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DECES DE GNONNAS PEDRO: UNE EXPLOITATION EHONTEE PAR LE MINISTRE DE LA CULTURE, M. Frédéric DOHOU.

Dans une interview du 13 août 2004 accordée à un quotidien béninois, M. Frédéric DOHOU, ministre béninois de la Culture a raconté des contre-vérités, en cherchant à magnifier son rôle dans la gestion de la crise qui a emporté notre frère et ami, GNONNAS PEDRO.

 

Il aurait été informé, dès le 04 août 2004

 

Pour notre part, afin de vous éclairer, nous allons vous raconter les derniers jours de GNONNAS PEDRO en France.

 

Informés de la dégradation de l’état de santé de notre illustre disparu par notre ami, Pascal ZOUNON, Emmanuel AHOUANMENOU et moi-même décidons de le rencontrer le samedi 7 août 2004.

A l’issue de cette rencontre, nous avons décidé, de commun accord, de nous retrouver chez moi, le dimanche 08 août 2004, pour un comité de crise. De chez moi, nous décidons de nous rendre à l’Hôpital de MEAUX afin d’examiner la situation avec les médecins traitants. Le verdict de ces derniers fût sans appel: << mort inéluctable dans les 72 heures>>.

 

Les différents ministres (ils sont plusieurs) que nous avons eu au téléphone, dont le ministre DOHOU, ne semblaient pas prendre au sérieux la gravité de la situation

. Tous, sans exception, nous ont répondu que leurs ministères ne disposaient pas de fonds à cet usage (le transfert sanitaire). Le dimanche 08 août 2004, le ministre DOHOU nous demandait même de pré-financer le transfert de l’artiste à nos frais! A cet instant, aucun ministre n’a jugé opportun d’informer le Président Mathieu KEREKOU.

 

Après concertation, le Président du Conseil des Béninois de France, M. Emmanuel AHOUANMENOU, Pascal ZOUNON et moi-même décidons de publier l’appel à la souscription aux béninois de France. De retour de l’Hôpital, chez Pascal ZOUNON, nous décidons d’utiliser nos réseaux habituels pour informer le Président Mathieu KEREKOU de la situation et de l’inertie de ses ministres. Dans la foulée, nous décidons de faire venir à Paris, Mme JONHSON Esther, épouse de GNONNAS PEDRO, en pré finançant son voyage. Dès le lundi 09 août 2004, en fin de matinée, un de nos amis lui remettait les fonds nécessaires à l’acquisition de son billet à Cotonou.

 

Une fois informé de la situation, par nos soins, le Président Mathieu KEREKOU mettait sur pied, le dimanche soir 08 août 2004, un comité de crise et enjoignait aux ministres concernés et à l’Ambassadeur du Bénin en France de lui rendre compte personnellement du suivi de cette affaire. Le lundi 09 août 2004, l’Ambassadeur MONNOU organisait une réunion de crise à l’Ambassade avec ses plus proches collaborateurs. Le Président du C.B.F. les attendait à l’Ambassade. Ce n’est donc qu’à l’issue de cette réunion du lundi 09 août 2004 que l’Ambassadeur MONNOU a rendu la toute première visite à l’hôpital de MEAUX.

 

Le mardi 10 août 2004, le Président Mathieu KEREKOU recevait l’épouse de GNONNAS PEDRO en audience privée. Le soir même, elle s’envolait pour PARIS. Par conséquent, elle avait bien son billet en poche avant d’être reçue par le Président KEREKOU.

 

Nous considérons que le ministre DOHOU a manqué une occasion de se taire. En lieu et place de ses allégations mensongères, il aurait pu de lui-même tirer les conséquences de son abstention fautive dans la gestion de cette affaire, s’il lui restait encore un brin d’honneur.

 

En publiant cette réaction cinglante à tous ceux qui espèrent tirer profit de la mort d’un honnête homme, nous n’avons d’autre but que celui de rétablir la vérité. Nous profitons de cette occasion pour remercier tous les anonymes qui ont contribué à la réalisation des derniers vœux de notre frère et ami, GNONNAS PEDRO. Nous saluons particulièrement notre compatriote, le Dr.ASSOGBA Guy

 

Enfin, au gouvernement béninois, nous disons que cette affaire pose sérieusement le problème de la Couverture Sociale et de la Caisse Nationale de Retraite de tous les béninois non-fonctionnaires (artistes, artisans, industriels, professions libérales, zémidjans, etc…etc…). En effet, pour ceux qui l’auraient oublier, gouverner, c’est non seulement gérer les affaires de la cité (Grèce antique) mais aussi proposer des solutions novatrices à l’épanouissement de tous les membres de la cité, même à tous ceux qui, de part la force des choses, ont moins de chance que nous.

 

<<C’est d’être inutile que de n’être utile qu’à soi-même>> dixit VOLTAIRE.

Votre serviteur,

Benoît ILLASSA

 

Délégué à l’Organisation du Conseil des Béninois de France (C.B.F.)

 

CRETEIL, le 16 août 2004

, qui, malgré ses nombreuses occupations, a accepté d’accompagner notre illustre défunt dans son dernier voyage. Servir oui, se servir non! Telle est notre devise., de la situation de notre illustre défunt. Il aurait alors ordonné sa prise en charge totale et aurait dépêché son épouse à ses côtés pour le soutenir moralement.
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Tag(s) : #INEDITS
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