| Écrit par Vincent LEZINME
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| 21-10-2009
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Les échéances électorales de 2011 sont aujourd’hui une préoccupation de tous les acteurs politiques du Bénin. Dans le camp du président Boni Yayi tout porte à croire qu’on travaille pour perdre les élections eu égard à tout ce qui se fait autour du chef de l’Etat. D’où l’urgence de revoir l’équipe gouvernementale et la nécessité de faire un ménage au niveau de la présidence. Le candidat Boni Yayi a gagné l’élection présidentielle de mars 2006, car son aura personnelle a pesé dans la balance. Cette aura du président Boni Yayi a joué également pour les élections législatives qui ont suivi. Il en est de même des élections communales et municipales dernières. Mais, la réalité aujourd’hui est la personnalité forte du chef de l’Etat au lendemain de l’échéance de mars 2006 a pris un coup du fait que la vision politique qui a sous-tendu sa gouvernance semble ne pas donner un résultat qui pourrait rassurer sa réélection en 2011 ou permettre à son camp de gagner les législatives prochaines ou de faire un score significatif au plan politique. Cette situation impose un ménage au niveau des structures de gestion qui l’accompagnent. En d’autre terme un remaniement du gouvernement apparaît, selon certains analystes, comme une urgence afin de recentrer l’action gouvernementale. Au niveau de la présidence de la République, des réglages sont également nécessaires. Les raisons d’un ménage Il est clair aujourd’hui que le président Boni Yayi est pratiquement sans béquilles ou il manque de soutiens forts pouvant influencer les débats en sa faveur en 2011. Les partis ou structures politiques qui l’accompagnent manquent de visibilité forte susceptible de jouer un rôle de mobilisation électorale. Et certainement, pour cacher cette insuffisance, ces structures organisent des marches de soutien qui ne rassemblent que des gens sans conviction évidente. Car, le plus souvent, ils sont mobilisés à coup d’argent. Outre les marches, ce sont des déclarations ou des conférences de presse qui, à l’évidence, montrent les limites de ceux-là qui les initient. Des exemples éloquents qui illustrent fort bien cette situation ne manquent d’ailleurs pas. Il est clair que le premier soutien de Boni Yayi, les FCBE dont la coordination est assurée par Azatassou sont en baisse de forme. Et le nom du coordonnateur ne résonne pas suffisamment dans le pays. Pour bon nombre de Béninois, une question revient comme un refrain : c’est qui M. Azatassou ? Et c’est évident qu’il doit être un grand inconnu dans l’Arrondissement de Gbéko dans Dangbo parce qu’il n’a jamais mené une activité politique dans cette localité. L’autre instrument qui doit servir Boni Yayi est l’Umpp. Et là encore, la personnalité du président Laourou ne suffit pas à elle seule pour conduire à une mobilisation d’envergure nationale. Et l’autre structure qui s’emploie aujourd’hui pour une assise nationale est Convergence 2011 de M. Soukpon. Mais, le nom retient moins l’attention des Béninois. Dans ces conditions, la question est de savoir ce que ces structures politiques peuvent apporter comme appui électoral au président Boni Yayi en 2011. Par ailleurs, il y a aussi les querelles internes sur fond d’intérêts personnels et qui fragilisent de plus en plus le président Boni Yayi. D’où l’urgence de ce ménage salutaire. Source: Le Quotidien Nouvelle Expression |
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Les échéances électorales de 2011 sont aujourd’hui une préoccupation de tous les acteurs politiques du Bénin. Dans le camp du président Boni Yayi tout porte à croire qu’on travaille pour perdre les élections eu égard à tout ce qui se fait autour du chef de l’Etat. D’où l’urgence de revoir l’équipe gouvernementale et la nécessité de faire un ménage au niveau de la présidence.