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Voici ce qui nous a interpelé
 
"Ce n'est pas parce qu'il est dit que qui "veut la paix prépare la guerre" qu'on va mettre les quelques ressources dont dispose le pays dans des secteurs qui n'en vaillent pas la peine.
 
  
Comment comprendre que dans un pays où à la fin de l'année on enregistre des taux de réussite dignes d'une autre époque, où il est criard le manque de médecins et de moyens sanitaires, où les infrastructures sont insuffisantes....on nous parle d'investissement pour un service militaire.
 
  
Chers compatriotes, revoyons nos priorités et tirons leçon de ce qu'a dit GBAGBO "si j'avais su qu'avec l'argent on pouvait faire autant de choses, je n'aurais pas acheté autant d'armes" (Jeune Afrique N° 2426, P. 19)".
N.O.
 
Christian Désiré HOUSSOU a écrit:
 
Passionnant un tel sujet qui nous met presque tous en émoi face aux méthodes qui pourraient s'apparenter à l'utilisation de 49/3 dans l'une de ces démocraties occidentales, pour faire passer en force, une loi, dont on n'entendait pourtant pas parler, il y a moins de trois mois.
 
Quelles en sont les motivations, quels sont les objectifs et de quels moyens dispose l'Etat pour la faire voter cette année, au début d'une législature dont toutes les composantes n'avaient même pas encore trouvé leurs marques?
 
En lisant au travers de "The fate of AFRICA (a history of fifty years of Independence)" dont nous a gratifié Jonas, je dirais prudemment que les références éclairées à notre passé, aux expériences des autres, dans tous les domaines de la vie publique, qui devraient servir de substratum à la matérialisation de nos rêves les plus fous, ne sont pas encore inscrites dans le manuel des méthodes de l'ère YAYI BONI.
 
Devant le miroir, en nous rasant le matin, la part de rêve qui nous traverse l'esprit doit être rangée dans nos élucubrations que rien d'autre, que les bonnes méthodes modernes et affinées d'études des projets, quels qu'ils soient, ne serait capable d'en évaluer la pertinence, la faisabilité et le coût.
 
Habituons nous en Afrique à la bonne préparation des dossiers, qui ne devraient pas se faire du jour au lendemain, dont nous avons le devoir de maîtriser, aujourd'hui, toutes les implications au plan social, économique, environnemental etc..
 
C'est quoi cette loi, d'où sort le projet et quelles sont les études qui le soutendent? Il ne suffit pas de dire et juger qu'il est d'un intérêt évident pour le BENIN. Avons nous besoin de cela aujourd'hui? Avouons que c'est surprenant.
 
La précipitation est un signe de faiblesse et se révèle être la marque des piètres gestionnaires qui auraient, peut être, réussi dans d'autres épreuves, par cas fortuit sans nul doute, et dans des circonstances où lesdits résultats pourraient être indissociables des efforts de toute une équipe.
 
La méthode en elle même fait aussi peur, s'agissant de la démarche des nouveaux parlementaires qui auront la responsabilité de mettre ce pays sur la voie des nombreuses réformes annoncées, qui appellent tout de même une grande capacité de discernement.
 
J'aurais bien aimé, moi aussi, qu'on m'explique le bien fondé d'une telle loi, qu'on permette aux opinions de s'exprimer afin de recueillir le maximum d'idées contradictoires, qui devraient, à mon avis, être constructives parce que nous ne manquons pas de génie, et, enfin, qu'on prenne le temps de la voter. C'est à dire lorsque toutes les sensibilités représentées au parlement auraient pu jauger du degré de loyauté, envers le peuple, des courants dans lesquels leurs mentors les auraient enfermées.
 
Une loi pourtant vient d'être votée dans des conditions très critiquables et pas assez honorables pour un pouvoir qui se présente comme celui du changement, qui cherche à tout expliquer, à construire dans le consensus et, surtout, à préserver les deniers de l'Etat pour sauver les minorités en situation de très grade précarité.
 
Une loi a été votée, qui met en relief l'opposition de tout un peuple à une mesure, pour le moins, impopulaire, parce qu'un service dit populaire doit être expliqué aux jeunes, aux parents, à la nation entière pour justifier de l'opportunité d'engager 7 milliards de Francs, tous les ans, pendant que le sort de milliers contractuels de l'enseignement n'est toujours pas réglé.
 
Une loi vient d'être votée au pas de charge, qui met en relief l'impréparation d'un projet, (une loi déjà à cette étape), dont les avantages échappent au commun des béninois dont je fais partie, alors que des méthodes rationnelles de consultation existent, si notre volonté réelle, c'est vraiment de faire de ce peuple, le sujet et l'acteur de son développement qu'on voudrait aussi humain que consensuel possible.

Moi je suis cinquantenaire, nombreux de mes congénères avec moi, y compris ceux des plus jeunes qui n'ont vraiment rien compris encore à la manière dont fonctionnent les fameux régimes démocratiques à l'africaine, pourraient se dire que, décidément, l'enfer c'est ici bas.
 
Nous continuons de prier pour nos régimes afin que nos chefs soient plus éclairés.
 
Aidez nous, le ciel ne vous oublierait pas
C'est mon avis
désiré le 21 Juillet 2007
 
 
 
J.L. a écrit:
 
Apres le remaniement ministeriel dernier et la mise en accusations de ses 2 deputes, j'ose croire que le President Yayi est sincere dans sa volonte de changer le Benin pour le meilleur.  Seulement comme vous le dites, il faut savoir comment ... Le Benin n'est pas une structure bancaire dont il a su comment la gerer, c'est un petit pays complexe qui n'est pas le seul dans cet imbroglio d'apres, la colonialisation et l'independence nominale  , c'est un reflet, une micro-representation de l'Afrique avec un microcosme de ses problemes endogenes comme l'incivisme, l'antipatriotisme, la priorisation excessive du "moi" par rapport a la nation etc...
L'essentiel est que le President puisse ecouter les conseils progressistes qui lui sont donnés et concevoir un plan pratique a meme de faire avancer le pays sans chercher les coups d'eclats ou les slogans propagandistes.
 
La préoccupation du PR semble être la même que pour nous aussi: comment faire pour que le "beninois" comprenne comme dans la fameuse phrase de John Kennedy qui disait a son peuple "ask NOT what your country can do for you but what you can do for your country". Chacun a sa manière de concevoir les moyens d' arriver a ce but...
 

La, ou personnellement je suis en déphasage avec la proposition du service militaire, c'est d'abord la partie "militaire", cela suppose pour moi un endoctrinement forcé en utilisant une rigueur militaire... Bien que cela peut être effectif a court terme, cela ne change pas la mentalité a long terme... Pour moi, c'est du deja vu, (kerekou 1972-1976: école nouvelle avec houx et coupe... resultat), endoctriner militairement les citoyens civils équivaut a une bolchevisation de la population... Nous ne voulons plus faire du communisme aujourd'hui... c'est du passe...  "Free will": libre entreprise... pour lutter contre le chômage et la souffrance, c'est le moyen le plus sense et le plus durable.
 

Cher ami, je suis en train de lire un livre tres passionnant que je recommande a tout le monde et surtout a nos politiciens: "The fate of AFRICA (a history of fifty years of Independence)"... Si tu ne connais pas ton passe, tu  es force de le repeter (disait quelqu'un)... Houphouet Boigny, Senghor, Nkrummah, Lummumba, Sekou toure, Sankara, Musseveni ... etc ... Ils ont marque notre histoire, ils ont tente plusieurs expériences pour alléger la souffrance de leur population, ils en ont gagné, ils en ont perdu... Nous ne devrons pas repeter leurs erreurs... nous devons perfectionner leurs exploits.
 

Sincèrement

J.L.

On 7/19/07, N. O.  wrote:
BONSOIR
  
 
Je respecte votre point de vue de penser que c'est sur la base d'une discipline militaire que le président pourra "re-éduquer" le peuple béninois.
 
  
Mais permettez moi de relever trois points allant dans le sens inverse de votre assertion.
  
1- si l'on doit éduquer le peuple béninois, il faut trouver une politique qui prenne en compte toutes les franges de la population, ce qui n'est pas le cas de ce "service militaire"
 
  
2- le patriotisme des asiatiques (et plus précisément des chinois) n'a rien à voir avec le côté militaire. Je les côtoie tous les jours, travaillant dans le 13ème arrondissement et ceux qui les connaissent vont vous dire autant, leur patriotisme, leur civisme provient d'un état d'esprit.
 
  
3- aucune politique militaire, aucun programme psychologique ou scolaire ne fera de miracle tant que nous ne serons pas prêts à changer notre mentalité. Ce sera à mon
avis le préalable pour tout développement durable sur notre continent.
 
  
Signé N.
> Sinon,
> on a meme pas besoin de voir le contenu de la loi
> pour
> la juger inoportune, precipitee et inutile. C'est un
> moyen artificiel de faire croire que le chomage
> diminue.
K.O.
Fin des commentaires
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Tag(s) : #Politique Béninoise
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