Leçon de bonne gouvernance du Fmi au Bénin: Yayi sommé de réduire son gouvernement à 22 Départements
Mardi 05 janvier 2010
Leçon de bonne gouvernance du Fmi au président de la République: Yayi sommé de réduire son gouvernement à 22 départements. Le Fmi pour permettre au Bénin d’atteindre facilement les Objectifs du millénaire pour le développement a mis à sa disposition une lettre de confort. Une lettre qui en même temps qu’elle offre des avantages au Bénin lui dicte une ligne de conduite à suivre afin de se donner les chances nécessaires pour son décollage économique surtout pour se sortir du guêpier de la crise économique mondiale.
Au nombre de ces recommandations figure en bonne place la réduction de l’effectif du gouvernement. Un exercice qui sera très difficile dans la mesure où n’ayant pas prévu un tel schéma, le chef du gouvernement ne saura pas qui sortir de son équipe pour se conformer à la volonté du Fmi. Le choix sera pour Yayi un casse-tête car chaque jour que Dieu fait, chacun de ses ministres travaille à mériter sa confiance. En plus des travaux liés à leur département ministériel respectif, ils effectuent des descentes sur le terrain afin de garantir un second mandat à leur chef. Quoique difficile, les ministres qui seront finalement éjectés devront accepter le verdict et se convaincre du fait que Yayi était entre le marteau et l’enclume, contraint de remercier certains ministres de son équipe gouvernementale. De l’autre côté, ceux qui sont à la touche attendant leur tour pour mouiller le maillot devront prendre leur mal en patience pour le simple fait que le nombre de ministres qui sera sorti du gouvernement ne sera pas proportionnel au nombre qui va entrer. Yayi ayant fait des promesses à gauche et à droite, va à coup sûr se faire d’autres ennemis sans le vouloir. Alors que la gestion du pays lui était plus que difficile, voilà Yayi encore dans une mauvaise posture. Depuis le renouveau démocratique, c’est la toute première fois qu’un président est confronté à autant de difficultés dans la gestion du pouvoir d’Etat. A un an de la fin de son mandat, le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne présage rien de bon au chef de l’Etat.
Journal LE BENINOIS LIBERE 05/01/10
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