Notre pays le Bénin, est depuis quelques temps en proie à une insécurité dépassant toutes les normes.
L’angoisse se lit désormais sur tous les visages. Avilis, meurtris, affamés, ruinés par des scandales de tous genres, les Béninois doivent désormais faire face à une nouvelle forme d’insécurité qui n’est ni plus ni moins qu’un terrorisme d’Etat. Les Béninois doivent s’attendre désormais de leur Gouvernement non pas la sécurité, mais à l’alerte à l’insécurité.
Les enlèvements, les assassinats et les disparitions n’ont jamais atteint un niveau aussi élevé dans notre pays.
Plus grave, on nous dit que ce n’est que le début de ces opérations qui visent à détruire systématiquement tous ceux qui ne marcheraient pas pour soutenir les scandales du changement.
Ainsi, après les menaces proférées en permanence contre Monsieur Armand ZINZINDOHOUE et ses proches, c’est aujourd’hui le tour de Monsieur LAWANI Soulé Mana de subir la torture morale avant son éventuel assassinat. Dans ce cadre, un ministre du Gouvernement, en l’occurrence le ministre Grégoire AKOFODJI s’est rendu au domicile de Monsieur LAWANI Soulé Mana lui disant ceci ‘’l’opposition veut t’assassiner et faire porter la responsabilité au Président YAYI Boni. J’ai informé aussitôt le Président de la République qui a promis de vérifier l’information. C’est après vérification que je suis envoyé par la haute autorité te voir pour te proposer une garde rapprochée et une sécurisation de ta maison’’.
Cette démarche appelle deux questions :
1-Pourquoi le Chef de l’Etat qui a été mis au courant du plan d’assassinat de LAWANI n’a pas déclenché l’opération visant à mettre hors d’état de nuire les commanditaires ?
2-Quel intérêt l’opposition a t-elle à assassiner LAWANI alors que l’on sait que son mémorandum sur le palais des congrès et le centre international de conférences de Cotonou a éclaboussé durablement le Président YAYI Boni et que son deuxième mémorandum l’achèverait à coup sûr ?
Non, le peuple béninois ne peut plus être dupe aujourd’hui des montages du pouvoir.
Les Béninois savent désormais que c’est au sommet de l’Etat que s’organisent les enlèvements et les assassinats.
Nous voulons par la présente déclaration prendre le peuple béninois et la communauté internationale à témoin sur les menaces que le pouvoir profère contre les citoyens qui courageusement ont décidé de tourner la page de l’arbitraire, de la corruption, du vol, des assassinats et du pillage de l’économie nationale.
Le peuple béninois est et doit être libre de choisir ses responsables sans intimidation.
En tout état de cause, le Président YAYI Boni qui a menacé à plusieurs reprises de mettre le ‘’pays à feu et à sang et de bousiller les cadres’’ sera tenu pour responsable de tout ce qui adviendrait de la sécurité des acteurs politiques de notre pays en général, et de cette des sieurs Lawani et Zinzindohoué en particulier.
Nous avons besoin de ces hommes pour faire la lumière sur deux scandales majeurs de l’ère du changement.
Le Bénin est un pays de paix.
Le Parlement béninois dit non à la violence.
Le Parlement béninois dit non à l’insécurité.
Le Parlement béninois dit non à l’arbitraire.
Le Parlement béninois dit non aux menaces de mort.
Tous ensembles pour la sauvegarde de la démocratie.
Fait à Porto-Novo, le 27 septembre 2010
Les groupes parlementaires :
Sursaut patriotique ;
ADD-Paix et Progrès ;
ADD-Nation et développement ;
PRD ;
G13.
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