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  SERVICE MILITAIRE D’INTÉRÊT NATIONAL
Les jeunes se bousculent pour se faire enregistrer
 
     
 
L'armée : une école pour forger la conscience civique et patriotique des jeunes
Conformément au communiqué radiotélévisé du Chef d’état-major général des forces armées béninoises, le Général Mathieu Boni, les citoyens béninois ont répondu massivement à l’appel des jeunes pour le service militaire d’intérêt national au titre de l’année 2007.
 
     
 
Date de publication : 06-11-2007
Auteur(s) / source : Déogratias Rhétice
 
     
 

   Ils étaient très nombreux, ces jeunes dont les âges sont compris entre 18 et 35 ans à prendre d’assaut les communes et autres garnisons de la ville de Cotonou dans le but de s’inscrire pour le service militaire décrété par le gouvernement béninois. Visiblement très enthousiastes, c’est à coeur joie que certains jeunes, pour la plupart des étudiants en fin de cycle ou non ont choisi de servir par ce biais, leur pays. Jeunes, femmes comme hommes, en file indienne ont pris d’assaut très tôt dans la matinée d’hier, la cour des Arrondissements de Cotonou pour se faire enregistrer. Alors que douze heures n’avaient même pas encore sonné, les colonnes de certains registres affichaient déjà plus de deux cents noms. Pour les agents recenseurs, il s’agit d’une véritable déferlante. « Je crois qu’à l’allure où vont les choses, nous irons largement au-delà des attentes du Chef de l’Etat », affirme le sergent Jean Gounongbé, agent recenseur. Pour la plupart des jeunes en attente d’être enregistrés, c’est beaucoup plus par curiosité qu’ils ont accepté de se faire enrôler, du moins le temps de la seule année que durera cette formation. Pour Sylvie Zannou, c’est sur insistance de son père, un retraité des forces armées béninoises qu’elle s’est décidée à se faire inscrire. « Tu y apprendras le respect de soi, le respect de l’autre, le respect pour son pays et l’amour de la patrie. Tu y découvriras les vraies valeurs de la vie et la notion de l’honneur », rappelle Sylvie, qui reprenait ainsi les paroles de son père. Par contre, pour Elvys Hountondji, c’est après une analyse pointue du marché de l’emploi qu’il a choisi d’aller au camp; « j’ai appris que seuls seront privilégiés pour les prochains concours de recrutements à la fonction publique, ceux qui auront réellement fait leur service militaire » fait remarquer ce jeune qui vient de décrocher une licence sur le campus d’Abomey Calavi. Comme lui, beaucoup d’autres jeunes ont exprimé la même motivation. « C’est faute de mieux que je suis ici », estime son voisin immédiat, qui rappelle qu’ « après tout, c’est un an de perdu dans la vie active ». Une perte que se charge de qualifier de « bénéfique» Rafiou Mongadji qui pense que « servir son pays n’a pas de prix ».

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Tag(s) : #Politique Béninoise
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