Bénin: Un plan définitif contre l'inondation
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Fraternité (Cotonou)
11 Juillet 2007
Publié sur le web le 11 Juillet 2007
Brice Houssou
La bataille contre l'inondation au Bénin prend depuis quelques jours toute une autre proportion. Si déjà, celle de Cotonou la belle, est loin d'être gagnée par sa municipalité avec bien sûr l'appui du pouvoir central, il faut désormais y ajouter les récentes inondations observées à Godomey, Cocotomey etc, des régions périphériques de la capitale économique du Bénin voire même à Parakou.
Cette situation rend l'équation de l'inondation d'autant plus difficile qu'à cause de la mauvaise politique d'urbanisation, il faut malheureusement débloquer au moins 300 milliards pour y remédier une fois pour toute. En attendant, l'eau continue de mener une chasse sans merci aux populations et ceci depuis le mois de juin où elle a commencé par s'abattre sur Cotonou et environs. Evidemment, les autorités locales et centrales impuissantes mais conscientes des difficultés rencontrées par leurs administrés s'évertuent à apporter leur assistance aux zones les plus touchées.
Revenant sur la politique d'urbanisation, il faut noter qu'en dehors de l'absence de mesures rigoureuses en ce qui concerne l'interdiction des habitations dans les zones marécageuses, l'installation de plus en plus horizontale des populations sur le petit périmètre de Cotonou à partager par plus d'un million d'âmes ne facilite rien.
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En effet, pour juguler le problème de l'inondation, les autorités centrales et locales doivent prendre en compte trois aspects importants si elles tiennent tant à ce qu'on ne parle plus d'inondation à Cotonou et en dehors. D'abord, l'accent doit être mis sur la relocalisation des populations habitant les zones marécageuses sur celles habitables. Ensuite, il faut définir cette politique de l'habitat qui consistera à non seulement promouvoir les Hlm, bien évidemment dans les zones habitables mais aussi gagner l'espace nécessaire pour l'écoulement des eaux.
Et enfin éviter de faire de la surenchère et de la discrimination dans la répartition de ces logements sociaux pour qu'on n'assiste pas, comme on en a l'habitude, à la location des logements par les plus nantis qui finalement restent inhabités. Il est vrai que d'aucuns diront que la faisabilité est tout une autre affaire.
Mais, il est clair s'il faut faire un choix entre débourser un kopeck pour lutter contre l'inondation à Cotonou et pendre 300 milliards pour financer ce projet tout en développant les transports en commun pour faciliter le ralliement entre Cotonou et ces régions périphériques qui seront ciblées, le choix sera clair. Et là, il est certain qu'on ne parlera pas ou presque pas d'inondation à Cotonou et des conséquences relatives à cette situation sur les populations.
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