| ||||
Les trois étapes de privatisation de la Sonapra ont révélé de graves anomalies, mettant en exergue les responsabilités de ceux qui ont eu à jouer les premiers rôles dans le processus. Par endroits, on note des violations de l’autorité de l’Etat, la violation des textes et la prise de décisions unilatérales pour assouvir des intérêts inavoués. Face à cette réalité décevante, les personnes qui ont été à l’origine de ces irrégularités doivent elles-mêmes tirer les conséquences de leurs actes et rendre leur tablier. Le processus de privatisation de la Sonapra révèle trois temps forts : la cession de l’outil industriel de la Sonapra, la prise du décret portant création de la Société de développement de coton et la tenue de l’assemblée générale de constitution de ladite société. En analysant chacune de ces étapes les anomalies précédemment dénoncées sautent davantage à l’oeil et permettent de situer les responsabilités. A en croire diverses sources, Dans le cas de la cession de l’outil industriel de la Sonapra, le gouvernement avait demandé au ministre en charge du processus d’annuler de la premiere option de procédure devant conduire à la cession. Mais cette recommandation a été foulée au pied .Le même gouvernement avait exigé de ce ministre de procéder à un appel d’offres international dans le cadre de la même cession. Mais dans les faits, on a eu droit à un appel à concurrence qui s’est soldé par l’étude d’un seul dossier par la commission technique de dénationalisation. Or selon les textes, il est disposé que ladite commission avait la latitude de ne retenir aucune des offres en cas d’irrégularité, si, bien entendu, une décision n’était pas encore intervenue sur le choix d’un soumissionnaire. Mais celle-ci, la commission, devant le déséquilibre flagrant révélé par l’appel d’offre et de l’absence de la concurrence dans le choix des dossiers, s’étant retrouvé en présence d’un seul dossier à examiner, n’a éprouvé le moindre gêne à statuer dans de telles circonstances. Il découle de ce qui précède deux conséquences graves : les préjudices financiers subis par l’Etat du fait que l’on a opté pour un simple appel à concurrence au lieu d’un appel d’offres international ; étant entendu que ce faisant l’Etat avait la possibilité de maximiser le coût des usines à céder. En outre, le fait du non respect des recommandations du gouvernement apparaît comme un acte de trahison celui-ci. Janvier Zocli 25 Octobre 2007 | ||||
Trop d’irrégularités dans le processus de privatisation de la Sonapra : Les protagonistes doivent démissionner
Publicité
/image%2F1217104%2F20191118%2Fob_f52d34_benoit-illassa-et-patrice-talon.jpg)