| Laurent Gbagbo s’est piegé lui-même en consentant librement à la certification du processus électoral ivoirien par l’ONU Afrik.com : L’annonce des résultats le jeudi 2 décembre par la CEI, au lieu de la veille qui était le délai imparti par la loi, est-elle liée au fait que vous attendiez d’êtres sûrs aux Nations unies, certificateur du processus électoral, de vos chiffres ? Hamadoun Touré : Ca n’a absolument rien à voir. Nous avons utilisé nos propres méthodes [2] pour nous assurer que le résultat correspondait à ce qui était ressorti des urnes. Nous avions fait le même exercice lors du premier tour. Afrik.com : C’est la première fois dit-on que les Nations unies sont certificateur d’un processus électoral en Afrique. Vous confirmez ? Hamadoun Touré : Absolument. Afrik.com : C’est ce mandat particulier des Nations unies qui explique l’unanimité de la communauté internationale autour du départ de Laurent Gbagbo ? Car contester les résultats de cette présidentielle, c’est revenir sur les accords signés et remettre en cause d’une certaine manière le droit international, notamment l’arbitrage des Nations unies... Hamadoun Touré : Au-delà du droit international, c’est contester ses propres engagements. Personne n’a obligé les Ivoiriens à choisir cette voie. Ils ont demandé aux Nations unies de les départager. Nous avons certifié et un camp a exprimé son mécontentement quant au résultat de la certification. Afrik.com : Les chiffres de l’ONU ne sont donc ni ceux de la CEI ni du Conseil constitutionnel ? Hamadoun Touré : Effectivement. Les écarts se sont réduits au fur et à mesure que les résultats se sont affinés mais la marge a toujours été constante. Afrik.com : Le mandat de l’Onuci est reconduit pour six mois alors que Laurent Gbagbo en souhaite la fin. Quelle issue voyez-vous à cette crise ivoirienne ? La pression internationale arrivera-t-elle à bout de la résistance du président sortant ? Hamadoun Touré : Je ne peux pas répondre à cela mais je sais que la pression internationale est forte. Je sais aussi qu’il faut que la raison et la sagesse prévalent dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire parce qu’on ne peut pas vivre en permanence dans cette tension. Le pays est pratiquement à l’arrêt. Le gouvernement actuel est reclus dans un hôtel. Le gouvernement sortant refuse de partir et ne peut pas voyager parce que des sanctions frappent la plupart des membres du gouvernement. Des vices de procédure Ainsi le Conseil constitutionnel n’a pas le dernier mot sur le processus électoral, contrairement aux arguments avancés par le camp Gbagbo. Outre ce point, Roland Adjovi soulève des points de procédure qui annihilent les décisions de l’institution ivoirienne : « Le président du Conseil Constitutionnel, Paul Yao N’Dré, ne pouvait pas venir s’exprimer sur les antennes de la télévision nationale ivoirienne pour affirmer, d’une part l’invalidité de la déclaration de la CEI et, d’autre part la primauté de la décision à venir du Conseil constitutionnel, sans une réunion préalable de l’institution. Au mieux, Paul Yao N’Dré ne pouvait que relayer une décision quelconque du Conseil constitutionnel, mais en aucun cas s’exprimer en son nom. Par ailleurs, il est matériellement impossible que le Conseil constitutionnel ait pu examiner en 24h les requêtes en annulation et se prononcer ensuite comme il l’a fait, sans même avoir entendu les autres parties au processus électoral notamment celle accusée d’avoir profité des irrégularités ». Enfin, dernier argument avancé par Roland Adjovi. : « Il semble, même si ce point reste encore vérifier, que le Conseil constitutionnel a crédité Laurent Gbagbo, en valeur absolue, de plus de voix que la CEI. Voici un exemple pour illustrer mon propos : supposons que selon la CEI, Gbagbo récolte 100 voix contre 130 pour Ouattara. Après examen du contentieux, le Conseil constitutionnel déclare Gbagbo victorieux avec 110 voix contre 90 pour Ouattara. C’est anormal si l’on se souvient que les requêtes introduites par le camp Gbagbo demandaient l’annulation du scrutin dans certaines parties du pays au motif de violations variées. Le Conseil constitutionnel pouvait donc annuler mais non reporter les voix de sorte à accroître les voix obtenues par le candidat Gbagbo ». Laurent Gbagbo, qui s’est encore prévalu de la légalité ce mardi, n’a pas le droit de son côté. En acceptant les fameux accords de Pretoria, Laurent Gbagbo, qui a la fâcheuse réputation de se dédire, s’est enlisé dans un marécage juridique où la Côte d’Ivoire risque sa stabilité politique. Mais l’homme n’est pas pour autant prêt à signer sa reddition. [1] "Du fait des Accords de Pretoria signés en 2005, complétés par l’Accord Politique de Ouagadougou, le tout validé dans des résolutions du Conseil de sécurité (notamment la Résolution 1765) sur la base du chapitre 7 - c’est le noyau dur qui fait que les normes résultant du droit international, à travers le Conseil de sécurité, prévalent sur les normes nationales y compris constitutionnelles - faisant obligation absolue aux Etats, au premier chef desquels la Côte d’Ivoire" [2] 1- Recueil des tendances émanant de 721 fonctionnaires répartis dans autant de bureaux sélectionnés 2- Recueil des résultats des votes par le biais des dix neuf commissions électorales régionales 3- Examen des 20 000 procès-verbaux transmis à l’Onuci le 30 novembre en vue de la certification réactions • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - honorat les accords de Pretoria effectivement stipule que les élections doivent être certifie par le représentant spécial de l ONU mais cette certification ne remplace en aucun cas la décision du conseille constitutionnel d' autant plus que la certification ne doit se faire qu 'après celui la ^proclamation du conseille constitutionnel .a cela j'ajouterais que les résultats de cei on été proclamer dans le QG du RHDP ?cela suffit tous simplement pour apporter aucun crédit a ces résultat. - Vendredi 24 décembre 2010 - 19:02 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - Massa Arrêtons de penser que les autres sont responsables de notre amateurisme ou de nos tares.Qui a donner son accord pour la certification de nos élection par le Représentant de l'ONU ? Depuis la crise de la CI qui était à nos côtés ? L'ONU.Qui a accompagné en aide la crise ivoirienne depuis 2002 ? L'ONU et la France.Qui a certifié les résultats du 1er tour de la Présidentiel donnant Gbagbo gagnant ? L'ONU. Maintenant que Gbagbo est perdant au 2ème Tour,Il ya INGERANCE. Arrêtons d'êtreRIDICULE et IRRESP - Vendredi 24 décembre 2010 - 17:11 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - chocolaté De quoi parlez-vous :"fiction juridique signée Gbagbo". Mais diantre d'où vient-il que la certification dont se réclame les Nations Unies soit au dessus d'une loi constitutionnelle d'un pays souverain. Mieux, la certification des Nations Unies devrait se limiter à la confirmation des décisions rendues par le Conseil Constitutionnelle,la plus haute juridiction en la matière et à laquelle se substituerait les Nations Unies et autres suiveurs diaboliques. un traquenard électoral mal orchestré ! - Vendredi 24 décembre 2010 - 16:17 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - ba Ce que ils oublient les locataire du Golf Hotel.Ou il font exprès.Les menaces de la France et autres dans les média et même le truquage des informations par la France et autres encore c'est à l'extérieur qu'il peuvent le faire.La réalité du pays pour nous qui vivons en côte d'ivoire sont autres. C'est GBAGBO,nous voulons.Les commentaire racistes, emprunt d'aigreur vont mourir de leur plus belle mort.Si vous affirmer qu'il a tricher venez nous allons recompter les votes & vérifier les PV ensemble - Vendredi 24 décembre 2010 - 15:31 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - ba L'activisme des Ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique et de la France à Abidjan, pour cette proclamation a été constater le 3 décembre2010 au bords de la lagune Ebrié à Abidjan.Ne nous prenez pas pour de Con ou Esclaves du 21è siècle. Je vous rappel que la population ivoirienne vous regarde et vous attends. Ouattara,Soro Guillaume et ses combattant sont devenue fréquentable, jusqu'à demander la CPI pour la Côte d'ivoire aussi.Le sang de nos parents qui sont sur ses mains restera marquer sur eux - Vendredi 24 décembre 2010 - 15:22 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - ba De grâce quand vous avancer quelque chose apporter les documents qui sou tende vos propos. Ceux qui sont encore sceptique peuvent avoir plus de renseignement les documents sur la crise ivoirienne se les procurer sur le site de la même ONUCI ou des sites officielsde l'Etat de Côte d'ivoire.Dites-moi dans quel pays au monde Le pdt d'une Structure administrative donc les resultats d'une élection présidentiel dans un Hotel de surcroît QG du candidat Ouattara,de plus devant les TV publique Française - Vendredi 24 décembre 2010 - 15:14 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - ba Cher Hélène Bailly, je vous prie de relire tous ses accords. Eviter de tronquer ou mentir aussi facilement.Tous ses accord sont disponibles sur le site de l'ONUCI c'est à dire le site de l'Opération des Nation Unis en côte d'ivoire, et sur le site officiel de l'Etat de côte d'ivoire.Comment vous pouvez dire de tels contre vérités si graves.Et grâce,si vous n'aimez pas le Président ne l'accuser pas de tous les pêches d'Israel.Et les Amadou Touré, nous savons que sans ONUCI en CI, pas de salaire. - Vendredi 24 décembre 2010 - 15:07 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - Billy Les accords en question, n'ayant pas été appliqués par l'autre partie (notamment sur les aspects liés aux désarmements), ne peuvent donc plus prévaloir sur nos lois internes conformement à la Constitution en son article 87 : "Les Traités ou Accords régulièrement ratifiés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque Traité ou Accord, de son application par l'autre partie." - Vendredi 24 décembre 2010 - 14:27 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - Anakany Je n'ai aucune idée des accords de Prétoria que vous citez. Mais dans tous les cas, s'il est vrai que Ouattara et Gbagbo ont signé des accords qui subordonnent notre souveraineté alors qu'ils s'en aillent tous les 2. Qu'on leur interdise de se présenter à quelles qu'élections que se soient ; l'un comme l'autre favorisent l'instabilité et la violence. Il y a plein d'autres Ivoiriens (sauf Bédié qui doit se reposer aussi) capables d'être président. On pourra enfin souffler et avancer - Vendredi 24 décembre 2010 - 11:00 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - Massa Je pense que Gbagbo est victime de son "inconstance". Il veut toujours fonctionner au gré de ses intérêts propres : non respect toujours de la parole donnée depuis qu'il est au pouvoir, jouer au plus rusé, jouer aussi sur le temps. Depuis qu'il a accepter les différents accords, il veut se convaincre chaque fois qu'il est "souverain" ; la certification de l'ONUCI a été bien accepter par lui au 1er tour. Pourquoi pas au second.Parce que cela n'arrange pas M. Gbagbo cette fois-ci. Bon article ! - Vendredi 24 décembre 2010 - 10:23 • Comment Laurent Gbagbo s'est piegé lui-même - paulusson Soutenir que les accords signés par les acteurs politiques ivoiriens prévalent sur le droit ivoirien quel raisonnement juridique ?. Des résolutions politiques, qui ne sont pas de traités internationaux, n'ont pas vocation à supplanter le droit dans un pays souverain. En l'occurrence ici, le problème est politique et non juridique. Parceque juridiquement, comme ailleurs en Afrique, ce cas illustre comment le droit peut faillir. GBAGBO doit partir parcequ'il a perdu les élections, c'est simple - Vendredi 24 décembre 2010 - 07:05 |
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