation d’un Homme d’Etat, dans tous les sens du terme, il te sera beaucoup pardonné, ouvrier de la dernière heure au service du Bien, tu seras loué par les générations et les générations, car en cette période cruelle que certains n’hésitent pas à définir comme la PLUS CRITIQUE DE NOTRE HISTOIRE, tu auras refusé de mentir, tu auras été, en cheville ouvrière de l’annulation de ces élections à la Néron qui font de notre peuple la risée de la Communauté internationale et tu éviteras que la répression du Dragon agonisant mette le bénin sang dessus, dessous. Merci de ta compréhension, Camarade. Je t'appelle Camarade car, souviens-toi, dans un passé pas si lointain, tu fus encarté chez les Communistes Dahoméens !!!
« To lie or not to lie, that is the question ! »
Le choix doit être fait, ce n’est pas dans des auto-mémoires tardives ou posthumes que la vraie histoire des EVENEMENTS d’aujourdhui se fera. C’est ici, et maintenant ! Sens dessus dessous, Dossou, sens dessus dessous à ces élections de marmiton !!!
UNDB
/image%2F1217104%2F20191118%2Fob_f52d34_benoit-illassa-et-patrice-talon.jpg)