CHRONIQUE DU JOUR
Mairie interdite pour illettrés ?12 septembre 2007
Les règles de jeu pour les batailles municipales et communales pourraient connaître de profondes modifications à l’ère du changement. Le gouvernement du Dr Boni Yayi, soucieux de marquer la rupture avec une expérience pavée de pratiques saugrenues et de graves insuffisances, a introduit une proposition de loi à l’Assemblée nationale.
La principale innovation piochée par l’exécutif est relative au critère de diplôme. Le Brevet d’Etude du premier cycle (Bepc) s’invite dans les conditions d’éligibilité du conseiller et le baccalauréat s’offre comme le sésame du maire. En clair, le projet gouvernemental sanctionne le déficit intellectuel. Cette nouvelle disposition, si elle est adoptée, devrait inaugurer l’ère de la gestion des communes par l’élite.
Pendant plus de quatre ans, certains conseils communaux nous ont habitués à des spectacles affreux de débats insipides où l’incohérence côtoie le paralogisme et l’ignorance se frotte à la bassesse et à l’inculture. L’éternel concert des demi-lettrés a tout le temps fait salle comble. C’est une évidence illustrée par quelques gaucheries étalées dans certaines mairies que la fonction de maire et celle de conseiller exigent un minimum de niveau d’instruction. Le maire, chef du conseil communal est par conséquent le chef de l’administration communale. Le déficit intellectuel ne peut visiblement permettre d’assumer avec succès une telle responsabilité, même si des exceptions sont à signaler. Et puis, comment représenter valablement une commune quand on parle au mieux des cas, un français primitif et chaotique ? Le français est la langue officielle du Bénin et les illettrés, par respect pour l’Etat, ne devraient pas s’expérimenter dans nos hôtels de ville. Mais il est à craindre que dans la pratique, les anicroches s’érigent à l’heure de l’éviction de la racaille. Des conseils communaux sont dépourvus de titulaires du Bac et se laissent gérer par un collectif d’illettrés ou de demi-lettrés. Il n’est pas exclu que des communes se retrouvent face à une pénurie de candidatures. Les élections locales de 2008 s’annoncent comme celles de la promotion de l’élite et une rupture avec la grande ouverture de 2002 qui a permis le sacre de la racaille dans certaines communes. La révolution en cours ne vise qu’à améliorer les performances de la décentralisation pour un décollage économique de nos communes. Les portes de nos mairies pourraient donc être fermées aux illettrés. Si la proposition gouvernementale est adoptée, elle devrait inaugurer l’ère du changement dans l’administration locale.
Reste maintenant que sans le transfert effectif des ressources aux communes et municipalités, le développement sera toujours une pure vue de l’esprit, un vain mot, un vœu pieux. La principale innovation piochée par l’exécutif est relative au critère de diplôme. Le Brevet d’Etude du premier cycle (Bepc) s’invite dans les conditions d’éligibilité du conseiller et le baccalauréat s’offre comme le sésame du maire. En clair, le projet gouvernemental sanctionne le déficit intellectuel. Cette nouvelle disposition, si elle est adoptée, devrait inaugurer l’ère de la gestion des communes par l’élite.
Pendant plus de quatre ans, certains conseils communaux nous ont habitués à des spectacles affreux de débats insipides où l’incohérence côtoie le paralogisme et l’ignorance se frotte à la bassesse et à l’inculture. L’éternel concert des demi-lettrés a tout le temps fait salle comble. C’est une évidence illustrée par quelques gaucheries étalées dans certaines mairies que la fonction de maire et celle de conseiller exigent un minimum de niveau d’instruction. Le maire, chef du conseil communal est par conséquent le chef de l’administration communale. Le déficit intellectuel ne peut visiblement permettre d’assumer avec succès une telle responsabilité, même si des exceptions sont à signaler. Et puis, comment représenter valablement une commune quand on parle au mieux des cas, un français primitif et chaotique ? Le français est la langue officielle du Bénin et les illettrés, par respect pour l’Etat, ne devraient pas s’expérimenter dans nos hôtels de ville. Mais il est à craindre que dans la pratique, les anicroches s’érigent à l’heure de l’éviction de la racaille. Des conseils communaux sont dépourvus de titulaires du Bac et se laissent gérer par un collectif d’illettrés ou de demi-lettrés. Il n’est pas exclu que des communes se retrouvent face à une pénurie de candidatures. Les élections locales de 2008 s’annoncent comme celles de la promotion de l’élite et une rupture avec la grande ouverture de 2002 qui a permis le sacre de la racaille dans certaines communes. La révolution en cours ne vise qu’à améliorer les performances de la décentralisation pour un décollage économique de nos communes. Les portes de nos mairies pourraient donc être fermées aux illettrés. Si la proposition gouvernementale est adoptée, elle devrait inaugurer l’ère du changement dans l’administration locale.
Reste maintenant que sans le transfert effectif des ressources aux communes et municipalités, le développement sera toujours une pure vue de l’esprit, un vain mot, un vœu pieux.
BENIN : Mairie interdite pour illettrés ?
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