Lutte contre l’insécurité au Bénin : de nouvelles stratégies pour coincer les malfrats
13 septembre 2007
par Adrien TCHOMAKOU
Les malfrats ont le feu aux fesses. Ils sont recherchés par les forces de l’ordre qui circulent en tenue civile.
Les forces de l’ordre changent de stratégies pour réduire les braquages, vols à mains armées, cambriolages, l’usage de chanvre indien, la cocaïne et l’héroïne dans notre pays. Ils se mettent en tenue civile et prennent d’assaut les plus dangereux ghettos de certaines villes du Bénin pour raison d’enquêtes.
Le dispositif sécuritaire mis en place par les éléments des ministres chargés de la défense nationale, Kogui Issifou N’Douro, de l’intérieur et de la sécurité publique, Félix Hessou est désormais fonctionnel. Les malfrats sont recherchés de jour comme de nuit par les forces de l’ordre sur toute l’étendue du territoire national. Ils sont découragés dans l’exercice de leur sale besogne pour le bien-être des populations. En effet, plusieurs malfrats sont dans les mailles de la gendarmerie et de la police nationales depuis la mise en place du conseil national de sécurité exigé par le Chef d’Etat, le Dr Boni Yayi, un conseil qui permet aux forces de l’ordre de réussir aisément leur mission. Selon les informations recoupées, les directeurs généraux de la gendarmerie, le général Lègba Cocou Sèmagan et de la police, le contrôleur général de police Antoine Azonhoumè ont donné de fermes instructions aux agents de sécurité pour mettre hors d’état de nuire les hommes sans foi ni loi. A cet effet, les agents organisent des fouilles régulières et des perquisitions quotidiennes pour traquer les bandits. Ils sont en état d’alerte afin de garantir la paix et la quiétude aux populations. La gendarmerie nationale, l’armée de terre et la police nationale, ont déclenché une opération de sécurisation et d’assainissement des ghettos et autres quartiers infestés de racailles. Cette opération se déroule sur toute l’étendue du territoire national, en l’occurrence les grandes métropoles comme Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Bohicon, Abomey, Ouidah, Dassa, Savè, etc. De sources dignes de foi, cette traque permanente permettra de mieux sécuriser les quartiers populaires réputés en gangstérisme et de déloger les délinquants qui troublent la quiétude des populations. En témoigne, la saisie des cachets des institutions de la République, en l’occurrence ceux des douanes et droits indirects chez certains individus présentés hier au procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou.
Descentes inopinées des agents de sécurité dans les ghettos
Bon nombre de ghettos sont en voie d’assainissement. Une descente inopinée des forces de l’ordre dans certains quartiers dits « de non droits » tels que Dantokpa, Avakpa, Godomey, Akpakpa, Calavi et autres faubourgs de Cotonou et environs donne de l’insomnie aux malfrats et autres repris de justice. Les agents de sécurité arrêtent les accros de stupéfiants, afin qu’ils ne se droguent pour aller poser des actes crapuleux. Selon les informations recoupées, les éléments des brigades territoriales de gendarmerie de Zogbodomey et Bohicon sont déterminés à garantir la sécurité des populations. A cet effet, ils organisent des opérations « coup de poing » régulièrement dans ces communes et rassurent leur ministre de tutelle. De sources proches de la hiérarchie policière, la ville de Parakou est déjà quadrillée par les éléments du contrôleur général de police Antoine Azonhoumè.
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