Tout portait à croire que l’Etat affichait un certain laxisme dans la gestion des Gsm en cours au Bénin. Après la sortie du ministre Adadja qui avait donné le jeudi dernier comme date butoir aux opérateurs incriminés de faire savoir s’ils continuaient ou non la collaboration avec l’Etat Béninois, c’est à un silence de cimetière que l’on a assisté de la part du gouvernement, jusqu’au moment où, à la faveur de la fête nationale, Boni Yayi lance un nouveau pavé dans la marre sur la question
Si l’on doit s’en tenir aux propos du chef de l’Etat qui intervenait au sujet de la gestion de la crise du Gsm qui secoue le Bénin depuis quelques temps, la semaine prochaine au plus grand tard situera tout le monde sur l’évolution du dossier. Les populations pourraient alors savoir si elles pourraient conserver leurs puces Areeba et Télécel, ou, s’en débarrasser pour de bon. Aussi, la sortie du ministre de la communication en fin de semaine dernière pour sommer les opérateurs Gsm d’afficher clairement leur position n’aura été que de la poudre aux yeux, puisque, passé le délai de l »ultimatum indiqué, aucune action n’a été remarquée. On se demande alors pourquoi cette sortie médiatique si elle ne devait être accompagnée d’une acte péremptoire de la part du ministre. Devant cet échec cuisant, le chef de l’Etat en personne a manifesté sa volonté ferme de mettre fin à la pagaille. Aussi, il a promis aux Béninois de prendre une décision dans les 72 heures, à partir du jour où il intervenait devant les caméras de la télévision nationale, c’est-à-dire, le 1er août dernier. Que les opérateurs Areeba et Télécel décide de se conformer aux décisions de l’autorité de régulation des postes et télécommunications ou non, d’après les mots du chef de l’Etat, une décision sera prise. Il s’agit d’un discours qui aura ravi les populations qui attendent de voir le contenu de cette action du président de la République.
Belly Kpogodo
03 Août 2007
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