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Un an après leur entrée au gouvernement: Quel bilan pour les 17 ministres du roi Boni 1er ?
 
 

mercredi 21 octobre 2009, par DP Le Grand Journal

 

 

22 octobre 2008- 22 octobre 2009, un an déjà que des personnalités ont eu la confiance du président Yayi. Qu’ont-elles pu faire par rapport à leurs domaines de compétences pour honorer la République ? Revue de troupe des ministres qui viennent de faire un an au gouvernement.

 

 

Dans le lot, il y a Mamata Djaouga de l’Artisanat, Marie Joe Meba de la Famille, Réckyath Madougou de la Micro finance, Alassane Séidou de la Décentralisation, Etienne Cossi des Sports, Zachary Baba-Body en charge des Relations avec les institutions. Aussi doit-on évoquer Bernard Lani Davo de l’Enseignement secondaire, Nicaise Fagnon des Transports, François Abiola de l’Enseignement supérieur, Léandre Houaga des Petites et moyennes entreprises, Issa Badarou de l’Economie maritime, Jean-Marie Ehouzou des Affaires étrangères. Il faut signaler que Barthélemy Kassa des Recherches pétrolières, Kint Aguiar de la Fonction publique, Victor Topanou de la Justice, Issifou Takpara de la Santé et Félicien Tchabi de l’Enseignement primaire sont également concernés.

 

Si on devait nous évertuer à apprécier la qualité du travail abattu au regard de la mission à eux assignées par le chef de l’Etat, on pourrait dégager trois pistes de réflexion. La première a trait à ceux qui méritent la prime à l’efficacité. Ensuite, on a les ministres « gaffeurs » et enfin les éternels tourneurs en rond.

 

On admire leur inertie

 

Dans cette dernière catégorie, ils sont très nombreux à avoir passé un an à ne rechercher que leur identité dans la fente de l’esprit.

 

Marie Joe Méba de la Famille est restée inactive dans son département où elle ne file pas le parfait amour avec son personnel qui boude depuis des mois.

Mamata Djaouga trop taciturne qui a hérité du maroquin de l’Artisanat a passé le clair de son temps à faire la ronde autour des foyers des artisans. Depuis un an, aucune réforme structurelle n’a pu être élaborée pour rendre la destination Bénin plus alléchante pour les touristes étrangers.

Alassane Séidou de la Décentralisation n’a pas été à la hauteur de la tâche. Au contraire, certains élus communaux comme ceux de Dangbo et de Lalo l’accusent d’être de connivence avec certains de leurs collègues d’obédience FCBE pour fragiliser la décentralisation. Comme dans la cour du roi sans autorité, certains des préfets ont pris des décisions en violation des textes de la République sans qu’il ne réagisse. Et le comble, c’est le décret N° 2009-413 du août 2009 transmis à l’Assemblée nationale qui prévoit des gouvernorats comme dans l’Ex Zaïre de Mobutu.

 

Bernard Lani Davo de l’Enseignement secondaire ne peut se targuer d’un bilan reluisant. Les actions politiques inefficaces pour le compte de Boni Yayi dans le Mono/ Couffo ont pris le pas sur les critères de performances d’un ministère aussi névralgique.

 

Issa Badarou de l’Economie maritime qui avait au début le vent en poupe est aujourd’hui à la traîne pour n’avoir pas su gérer le dossier des véhicules d’occasion. D’où de fréquents remous ces derniers temps.

 

Il en est de même pour le ministre François Abiola de l’Enseignement supérieur qui a plus retroussé ses manches pour des activités politiques dans le Plateau que pour des initiatives pour un élan de la recherche dans notre pays et pour de meilleures conditions de travail aux étudiants et aux professeurs du supérieur.

 

Léandre Houaga a hérité voici un an des Petites et moyennes entreprises, un secteur sensible au Bénin. Mais trop chloroformé en tant que ministre, le titulaire de ce portefeuille n’a pas pu combler les attentes de la jeune génération qui est portée sur l’initiative privée.

 

Barthélemy Kassa des Recherches pétrolières a fait trop de tapage autour de puits de pétrole sans qu’aucune perspective d’avenir ne se dégage.

Kint Aguiar à la Fonction publique n’a pas comblé les attentes. A couteaux tirés aussi bien avec son personnel qui réclame des conditions décentes de travail qu’avec les centrales syndicales qui lui reprochent ses manœuvres dilatoires dans les négociations. Il affiché son incapacité sur le dossier de reversement des agents contractuels.

 

Ils ont creusé le cœur des Béninois

 

Au lieu de servir la République, certains ministres ont préféré percevoir sur le mode habituel des dérives du Changement. Ce rôle qu’ils ont joué, ils l’ont fait avec un culte déconcertant contre les intérêts des Béninois. C’est ainsi que leurs gaffes ou la gravité des actes de leur gouvernance non exemplaire ont marqué les esprits durant l’année qu’ils ont passée à la tête de leur ministère.

 

Dans cette catégorie, on retrouve nombre de ministres. C’est le cas de Réckyath Madougou de la Micro finance qui a vitupéré l’ancien président Mathieu Kérékou dans un brûlot intitulé « Mon combat pour la Parole ».

 

On peut évoquer Zachary Baba-Body en charge des Relations avec les institutions qui a été dénoncé par la société civile par rapport à son coup de force en ce qui concerne la désignation de leur représentant à la Commission politique de supervision de la Lépi.

 

Nicaise Fagnon des Transports s’est également illustré par des propos dangereux à Dassa qui ont donné des sueurs froides dans le dos des démocrates épris de paix.

 

Jean-Marie Ehouzou des Affaires étrangères avec le dossier du colonel Simon Idohou qui ne remplit pas les conditions selon le syndicat des diplomates mais qui était pressenti pour être le représentant du Bénin à New york a terni son image. Avec sa diplomatie des petits pas, il a fait piètre figure dans le dossier de la candidature de notre compatriote Tidjani Serpos à l’Unesco.

 

Sur ce dernier dossier, le ministre Félicien Tchabi de l’Enseignement primaire a produit une grande œuvre bornée. Jusqu’à présent les Béninois continuent de maugréer à cause des conditions dans lesquelles la candidature de Serpos a été retirée en plein scrutin.

 

Si Victor Topanou de la Justice devait faire son bilan, le dossier de l’arrestation du maire de Dangbo doit peser du fait du rôle qu’il aurait joué quand on se réfère au message téléphoné que lui a envoyé son collaborateur.

 

Issifou Takpara de la Santé doit avoir un bilan contrasté. C’est sous sa tutelle que durant trois mois, le corps soignant a refusé de soigner les malades. Une situation qui a fait des centaines de morts dans les centres de santé et les hôpitaux du Bénin.

 

L’hirondelle qui ne fait pas le printemps

Etienne Cossi des Sports semble être le seul qui se départit de tout le reste en ce qui concerne la prime à l’efficacité. En effet, après ses erreurs de jeunesse, ses tergiversations au début de sa mission, il s’est ressaisi en optant pour des réformes structurelles dans ses domaines de compétence en particulier en ce qui concerne le football. Aussi a-t-il contribué à la qualification des Ecureuils à la Can 2010 en Angola. Comme leur apport n’a pas été d’une qualité certaine, on n’est pas étonné de constater que la gouvernance de Yayi ne peut-être qu’exécrable.

Réalisé par Amêgny Lahamy


 

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Tag(s) : #Politique Béninoise
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