12/10/2010
Montée de la tension sociale au Bénin: Les pressions de la rue risquent d’emporter Yayi-Aboumon avant 2011
A quelques mois de la fin du mandat du Docteur Boni Yayi, toutes les couches sociales présentes sur le territoire béninois ont pratiquement uni leur voix pour s’intéresser à la gestion du pays. De leur analyse, il en découle une conclusion très peu nouvelle aux patriotes béninois. Le pays est mal géré et très mal géré. Il urge que toutes les forces vives conjuguent leurs efforts pour mettre fin au pouvoir tyrannique installé au Bénin sous le pompeux nom du pouvoir du changement. Syndicalistes, organisations de la société civile, organisations religieuses, politiciens, jeunes, femmes et hommes, tous sont remontés contre le pouvoir. Plus de jour, sans une manifestation de mécontentement au moins dans un coin du pays. Le pays est en mouvement de débrayage total. Le gouvernement, loin de solutionner les problèmes, en crée encore chaque jour. Toutes les décisions que le chef de l’Etat ou ses alliés prennent attisent le feu. Ils ne font aucun effort pour ramener la paix. Des arrestations en série, des intimidations, des enlèvements, des passations sélectives des marchés publics, du régionalisme à outrance, des restrictions inutiles des libertés, des détournements de deniers publics voilà entre autre, les faits qui caractérisent le changement pourtant porté en triomphe par les trois quart de la population béninoise en 2006.
Aujourd’hui, le divorce est définitivement prononcé entre Yayi et cette population, longtemps menée en bateau. Pour ces différentes couches sociales, le départ de Yayi avant terme est impérieux au regard des gaffes commises chaque jour. Le nombre impressionnant de manifestants à chaque activité de ces derniers illustre clairement la volonté du peuple qui crie son ras le bol. Ils n’entendent plus laisser le chef de l’Etat achever son mandat. Cette volonté, ils l’expriment clairement sur toutes les antennes de télévision et de radios. Ils l’expriment également à travers les multiples communiqués de presse qu’ils ventilent dans les presses. Au même moment, tels des envoûtés, le gouvernement et ses alliés font feu de tout bois pour aider véritablement à conduire le pays dans le gouffre. La situation devrait inquiéter. Les pasteurs ont échoué complètement sur les conseils au chef de l’Etat. Leur part de responsabilité dans la situation actuelle est entière. Il reste à indiquer le chemin des manes de nos ancêtres à Yayi Boni pour son exorcisme. Vivement qu’il en soit inspiré.
Ilarion KINGNON
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