Après la tenue de la Journée de la paix, quelques participants ont fait part des enseignements qu’ils tirent de cette rencontre et leur vision du processus de paix en Côte d’Ivoire qui vient de vivre une étape cruciale. C’est une journée très importante, capitale pour les Ivoiriens car elle marque la fin de la guerre et consacre la réunification du pays. Je voudrais remercier les chefs d’Etat qui nous ont aidé à réussir cette réconciliation. Je suis animé d’un sentiment de joie, tout en étant groggy car je ne le réalise pas encore totalement. Je remercie le président Compaoré, cheville ouvrière de la négociation de l’Accord et de sa mise en œuvre. C’est pourquoi il est resté un peu pour que nous parlions de la suite, car, je lui ait dit de rester à nos côtés jusqu’à la fin du processus. Je voulais saisir cette occasion pour saluer l’action du président Compaoré qui, depuis le début de la crise, n’a ménagé aucun effort pour que la Côte d’Ivoire se retrouve unie.Je suis d’autant plus heureux qu’il a eu à négocier l’Accord de Ouagadougou qui a amené l’exécutif actuel, composé du couple Gbagbo-Soro. Ils ont fait un excellent travail et nous bénéficions aujourd’hui, des fruits de ce travail. Cette journée vient couronner tous les efforts pour sortir de la crise. Je me suis inscrit dans cette dynamique dès le début de la crise et bien avant cela avec le forum de réconciliation nationale. Je suis allé à Ouagadougou pour rencontrer le président Compaoré qui m’a prodigué des conseils et aujourd’hui, nous voyons un résultat tangible. Plus de rancœurs, plus de haines, plus d’injures. C’est par là que nous arriverons à sortir du tunnel et je remercie mes frères burkinabè qui même dans les moments les plus sombres, ont été à nos côtés. Les Ivoiriens doivent s’inspirer de cette tolérance pour aller de l’avant et pour que nous puissions bâtir la sous-région ouest-africaine et l’Afrique. C’est une journée particulière, une journée de fierté, formidable et pleine de symboles. Symbole de la réconciliation en Côte d’Ivoire, symbole d’une nouvelle détermination à aller vers la paix. Les engagements nouveaux que nous avons entendus de la bouche du président Gbagbo et du Premier ministre Soro, nous réconfortent et je pense que le chemin est celui qu’il faut prendre pour aller vers la concrétisation de tous les engagements passés pour la paix en Côte d’Ivoire. Devant tout le peuple ivoirien a été exprimé le désir de réconciliation et de paix. Le gouvernement, le président et nous-même devons nous engager plus fortement à faire aboutir le processus et aller concrètement vers les tâches qui nous attendent”. L’enseignement principal c’est que l’Accord politique de Ouagadougou n’est pas illusion, un vain mot, un accord de plus. C’est un accord réel qui a touché les intérêts vitaux de tous les Ivoiriens et qui mobilise l’ensemble des Ivoiriens. Nous retenons qu’un accord signé entre nous avec l’assistance de nos frères de la sous-région, nous permet de sortir la Côte d’Ivoire de la crise. C’est la réconciliation des fils et des filles de la Côte d’Ivoire et la réconciliation de la Côte d’Ivoire avec l’Afrique. Nos frères de la sous-région nous ont encouragés à aller dans la bonne direction et c’est l’image que nous retenons de cet Accord. Il faut maintenir le cap à tous les prix. Cet acte ne peut être un simulacre car, il fait suite à d’autres actes. L’Accord de Ouagadougou prévoit des étapes importantes et nous sommes aujourd’hui, à l’effectivité de circuler librement sur toute l’étendue du territoire. C’est l’Etat ivoirien qui était à Bouaké, retrouvant ainsi toute sa place. Les deux armées ont travaillé ensemble pour sécuriser cette grande cérémonie et c’est un symbole qu’il faut retenir. Demain, nous continuerons avec notamment le désarmement, l’identification des populations. A chaque jour suffit sa peine et petit à petit, nous irons à la paix s’il plaît à Dieu. Propos recueillis à Bouaké et Yamoussoukro par Boubacar SY | ||||||||||||||||||||||||||||||
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