| | Le Bénin est la première destination africaine choisie par Brice Hortefeux quelques semaines seulement après l’accession du président Nicolas Sarkozy au pouvoir. Il sonnait exactement huit heures quinze minutes hier matin quand l’avion transportant M. Hortefeux a atterri sur le tarmac de l’aéroport de Cotonou. Accueilli par une délégation riche de quelques officiels du gouvernement du président Boni Yayi, le ministre français de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du codéveloppement sera directement conduit à l’Institut sur la drépanocytose sis au Centre national hospitalier et universitaire où l’attendaient, un impressionnant parterre de médecins. Avec les professionnels de la santé, M. Brice Hortefeux expliquera avec force détails le rôle dévolu aux cadres du secteur de la santé. Ouvrant une parenthèse sur le nombre non négligeable de médecins béninois en France, le ministre français de l’Immigration précisera les attentes du gouvernement français par rapport à ces cadres. Prenant congé des médecins, M Hortefeux sera reçu en audience par le Chef de l’Etat, le président Boni Yayi. Plus de trente minutes de discussion entre les deux hommes. Au sortir d’audience, Le ministre français de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement a déclaré que son vif souhait est de voir se développer la coopération entre son pays, la France , et la République du Bénin dont les excellents liens d’amitié remontent à plusieurs siècles. Tout comme il l’a fait avec les médecins, M. Hortefeux a insisté sur l’importance du volet «codéveloppement» de la politique d’immigration du nouveau gouvernement français. Il a notamment annoncé l’intention d’augmenter le nombre de bénéficiaires de l’aide au retour volontaire destinée notamment aux immigrés venus d’Afrique. Inauguration de l'Avenue Tovalou Quenum D’un coût estimé à plus d’un milliard de Fcfa, cette infrastructure, aux dires de M. Léhady Soglo a été financée à plus de 90 % par le gouvernement français. Pour le premier adjoint au maire, cette avenue est le symbole de l’excellente relation qui existe entre la France et le Bénin. Malheureusement, a souligné Léhady Soglo, il reste de nombreux chantiers dont la réalisation donnera à coup sûr un nouveau visage à la ville de Cotonou. Il évoque entre autres, le problème de la mobilité urbaine, l’assainissement et le pavage de certaines artères de la ville de Cotonou, la réalisation de grands ouvrages sociaux, l’aménagement des espaces de loisirs, toutes choses qui de l’avis du premier adjoint au maire, nécessite un constant investissement. «A demi mot votre message est compris» lui répondra le ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement. Pour M. Brice Hortefeux, l’aide à l’investissement public constitue une priorité absolue du gouvernement du président Nicolas Sarkozy. A l’en croire, aucune nation en Europe ne ressent autant que la France, la profondeur des besoins de l’Afrique, un continent en plein essor. C’est pourquoi, précise-t-il, le choix du Bénin d’être un pays émergent se doit d’être accompagné par son pays, dans le cadre d’une coopération où l’intérêt de chacune des parties serait sauvegardé et protégé. « L’aide au développement de la France sera accru », a précisé le ministre français pour qui l’Afrique se doit de bâtir désormais son propre avenir. Cela passe par l’assurance d’un bon avenir à la jeunesse, une jeunesse qui, selon ses propos, doit croire en elle-même et comprendre que son avenir n’est nulle part ailleurs que sur son propre continent. Pour M. Brice Hortefeux, l’heure a sonné pour un débat franc. « La France n’a jamais opté pour le pillage des talents et des compétences africaines, bien au contraire, elle entend lutter pour une bonne circulation de la matière grise entre les deux continents. Les compétences africaines doivent pouvoir retourner dans leur pays si elles le décident » a insisté M. Hortefeux qui se dit décidé à accompagner le développement de l’Afrique aux côtés des Africains eux-mêmes. « C’est cela, la notion d’immigration choisie » a conclu le ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement. | |