Mercredi 23 décembre 2009
SOS sacrifice humain au Bénin: Une Béninoise veut bazarder son bébé d’un mois
(Les parents du père du nouveau-né appellent le procureur, l’Unicef au secours)
Si le procureur ne se penche pas très tôt sur cette affaire, un mignon bébé béninois d’un mois court actuellement le risque d’être bazardé à environ 180.000 Cfa par sa propre maman à un ‘’Aladji’’ qui attend tranquillement au Nigeria qu’on lui livre la ‘’marchandise’’.
De quoi s’agit-il réellement ? Sortie fraîchement de la prison civile de Cotonou, dame Djoumagni fit la connaissance d’un beau gosse qu’elle rejoint aussitôt comme compagne. Elle avait sa filière nigériane de vente de bébés frais et voulait simplement d’un spermatozoïde pour la conception. Le jeune homme qui lui était à la recherche d’une âme sœur, est tombé droit dans le piège et à peine 3 mois de concubinage, dame Djoumagni qui a senti qu’elle était en état a commencé par sortir toutes les vilénies de ce monde pour rester loin du futur papa tout en étant entièrement à sa charge. Le but, faire très vite un tour au Nigeria, montrer la grossesse pour prendre une avance sur la marchandise. De la brigade des mineurs en passant par les commissariats de zone, Djoumangni a fait beaucoup parler d’elle allant même jusqu’à déchirer l’uniforme des inspecteurs qui ont voulu dire le droit dans cette affaire. Les autorités policières ne voulant pas que l’enfant naisse en prison ont fait preuve de patience et ont appelé le père du futur bébé à faire de même pour que son enfant naisse dans de bonnes conditions. 7 mois de calvaire pour la famille du jeune homme et la grossesse vint à son terme avec la naissance dans une clinique de Ménontin du très mignon petit garçon. Le lendemain, dame Djoumagni disparaît de la clinique et s’apprêtait à rejoindre son marché de vente de bébés au Nigeria quand une bonne âme avertie, informe le père qui les rattrapa dans un quartier périphérique. Aidée des forces de l’ordre, la famille du jeune papa et celle de Djoumagni se sont retrouvées au commissariat pour la énième fois. Et c’est là que la famille de la jeune dame déclare que leur fille a déjà perçu une avance pour bazarder le bébé à un Nigérian et qu’il est hors de question que la famille du père de l’enfant la laisse sortir de Cotonou avec le nouveau-né. Mais au lieu de la présenter au procureur, le commissariat a cru bien faire en demandant à la famille vu l’âge du bébé de tout faire pour que l’enfant atteigne au moins le sevrage et depuis, personne ne dort dans la maison qu’elle habite. Les grands parents du nouveau-né doivent monter la garde 24H/24 de peur que la maman ne vole son propre bébé. Pour se venger, dame Djoumagni a cessé d’allaiter son enfant au motif que c’est au Nigeria que son sein produit suffisamment de lait pour l’allaitement. Et chose curieuse, c’est elle-même qui a consommé les deux boîtes de Blédilac 1er âge que la tante paternelle du bébé a achetées. Maintenant la tension est au summum à la maison. Dame Djoumagni telle une teigne démange et fatigue tout le monde dans le seul but de trouver, ne serait-ce qu’un trou à rat par lequel elle va se glisser pour aller au Nigeria. Le jeune papa dépassé par les événements, implore les autorités du pays à venir sauver son enfant des griffes d’une femme décidée, déterminée à le bazarder. Voilà un cas social qui doit interpeller la conscience de la ministre de la famille Memba Djossou d’une part et les autorités judiciaires d’autre part. L’enfant qui n’a pas demandé à naître a des droits que l’Etat doit garantir par tous les moyens. Votre journal est prêt à conduire quelque autorité que ce soit à n’importe quel moment au domicile de la victime où vit pour le moment dame Djoumagni qui attend la moindre faille pour s’enfuir avec sa ‘’marchandise’’. Hommes de bonne foi de ce pays, Ong, responsables d’orphelinats, association de défense des droits de l’homme, Unicef au secours.
Abou BAKAR
Source: Le Béninois Libéré
/image%2F1217104%2F20191118%2Fob_f52d34_benoit-illassa-et-patrice-talon.jpg)