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Présidentielle 2011: Boni Yayi, le passif le plus lourd de toute l'histoire du Bénin
 
 

mardi 26 janvier 2010, par DP Le Grand Journal

 

 

Elu en 2006, le chef de l’Etat béninois s’était présenté comme l’homme par qui les Béninois pouvaient obtenir le salut ou tout au moins la satisfaction de leurs besoins essentiels. Ce sentiment largement partagé en son temps était soutenu par le fait que le candidat Boni Yayi était relativement un homme neuf sur la scène politique.

 

 

Outre son passage de 1992 à 1994 sous la direction du professeur Yacouba Fassassi à la cellule macroéconomique comme conseiller à la présidence, l’actuel l’actuel président de la République n’a pas exercé une grande responsabilité dans l’administration béninoise. C’est conscient de ce fait, et prenant en compte l’aspiration du peuple à un nouveau style de gouvernance que, le candidat Yayi a adopté comme thème central de campagne « le Changement ».

 

Quatre ans après son élection, le président Boni Yayi qui se faisait passer pour le messie a largement déçu ses compatriotes. Son régime s’est enlisé dans des compromissions. La corruption à haut débit, l’intimidation, la frustration et l’impunité jalonnent le régime du Changement.

 

A la veille de l’élection présidentielle de 2011, tout observateur averti de la vie politique peut aisément constater que parmi tous les potentiels candidats, seul Boni Yayi traîne le plus grand handicap. Son passif est très lourd.

 

Si nous prenons le président de la Boad, Abdoulaye Bio Tchané. Ancien ministre des Finances de 1998 à 2002, rien n’est reproché à sa gestion. Aucune affaire de corruption et de malversation n’a entaché son passage à ce ministère.

 

Pareil pour le président Adrien Houngbédji. Ancien président de l’Assemblée nationale de 1991 à 1995 puis de 1999 à 2003 ; ancien premier ministre de 1996 à 1998, aucune fouille aussi bien par l’ancien régime que par l’actuel n’a débouché sur un dossier pouvant le concerner. Lorsque nous allons à la mairie de Cotonou, l’IGE dépêchée par le président de la République n’a rien trouvé à croquer concernant la gestion du premier adjoint au maire, Léhady Soglo.

 

Contrairement à ces exemples encourageants, le régime du Changement s’est illustré à travers scandales politico-financiers. Même si nulle part le nom de Boni Yayi n’est cité dans les affaires de corruption, il est évident que c’est à lui que le peuple à confié son destin le 6 mars 2006. Ce qui fait inévitablement de lui le seul et l’unique comptable vis-à-vis de l’opinion.

 

Les scandales de la Cen-Sad ; de la distribution des micro crédits aux plus pauvres ; des machines agricoles ; de la gestion peu orthodoxe des fonds d’escorte des véhicules d’occasion… ont dépeint en noir le régime de Boni Yayi. C’est donc chargé de ce tableau funeste que, l’actuel locataire de la Marina se lancera dans la course et devra prime à bord s’expliquer sur ce passif qui constitue à coup sûr un handicap pour sa réélection. Arrivera-t-il à convaincre dans cette atmosphère d’impunité dénoncée tous les jours par la plèbe ? De toutes les façons, plus rien ne pourra occulter que Boni Yayi de 2006 n’est plus celui d’aujourd’hui car, à l’œuvre, sa virginité politique et managériale a été sérieusement entamée.

Romain L. Kiki



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Tag(s) : #EDITORIAL
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