Le Président Goodluck Jonathan qui s’était érigé en donneur de leçon au Béninois lors de sa visite surprise au Bénin quelques heures avant la proclamation des grandes tendances du scrutin présidentiel du 13 mars 2011 par la Commission électorale nationale autonome (Céna) est en difficulté dans son Nigeria natal. Il n’a pas pu faire démarrer comme cela a été prévu les élections générales dans son pays. Le samedi 2 avril dernier en effet, les électeurs Nigérians n’ont pas pu voter puisque quelques heures seulement après le démarrage des opérations, l’annonce du report des élections a été faite. Ces élections qui comprennent les législatives, les présidentielles et les locales ont été tout simplement reportées d’une semaine. Les raisons invoquées par le Chef de la Commission électorale Attahiru Jega, sont liées aux difficultés d’organisation. Contrairement au Bénin où les électeurs sont allés au vote le dimanche 13 mars 2011 dans l’ordre et la discipline, les Nigérians dont le Président a voulu s’ériger en donneur de leçons ont préféré la voie de la violence. Le gouvernement a été contraint de fermer les frontières du pays et de limiter les déplacements à l’intérieur. Face aux risques de déstabilisation qui se profilent à l’horizon, des personnalités politiques du Nigeria ont lancé un appel aux autorités chargées de l’organisation de ces élections. Ce qui se passe actuellement au Nigeria montre que Goodluck Jonathan est allé trop vite en besogne en venant menacer les Béninois qui étaient dans l’attente des résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 13 mars 2011, oubliant l’adage populaire qui dit que « celui qui n’a pas traversé l’autre rive ne doit pas se moquer de celui qui se noie ».
Affissou Anonrin
/image%2F1217104%2F20191118%2Fob_f52d34_benoit-illassa-et-patrice-talon.jpg)