Attentat manqué contre le Premier ministre à Bouaké
Voici ceux que les Forces Nouvelles soupçonnent
lundi 2 juillet 2007 par IvoireDiaspo
(notre voie) Les arrestations continuent à Bouaké après l’assassinat manqué contre le Premier ministre Guillaume Soro. En attendant le résultat de l’enquête diligentée, les Forces Nouvelles soupçonnent Chérif Ousmane, les responsables locaux du RDR à Bouaké et la force Licorne.
Trois jours après l’assassinat manqué du Premier ministre Guillaume Soro qui a occasionné trois morts et plusieurs blessés, le temps est à la recherche des auteurs de cet attentat odieux. D’ores et déjà des combattants des Forces Nouvelles ont été interpellés et les recherches se poursuivent à Bouaké. Une enquête ouverte fera toute la lumière sur cette autre sale affaire qui visait à mettre un terme au processus de paix engagé depuis la signature de l’Accord de Ouagadougou. Cependant, selon des informations venant de la haute direction des Forces Nouvelles, tous les combattants qui ont été interpellés jusqu’à ce jour sont de la compagnie Guépard dirigée par Chérif Ousmane. Selon les mêmes sources, avant le coup, Chérif Ousmane accusait le Premier ministre Guillaume Soro de trahison. Pour lui, le Secrétaire général du MPCI a vendu la lutte au président Gbagbo. A lui et tous ceux qui pensent comme lui, le ministre Sidiki Konaté, porte-parole, répond invariablement que Soro n’a vendu aucune lutte. Et qu’au contraire, il se bat pour qu’au moins vingt mille jeunes de sa zone intègrent le service civique. Car, il estime que la paix est aujourd’hui irréversible. Il met au défi ceux qui accusent Soro de proposer une solution de rechange à laquelle les Ivoiriens peuvent adhérer. Les responsables des Forces Nouvelles pointent également un doigt accusateur en direction des responsables locaux du RDR à Bouaké. Ils leur reprochent d’avoir sauté de joie dès l’annonce du bombardement de l’avion du Premier ministre Guillaume Soro. Mais les responsables des Forces Nouvelles lorgnent surtout du côté de la France qu’ils soupçonnent d’être derrière les auteurs de l’attentat manqué contre le Secrétaire général du MPCI. Répondant aux commentaires de Radio France Internationale (RFI) qu’il juge tendancieux, le ministre Sidiki Konaté, porte-parole des Forces Nouvelles, a tenu à faire remarquer que 15 minutes avant l’attentat manqué, un hélicoptère français a survolé l’aéroport de Bouaké. Par ailleurs, au moment des faits, un avion cargo français était stationné dans le même aéroport. Interrogé sur la présence de cet avion militaire français, le lieutenant-colonel Xavier Pons répond que le cargo français était en transit. Venant d’où et allant où ? Il n’en dit rien. Cependant, on peut se demander avec les responsables des Forces Nouvelles, ce que cet avion militaire français faisait à l’aéroport de Bouaké à l’instant où atterrissait l’avion du Premier ministre.
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