23/11/2010
Feu Pascal FANTODJI, Chef historique du Parti Communiste du Bénin avait déjà conforté les préoccupations de Sylvain Timsit dans « Les dix stratégies de manipulation de masses » :
Critique de la théorie et de la pratique
actuelles des grands bourgeois :
contre la "guerre silencieuse" et pour
une nouvelle époque révolutionnaire au monde.
Extraits du Rapport rédigé et présenté par Pascal FANTODJI, Premier Secrétaire du PCB
,Adopté à l’unanimité par la Conférence des cadres du PCB tenue à Cotonou le 21 juin 2008
.(texte intégral en fichier attaché)
Je voudrais procéder ici à une critique d’un document intitulé "Manuel de programmation en recherche opérationnelle". L’importance de ce document ainsi que celle de sa critique sautent aux yeux dès qu’on en aborde la sorte de préface à une édition postérieure à l’an 2000. Je commence par reproduire la préface de cette édition ici concernée. Voici la sorte de préface :
« Le document suivant, daté de Mai 1979, a été trouvé le 7 Juillet 1986 dans un photocopieur IBM acheté à une vente de surplus militaire.
Négligence ou fuite intentionnelle, il semble que ce document ait été en la possession des services secrets de l’US Navy.
Le document, par sécurité, ne porte pas la signature de l’organisation dont il provient. Mais des recoupements d’informations et de dates laissent supposer qu’il pourrait s’agir du Groupe de Bilderberg, un "club de réflexion" qui rassemble des personnes extrêmement puissantes des mondes de la finance, de l’économie, de la politique, de l’armée et des services secrets.
Le document se présente comme un "manuel de programmation" de la société, apparemment destiné aux nouveaux membres de l’organisation.
Ce document pourrait aussi avoir été écrit par un auteur de science-fiction inspiré, ou par un journaliste bien informé. Vrai ou faux, l’important est que les stratégies qui sont décrites ici sont très largement appliquées dans les orientations de l’économie et de la société depuis 30 ans, dans tous les pays occidentaux, et avec une remarquable synchronisation.
Publié en annexe du livre "Behold a pale horse" de William Cooper, Light Technology Publishing, 1991
».Que cette édition date d’après l’année 2000 tient à un élément de la postface relative à une appréciation de la politique américaine par François Mitterrand, appréciation rapportée dans un commentaire d’un "entretien privé de cet homme d’Etat à la fin de sa vie" ("cité dans Courrier International du 13 avril 2000").
Le document qui commence effectivement après cette préface se termine à la page 29 avec ces trois mots : "Fin du document".
Notre critique supposera la lecture déjà faite par notre lecteur. Nous en reproduirons de larges extraits dans notre texte pour en faciliter la compréhension.
Cette préface est anonyme. Elle ne permet pas de dire si le ou les auteur(s) ont participé à l’élaboration du document. Elle est suffisamment confuse comme si elle se voulait intentionnellement telle de sorte que seuls les initiés puissent en saisir toute la portée et la plénitude. Toutefois, il apparaît déjà dans cette préface que le document traite du comportement que devraient avoir les hommes bien pensants face aux questions de la vie et de la société selon les auteurs. Elle affirme que les stratégies qui y sont développées étaient "très largement appliquées dans les orientations de l’économie et de la société depuis 30 ans, dans tous les pays occidentaux, et avec une remarquable synchronisation".
Il y a là une introduction au document, introduction qui doit être complétée par les trois premières lignes du "Manuel" :
« Bienvenue à bord.
Cette publication marque le 25ème anniversaire de la Troisième Guerre Mondiale, appelée "guerre tranquille", et conduite en utilisant des armes biologiques subjectives, qualifiées "d’armes silencieuses". »
Il me semble que beaucoup de gens, lorsqu’ils sont pressés de connaître le contenu d’un manuel, ils en lisent l’introduction puis se précipitent sur la conclusion avant de chercher à regarder certains chapitres "dignes d’intérêt". J’agis souvent de la sorte. Je ne vous dirai pas ce que j’ai fait réellement dans le cas présent. Je vous invite à regarder tout de suite ce que j’appellerais conclusion du document et qui consiste en ses sept derniers alinéas ; c'est-à-dire sa 29ème et dernière page. Je la reproduis ici.
« Si les gens se souciaient réellement de leur prochain, ils contrôleraient leurs appétits (avidité, procréation, etc.) afin qu’ils puissent ne pas avoir à compter sur un crédit ou un système d’assistance sociale.
Puisque la majorité du public ordinaire n’exercera pas une telle restriction, il n’y a que deux alternatives pour réduire l’inductance économique du système :
1) Laisser le peuple s’entre-tuer dans la guerre, ce qui aura pour seul résultat la destruction brutale de la vie sur terre.
2) Prendre le contrôle du monde par l’utilisation "d’armes silencieuses" économiques, sous la forme d’une "guerre tranquille", et réduire l’inductance économique à un niveau sûr, par un processus d’esclavage et de génocide.
La dernière option a été retenue comme la meilleure option évidente. A ce point, il doit être clair comme du cristal pour le lecteur pourquoi le secret absolu est nécessaire à propos des armes silencieuses. Le public ordinaire refuse d’améliorer sa propre mentalité et sa foi en son prochain. Il est devenu une horde de barbares proliférants, et à proprement parler, un fléau sur la face de la terre.
Ils ne se soucient pas de la science économique pour apprendre pourquoi ils n’ont pas été capables d’éviter la guerre en dépit de la moralité religieuse, et leur refus religieux ou auto-gratifiant de traiter les problèmes planétaires rend la solution de ces problèmes hors de leur portée.
Ceci est laissé aux quelques-uns qui veulent réellement penser et survivre comme les plus aptes à survivre, et résoudre les problèmes pour eux-mêmes comme pour ceux qui sont réellement conscients. Autrement, la révélation publique de l’arme silencieuse détruirait leur seul espoir de préserver la graine de la future véritable humanité. »
En dehors du vocable "inductance économique du système", cette conclusion me semble suffisamment claire et facile de compréhension. Je ne dis pas que l’on doive être d’accord avec, au contraire ! Je veux tout simplement dire que les idées des auteurs sont très claires et nettement exprimées.
Ils disent en substance : les hommes ne sont pas spontanément malthusiens et pourtant, & nbsp; & nbsp; & nbsp; & nbsp; & nbsp; c’est ce qui devrait être et les hommes les plus instruits (?), les plus cultivés (?), les plus dignes de reproduction pour la "bonne" reproduction de la vie devraient réduire les autres à l’esclavage et au besoin procéder à des génocides par l’utilisation "d’armes silencieuses". Et tout cela, au mépris des préceptes moraux et religieux, etc. L’autre alternative conduirait à la destruction totale de la vie sur terre et comme l’on ne voit pas un autre terme, on la balaie d’un revers de la main.
Voilà le programme ; le programme de la société. Un programme en œuvre depuis déjà 30 ans ; un programme à enseigner aux "hommes les plus conscients" qui devront se mettre à l’appliquer pour eux-mêmes, malgré eux, exactement comme indiqué dans le "manuel de programmation en recherche opérationnelle".
Et lorsque, toute votre vie durant, vous avez avec beaucoup de vos semblables lutté contre toute réduction à l’esclavage sur terre, contre toute exploitation de l’homme par l’homme, alors on ne peut que s’indigner face à ceux qui recommandent la non révélation publique de l’arme silencieuse. Des questions se posent aussitôt.
1°) Les auteurs du document en cause craignent-ils ceux qui seraient incapables de le comprendre comme ils le souhaitent ?
2°) Et comme la dernière phrase dudit document permet de répondre à la question précédente par l’affirmative, que pense-t-on faire réellement si ce manuel fuyait réellement vers ces hommes ainsi craints ?
3°) Et comme ce document est aujourd’hui rendu public, la réponse à la seconde question n’est-elle pas déjà mise en œuvre ? Ne peut-on pas penser que quelque part, nous assistons à une diversion ?
4°) Il y a comme un mépris pour la majorité des hommes de sorte que le respect des principes démocratiques semble sous la plume des auteurs du manuel comme l’un de ces préceptes à ignorer dans cette guerre silencieuse qui préserverait la graine d’une future et véritable humanité.
5°) Quels sont alors les objectifs réels des auteurs du manuel et quelles stratégies mettent-ils en œuvre pour les atteindre ?
6°) Les objectifs contraires à ceux de la question précédente sont-ils plus humains et accessibles ? Dans l’affirmative, comment les préciser et comment mettre en œuvre les stratégies permettant de les atteindre ?
Notre critique tentera de répondre implicitement à toutes ces questions. D’entrée de jeu, nous ne trouvons une cohérence du manuel qu’avec l’adhésion aux thèses malthusiennes qui supposent une croissance exponentielle de la population du monde face à une croissance linéaire de la production des biens et ressources naturelles. Nous ne nous contenterons pas d’une réfutation de ces thèses. Nous ne la tenterons même pas. Nous opposerons tout simplement notre démocratisme aux auteurs du manuel et sur cette base nous essayerons d’examiner ce qui devrait être notre comportement face aux stratégies qui y sont définies. Alors, on pourra prouver comment notre méthode et la pratique qui en découle peuvent faire peur aux auteurs du manuel et doivent leur faire peur. Car au fond, les auteurs du manuel et leurs épigones entendent mener une guerre permanente qu’ils gagnent chaque jour dans la mesure où ils la pérennisent. Et si nous ne voulons plus d’une telle guerre, il s’agit alors dans la mesure où "Manuel" ne dédaigne pas les génocides, de lui déclarer la guerre et de la gagner effectivement. Dès lors que "Manuel" craint la déclaration d’une guerre contre lui, c’est qu’il se sait vulnérable et déjà vaincu par une telle déclaration par laquelle nous devons chercher à prouver que nous atteindrons par notre victoire des objectifs à bien définir et insoupçonnés de "Manuel".
Il nous faut pour cela définir notre stratégie avant de déclarer la guerre. Notre stratégie bien définie suppose une connaissance parfaite de la stratégie ou des stratégies de l’ennemi ainsi que les conditions de ses changements de stratégie. Nous partirons donc des données historiques et naturelles (empiriques) de la société ainsi que des stratégies de"Manuel".
Si les hommes sont parfois amenés à faire la guerre sous la conduite de leurs dirigeants (politiques ou sociaux), ils n’aiment pas la guerre dans leur majorité et se rebellent souvent contre elle surtout lorsqu’ils la considèrent comme injuste. La guerre permanente de "Manuel" est-elle une guerre juste ou injuste aux yeux de la majorité des hommes ? Le caractère injuste de cette guerre n’est plus à démontrer, puisque "Manuel" affirme qu’elle est dirigée contre la majorité des hommes et qu’elle conduit à un génocide finalement voulu et avoué. Nous pouvons affirmer dès lors que nos objectifs stratégiques généraux sont l’exact opposé des objectifs de "Manuel".
La stratégie première de "Manuel" indiquée en page 18 du document est établie comme suit : Je reproduis ici toute la page.
« Diversion, la stratégie première
« L’expérience a montré que la méthode la plus simple pour rendre efficace une arme silencieuse et gagner le contrôle du public est de maintenir le public ignorant des principes basiques des systèmes d’un côté, tout en le gardant dans la confusion, désorganisé et distrait avec des sujets sans importance réelle de l’autre côté.
Ceci est obtenu en :
1. décourageant l’activité de leurs esprits ; sabotant leurs activités mentales ; fournissant des programmes d’éducation de basse qualité en mathématiques, logique, design des systèmes et économie, et en décourageant la créativité.
2. encourageant leurs émotions, augmentant leur égocentrisme et leur goût pour les activités émotionnelles et physiques, en :
a) multipliant des affronts et attaques émotionnelles (viol mental et émotionnel) au moyen d’un barrage constant de violence, de guerres, de sexe dans les medias – en particulier la TV et les journaux.
b) leur donnant ce qu’ils désirent – en excès – "junk food" pour l’esprit, et en les privant de ce dont ils ont réellement besoin.
3. réécrivant l’histoire et la loi, et soumettant le public à des distractions, en étant ainsi capable de déplacer leurs pensées de leurs besoins personnels vers des priorités extérieures hautement fabriquées.
Ceci prévient leur intérêt et leur découverte possible des armes silencieuses et de la technologie d’automatisation sociale.
La règle générale est qu’il y a un profit dans la confusion ; plus la confusion est grande, plus le profit est grand. Ainsi la meilleure approche est de créer des problèmes, et ensuite d’offrir des solutions.
Sommaire de la diversion
Médias
: Garder l’attention du public adulte distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle.Enseignement
: Garder le public ignorant des véritables mathématiques, de la véritable économie, de la véritable loi, et de la véritable histoire.Spectacles
: Maintenir le divertissement public en-dessous du niveau de la sixième.Travail
: Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser ; de retour à la ferme avec les autres animaux. »
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