Publié le 13 février 2010
La liste des candidats à la prochaine élection présidentielle dans notre pays ne parviendra pas à battre le record de vingt six (26) candidats établi par celle d’avril 2006. C’est le constat qui se découle de différentes analyses au vu de la nouvelle configuration de la scène politique nationale. En effet, au fur et à mesure que cette échéance électorale se profile à l’horizon, le jeu des regroupements et autres accords entre les acteurs de la scène politique met en lumière les perspectives de voir cette élection enregistrer un nombre moyen de postulants à la magistrature suprême du Bénin.
En effet, l’effectivité de la convention nationale constitutive de l’Un des samedi 30 et dimanche 31 janvier dernier et le soutien de plus en plus affiché de certains candidats à l’élection présidentielle de 2006 à d’autres probables candidatures, laisse entrevoir la possibilité d’assister à un nombre restreint de candidatures au cours de cette échéance déjà annoncée comme l’une des plus palpitantes de la jeune histoire démocratique du Bénin. A cet effet, l’éventualité d’une candidature unique au sein de la coalition l’Union fait la Nation permet déjà d’envisager un seul porte flambeau de l’opposition entre plusieurs leaders de formations politiques habituées aux joutes électorales notamment Me Adrien Houngbédji du Parti du renouveau Démocratique (Prd), Lazare Sèhouéto de Force Clé, Idji Kolawolé Antoine du Mouvement africain pour la Démocratie et le progrès (Madep), Léhady Vinangnon Soglo, tous candidats en 2006 ou Emmanuel Golou, probable successeur de Bruno Amoussou pour le compte du Parti Social Démocrate (Psd). De même, les soutiens du médecin colonel Soulé Dankoro à l’éventuelle candidature de Abdoulaye Bio Tchané (Abt) , Kamarou Fassassi et Séverin Adjovi à l’Union fait la Nation, Richard Sènou, Me Lionel Agbo, Idrissou Ibrahima et Raphiou Toukourou au Dr Boni Yayi, le décès de Richard Adjaho et la nomination de Luc Gnacadja à la tête d’une organisation onusienne fait le lit à des candidatures soutenues par d’anciens candidats au détriment de celles personnelles. Ainsi, cette situation née de la volonté commune des acteurs politiques d’œuvrer à la crédibilisation de l’activité politique, laisse présager au cours des prochaines joutes électorales, des candidatures de moins en moins fantaisistes, basées sur de véritables projets de société et porteuses de perspectives nouvelles et prometteuses pour l’activité politique au Bénin. Dans cette vision, le regroupement initié par les forces politiques au sein de l’union fait la Nation constitue un précédent salutaire pour notre pays.
Jean-Claude DOSSA
/image%2F1217104%2F20191118%2Fob_f52d34_benoit-illassa-et-patrice-talon.jpg)
