| LA NOUVELLE TRIBUNE | | Lettre ouverte du gendarme de 3e classe Amoussou-Guénou C. Briston Wilfried, matricule 4619 en service à la direction générale de la gendarmerie nationale A Porto-Novo A Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef suprême des armées Cotonou Monsieur le président, De tristes nuages sont entrain d’assombrir le ciel de la justice à la gendarmerie. Un soldat de la république est entrain d’être sacrifié en faveur des intérêts de la mafia, en faveur des nigérians faussaires enracinés au Bénin et suffisamment puissants financièrement. Un bref exposé des faits monsieur le président nous renvoie à lire quelques conclusions indues du rapport de la commission d’enquête à travers les lignes et les pages suivantes : Page 12 du rapport 102/4. Il Dggn du 21 novembre 2002. Déclaration du nigérian arrêté Faïth Olosussi Benjamin : je cite : «j’ai connu Patrick après qu’il m’a aidé à régler un problème de faux billet manigancé par les policiers du commissariat de Hindé à Cotonou». Toujours à la même page 12 dudit rapport : déclaration de dame Falola Pélagie, épouse de Faïth Benjamin de nationalité Nigériane : «Confirme par le commissaire de Hindé qui a été arrêté par le commissaire de le commissaire de Hindé qui est venu introduire à leur domicile une quantité importante de faux billets dans le but d’escroquer son mari». Donc 05 mois plus tôt avant son arrestation par nous à Cotonou. Conclusion : Faïth Benjamin Olusussi est devenu le seul citoyen nigérian vivant au Bénin au préjudice de qui, l’on dépose soit dans son véhicule, soit dans sa maison, soit par la police, soit par la police, soit dans sa maison, soit par la police soit, par la gendarmerie des faux billets dans le but de lui rétorquer de l’argent. De même, suivant toujours les conclusions du rapport qui me radie, il n’est pas à exclure totalement que le sieur Olussusi Faïth Benjamin, propriétaire de la Bmw Rt-7047 V mène des activités peu orthodoxes (escroquerie sur internet,… la quantité de faux billets découvertes dans le véhicule laisse penser à une possible machination montée par les gendarmes». Voilà là monsieur le président tout le doute que véhicule ce rapport, l’utilisation massive et répétée du conditionnel. La page 25 du même rapport monsieur le Président, il est écrit : «A preuve, Faïth a été une fois déféré devant le procureur de la république par la campagne de gendarmerie pour une affaire d’escroquerie. Monsieur Faïth est un escroc de classe internationale». Page 31 du rapport : Responsabilité de la brigade des recherches de Cotonou ayant connu du dossier. «Les intéressés ont traité avec légèreté cette affaire car à la date du 12 novembre 2002, la procédure subséquente n’était pas encore enregistré donc non établie. Le processus de libération des personnes soupçonnées ainsi que du véhicule en cause a été fait avec hâte, sans respect des textes élémentaires de la police judiciaire». Voilà les conclusions de la commission par rapport à la brigade des recherches et surtout sur le doute caractérisé véhiculé tout au long de ce rapport, apparaissent beaucoup d’autre non moins négligeables. Ceci dit, monsieur le président : j’ai toujours accusé de hautes personnalités de l’armée en l’occurrence, le général de brigade Pancras E. J. Brathier. Faïth et sa femme ont confirmé qu’ils sont dans le même quartier. Ils nous a menacé dans son bureau de nous tuer ou radié. Le chef d’Etat major général qui a déclaré à la cérémonie de sortie des élèves officiers spécialistes à Ensa l’année dernière que tant qu’il sera chef d’Etat major général, le problème n’aurait pas de solution en notre faveur. Le troisième, le plus grave est sans doute celui de notre actuel directeur général, le colonel Sémégan Lègba Kocou. On dit souvent que le pouvoir corrompt et corrompt absolument lorsqu’on n’y prend pas garde. Hier encore, colonel inspecteur technique de la gendarmerie sous le colonel élu Bankolé, il faisait parti de ce cercle restreint d’officiers ayant compris le sens noble de notre action. Il faisait parti de ceux qui m’ont trouvé les preuves que j’ai exhibées sur le plateau de Golf Tv au cours de ma part de vérité du dimanche 23 octobre 2005 et m’a toujours rassuré que lorsqu’il sera directeur, la vérité serait rétablie. Mais aujourd’hui, une fois au perchoir, j’ai commencé par méconnaître ce chef qui a toujours été mon soutien de l’ombre. De sources dignes de foi, ma radiation lui était presque imposée. Elle faisait parti des conditions sine qua nun (sinon que rien) pour son port du grade de Général et sa suivie à la tête de l’institution. Il serait pressenti pour le garde de général en compagnie du colonel Soumanou Oké. Mais avant, ce gendarme doit être radié. Se retrouvant entre le marteau et l’enclume mépris de la vie d’un gendarme qui lui a toujours voué un loyauté hors paire. Enfin monsieur le président de la République, l’initiative heureuse est entrain d’être découragée. La loi de la jungle fait mauvaise école. Le diktal militaire s’accroît. L’administration de la gendarmerie actuelle est marieutisée et les conseils de discipline constituent des instruments d’exécution de sentences pré prononcées qui exécutent de faxons moutonnière, toutes les décision issues du sphère hiérarchique, intérêts en jeux oblige. Monsieur le président de la république, docteur Thomas Boni Yayi, un soldat de la république se noie dans le fleuve des intérêts de la mafia. Mes cris d’appels s’étouffent et je demande votre intervention, votre protection de père veillant toujours sur tous ses fils… 26 Juin 2007 |